LMC le grand nuage de Magellan et la Tarentule Le Grand Nuage de Magellan, (on l’appel aussi souvent LMC dans la littérature en référence à l’anglais Large Magellanic Cloud), est une galaxie naine de type SB(s)m appartenant au Groupe local et située dans les constellations de la Dorade et de la Table. Satellite de la Voie lactée, il s’agit d’une petite galaxie spirale magellanique, caractérisée par une grande barre et un seul bras spiral. Elle se trouve à une distance de 50 ± 3 kpc (∼163 000 a.l.). En 2019, cette distance est déterminée avec une précision de 1 % : 49,59 ± 0,54 kpc. C’est la troisième galaxie la plus proche de la Voie lactée, après les galaxies naines du Grand Chien et du Sagittaire. D’un diamètre de ∼14 000 a.l., c’est la quatrième plus massive du Groupe local après la galaxie d’Andromède (M31), la Voie lactée et la galaxie du Triangle (M33). Suite sur Wikipedia. Le LMC contient la nébuleuse de la Tarentule, (également connue sous le nom de 30 Doradus, ou NGC 2070 ou Caldwell 103) est une région HII dans le Grand Nuage de Magellan. Initialement, on pensait qu’il s’agissait d’une étoile (d’où la dénomination désuète de 30 Doradus dans la classification de Flamsteed), mais en 1751 Nicolas-Louis de Lacaille a pu identifier sa nature nébuleuse. Elle se situe à 160 000 années-lumière de la Terre. Le taux de formation d’étoiles y est plus élevé qu’en n’importe quelle région de notre Galaxie, ce qui a été à nouveau confirmé en 20226. La nébuleuse de la Tarentule est la plus grosse nébuleuse connue à ce jour. Le Grand Nuage de Magellan est visible à l’œil nu il est plus de 3 fois plus étendu que la galaxie d’Andromede avec un diamètre apparent de 10° 45′ x 9° 10′. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 02 janvier 2026 Groupe de nébuleuses au nord du LMC centré sur NGC 1776 Camera ASI533MC sur TS76EDPH. Filtre Antlia TriBand. Première session de 24 poses de 300″, Gain 105, T°: -10°C. Monture EQM35Pro, guidage: TS50+ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos MacBookPro M2. Prétraitement, étirement… Siril 1.4 avec script VeraLux HyperMetric Stretch. Etalonnage sur Photoshop. Le 27 novembre 2025 Nébuleuse de la Tarentule (NGC 2070) Camera ASI533MC sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. Filtre Antlia TriBand. 21 poses de 300″, Gain 105, T°: -10°C. Monture EQM35Pro, guidage: TS50+ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos MacBookPro M2. Prétraitement, étirement… Siril 1.4.0 rc2. Combinaison avec la session du 10 novembre 2024. Etalonnage sur Photoshop. Version HOO-RVB 11 novembre 2024: Grand Nuage de Magellan – Lieu de prise de vue: Observatoire des Makes – Caméra ASI533 MC sur objectif Samyang 135 à F:2, Filtre Antlia TriBand . Monture SW-EQM35. Pointage, guidage et capture sous Kstars/Ekos. 25 poses de 240″ + DOF. Pré-traitement, empilement, starless sur Siril, post production sur GraXpert, Photoshop, Topaz Denoise AI. Le 10 novembre 2024 – NGC 2070: nébuleuse de la Tarentule. Lieu de prise de vue: Observatoire des Makes – Composite de deux sessions, la première réalisée par Michel Lieca de l’AAR, sur un astrographe Askar 400 et ASI2600MC pro filtre Bi-bandes Optolong. 100 poses de 30″, T°:-10, Gain: 100 + DOF. Capture: ASI AIR. Monture: ASI AM3. La seconde par moi-même sur astrographe TS76EDPH à F/ 4.5 et ASI533 MC pro + filtre Optolong L-eXtreme. Pré-traitement, empilement, starless: Siril, post production: GraXpert, Photoshop et Topaz Denoise AI. Monture: EQM 35. Pointage, guidage et acquisition Kstars/Ekos. Janvier-février 2021 Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 – Monture StarAdventurer Mini, sans auto guidage – Combinaison de 467 photos pour un total d’environ 3h– lots à 800, 1600+ filtre CLS et 3200 iso + Filtre Optolong L-eXtreme – Empilement et traitement des lots sur SiriL, étalonnage sur Photoshop. Astrométrie Où l’on s’aperçoit qu’il y a du monde !!! La nébuleuse de la Tarentule est visible en haut à droite de la barre principale du grand Nuage de Magellan. Elle est cataloguée sous les numéros: NGC 2070, C103 ou l’amas 30 Dorade. Le Grand Nuage de Magellan et la Nébuleuse de la Tarentule À seulement 160 000 années-lumière de la Terre, le Grand Nuage de Magellan (LMC) est l’une des galaxies les plus proches de la Voie Lactée et un véritable laboratoire d’astrophysique. En son cœur se trouve 30 Doradus, plus connue sous le nom de nébuleuse de la Tarentule, la région de formation d’étoiles la plus active du Groupe Local. 1. Le Grand Nuage de Magellan : Une Galaxie Satellite Spectaculaire Caractéristiques Clés – Type : Galaxie naine irrégulière, satellite de la Voie Lactée. Taille : Environ 14 000 années-lumière de diamètre. Contenu : Des milliards d’étoiles, dont de nombreuses jeunes et massives. Des nébuleuses géantes (Tarentule, NGC 1929 et NGC 1963). Des restes de supernovae et des amas stellaires. La Nébuleuse de la Tarentule (30 Doradus) – La plus grande nurserie stellaire du Groupe Local. Diamètre : ~1 000 années-lumière. – Particularité : R136, un amas d’étoiles supergéantes (dont certaines dépassent 100 masses solaires). Gaz ionisé intense (Hα, OIII) et poussières interstellaires. 2. Conseils d’Astrophotographie pour le LMC et la Tarentule Matériel Recommandé – Télescope : – Petit réfracteur (60-80 mm) ou objectif photo grand-angle (24-85 mm) pour capturer l’ensemble du LMC. – Télescope de 150-300 mm pour des détails sur la Tarentule. – Caméra : – APSC ou plein format (Canon 6D, Sony A7 modifié) pour le champ large. – Caméra astronomique (ZWO ASI 2600MC) pour une meilleure sensibilité Hα. – Monture : – Monture équatoriale (Star Adventurer, HEQ5) pour des poses longues. Paramètres d’Acquisition – Temps de pose : – 30-120 secondes par image (selon la focale et la pollution lumineuse). – ISO : 800-1600 (pour éviter le bruit). – Nombre d’images : – Minimum 2-3 heures pour révéler les nébulosités. –
La constellation d’Orion et ses nébuleuses
La constellation d’Orion et ses nébuleuses La partie centrale de la constellation d’Orion est une zone très riche en nébuleuses et gaz interstellaire. La grande boucle rouge, la ceinture de Barnard, entoure les trois étoiles du baudrier d’Orion: Mintaka en haut, Alnilam au centre et Alnitak en bas, bordée par les nébuleuse de la Flamme (NGC2024). Juste à côté la célèbre Tête de Cheval (IC434) se détache sur un fond rouge écarlate. L’épée d’Orion est matérialisée par la grande nébuleuse M 42. Cette image est un composite de prises réalisées au Canon 80D avec un objectif Samyang 135 à F:2 et un Yongnuo 50 à F:1.8. Les lots ont été traités sur Siril puis étalonnés et montés sur Photoshop. La monture est une EQM35Pro pour les prise au 135 et une Star Adventurer mini pour les prises au 50 mm Les lots du 18 janvier 2021 au 135 sont de 94 poses de 20″ à 200 iso, 20 x 30″ à 800, 20 x 15″ à 1600 iso, plus darks, flats et Offsets. Les lots au 50 sont de janvier 2019. Version retraitée avec Siril 1.4 et les scripts VeraLux en décembre 2025. Voir aussi les articles sur les nébuleuses de la Tête de Sorcière et de la Tête de Cheval Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) La version au Samyang 135 sur Canon 80D (sans filtres) À droite la grande nébuleuse d’Orion (M 42) en bas à gauche la nébuleuse de la Tête de Cheval (IC 434) et la nébuleuse de la Flamme (NGC 2024) M 42 la grande nébuleuse d’Orion le 06 décembre 2023 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 43 poses de 60″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, Topaz DeNoise AI. Retraitement le 26/12/2025 avec l’utilisation des scripts Py: VeraLux. Version RVB Le 14/11/2021 Combinaison de 280 poses de 20″ à 3200 iso avec Canon 80D + filtre L-eXtreme, sur astrographe TS76EDPH. Monture EQM 35pro sans autoguidage. Views: 37
Nébuleuse de la Tête de Sorcière (IC 2118)
Nébuleuse de la Tête de Sorcière À la lumière des étoiles, ce sinistre visage brille dans l’obscurité, un profil tordu évoquant son nom populaire, la nébuleuse de la Tête de Sorcière. En fait, cet envoûtant portrait donne l’impression que la sorcière a fixé son regard sur la brillante étoile supergéante Rigel d’Orion. Connue dans les catalogues sous le nom de IC 2118 ou NGC 1909, la nébuleuse de la Tête de Sorcière s’étend sur environ 50 années-lumière et est composée de grains de poussière interstellaire qui reflètent la lumière de l’étoile Rigel. La couleur bleue de la nébuleuse de la Tête de Sorcière et de la poussière entourant Rigel est causée non seulement par l’intense lumière bleue de l’étoile Rigel, mais aussi parce que les grains de poussière diffusent la lumière bleue plus efficacement que la rouge. C’est le même processus physique qui fait apparaître le ciel de jour de la Terre en bleu, bien que les diffuseurs de l’atmosphère terrestre soient des molécules d’azote et d’oxygène. Rigel, la nébuleuse de la Tête de Sorcière, ainsi que le gaz et la poussière qui les entourent se trouvent à environ 800 années-lumière. Source APOD NASA Lieu de prise de vue: La Rivière (La Réunion) Bortle 4 Le 20 décembre 2025 – NGC 1909 TS76EDPH et camera ASI533MC + filtre Antlia TriBand. Guidage avec TS50 + ASI224MC, monture EQM35Pro. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. 22 poses de 300″ + Darks. Prétraitement sur Siril 1.4, scripts Py: GraXpert, VeraLux_HyperMetric_Stretch, SCUNet_Denoise, HDR_multiscale. Etalonnage sur photoshop. Le 7 janvier 2024, IC 2118 la Tête de Sorcière. Samyang 135 à F:2 et ASI533MC + filtre Antlia TriBand sur EQM35 Pro. 21 poses de 180″, gain 105, T°: -10 Offset: 30. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. ASI224MC sur Tamron 70-300 à 300mm. 20DOF – Prétraitement, Extraction des canaux et Empilement + Starnet sur Siril,. Combinaison des couches et finalisation sur Photoshop, StarXterminator et Topaz Denoise AI. Version SHO-RVB Voir aussi l’article sur la comète C/2025 R3 PANSTARRS qui est passée près de la Tête de Sorcière Views: 31
Nébuleuse de la Tête de Dauphin (Sh2-308)
Nébuleuse de la Tête de Dauphin (Sh2-308) Sh2-308 : La Nébuleuse de la Tête de Dauphin, un souffle stellaire géant Localisation : À environ 5 200 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Grand Chien (Canis Major), Sh2-308 est une bulle cosmique sculptée par les vents violents d’une étoile massive en fin de vie. Origine et formation : – Étoile responsable : Une étoile Wolf-Rayet (WR 6, HD 50896), type rare et extrêmement chaud (plus de 100 000°C en surface), expulsant son enveloppe gazeuse à des vitesses dépassant 2 000 km/s. – Mécanisme : Les vents stellaires intenses ont balayé le milieu interstellaire environnant, créant une coquille de gaz ionisé en expansion depuis près de 70 000 ans. – Taille : Environ 60 années-lumière de diamètre, soit une structure bien plus vaste que le système solaire. Apparence et surnom : – “Tête de Dauphin” : En lumière filtrée (notamment en hydrogène alpha), la nébuleuse révèle une forme évocatrice, avec des contours arrondis et des filaments gazeux rappelant le profil d’un cétacé cosmique. – Couleurs dominantes : Bleutées en imagerie astronomique (dominées par l’émission de l’oxygène ionisé), contrastant avec les régions plus denses de gaz rougeoyant. Observation et découverte : – Cataloguée dans les années 1950 par l’astronome Stewart Sharpless (d’où sa désignation Sh2-308). – Mieux visible en photographie longue pose que visuellement, en raison de sa faible luminosité de surface. – Cible privilégiée des télescopes professionnels comme le VLT ou Hubble, révélant des détails fins de sa structure soufflée. Enjeux scientifiques : – Laboratoire pour étudier l’impact des étoiles Wolf-Rayet sur leur environnement. – Préfiguration du destin du système solaire : Dans quelques milliards d’années, le Soleil générera une nébuleuse planétaire de moindre envergure. – Dynamique des bulles interstellaires : Les astronomes analysent son taux d’expansion et sa composition chimique (enrichie en hélium et azote). Anecdote : L’étoile WR 6, cachée près du centre de la nébuleuse, est 500 000 fois plus lumineuse que le Soleil mais invisible à l’œil nu depuis la Terre en raison de son éloignement et de l’absorption par les poussières galactiques. En résumé : Sh2-308 est bien plus qu’une curiosité céleste – c’est un monument éphémère érigé par les forces titanesques d’une étoile mourante, et une fenêtre sur le futur violent des systèmes stellaires massifs. (Sources : NASA/ESA, bases de données SIMBAD, articles scientifiques sur les étoiles Wolf-Rayet.) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 14 décembre 2025 – Sh2-308 combinaisons de 3 sessions pour un total de 4h40′ d’acquisition. Avec une TS76EDPH et un objectif Canon 100-400 à 400mm de focale et une camera ASI533MC + filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Poses unitaires de 300″, T°:-10°C. Guidage: TS50 + ASI224MC. Monture EQM35Pro. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop. Version HOO-RVB. 22 décembre 2024, la Tête de Dauphin dans son environnement.Samyang 135 + ASI533MC + filtre Antlia TriBand. 26 poses de 300″, gain: 105, T°: -10°C + DOF. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop, ON1, Topaz DenoiseAI. Version HO (luminance)-RVB (couleurs) Le 12 décembre 2023 – Sh2-308 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 45 poses de 300″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, StarXTerminator, Topaz DeNoise AI. Version SHO-RVB Cumul de 6 sessions entre le 27/12/2021 et 17/01/2023, totalisant 12h15 minutes de poses unitaires de 2, 3 et 5 minutes avec un astrographe TS76EDPH à F:4.5 et un Canon 80D (non défiltré) avec et sans filtre Optolong L-eXtreme. Monture Skywatcher EQM35 Pro, Guidage: objectif Tamron à 300mm et camera ZWO224 MC Empilement, prétraitement: Siril 1.0.6, Traitement et étalonnage: Starnet++, StarExterminator, Photoshop. Localisation Localisation sur Stellarium en ligne: https://stellarium-web.org/skysource/EZCMa?fov=8.1593&date=2023-01-23T16:05:18Z&lat=-21.10&lng=55.60&elev=0 Voir aussi sur Astrobin: https://www.astrobin.com/pah3g2/ Views: 23
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240)
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240) Sh2-240 : la “nébuleuse du Spaghetti”, un rémanent de supernova spectaculaire Dans le ciel d’hiver, à cheval sur les constellations du Taureau et du Cocher, se dissimule un objet céleste d’énorme dimensions et aux formes intrigantes : Sh2-240, surnommée la nébuleuse du Spaghetti. Cette structure cosmique étendue est en réalité le rémanent d’une supernova (SNR G180.0-01.7) vieux de plusieurs milliers d’années. Découverte par l’astronome américain Stewart Sharpless dans les années 1950, cette nébuleuse couvre une surface apparente étonnante de près de 3 degrés dans le ciel, soit l’équivalent de six pleines lunes côte à côte ! En réalité, située à environ 3 000 années-lumière de la Terre, sa taille réelle avoisine les 150 années-lumière, ce qui en fait l’un des plus grands rémanents de supernova connus dans notre Galaxie. Une origine violente! Sh2-240 est née de l’explosion cataclysmique d’une étoile massive arrivée en fin de vie. L’onde de choc issue de cette supernova a balayé le milieu interstellaire environnant, chauffant et ionisant le gaz, créant ces filaments luminescents qui lui valent son surnom évocateur. Les observations en différentes longueurs d’onde révèlent des structures complexes où se mêlent des zones d’émission rouge (hydrogène ionisé) et des filaments bleutés (rayonnement synchrotron émis par des électrons accélérés). Un objet pour astronomes avertis Malgré sa taille, la nébuleuse du Spaghetti n’est pas un objet facile à observer. Sa faible luminosité de surface la rend invisible en visuel dans les instruments d’astronomie amateur classiques. Ce sont les astrophotographes expérimentés, équipés de filtres spécifiques (comme le H-alpha, le OIII et le SII) et de longs temps de pose, qui parviennent à capturer ses structures filamenteuses délicates. Les télescopes professionnels, comme le télescope spatial Hubble ou les radiotélescopes, permettent d’étudier en détail sa composition et sa dynamique. Une fenêtre sur la vie des étoiles L’étude de Sh2-240 offre aux astrophysiciens une fenêtre unique sur le cycle de la matière stellaire. Ces rémanents enrichissent le milieu interstellaire en éléments lourds (oxygène, fer, silicium…) forgés dans l’étoile progénitrice et lors de l’explosion, contribuant à la formation des futures générations d’étoiles et de planètes. La nébuleuse du Spaghetti nous rappelle ainsi que la mort violente d’une étoile peut donner naissance à certaines des structures les plus éthérées et fascinantes du cosmos, un spectacle silencieux qui se déploie à l’échelle de siècles et de distances vertigineuses. Pour observer Sh2-240 : coordonnées approximatives – Ascension droite : 5h 39m / Déclinaison : +27° 59′ (époque J2000). Meilleure période d’observation : novembre à février. Traitement 1 zoom Traitement avec le script python de Siril 1.4 “VeraLux_Hypermetric_Stretch” zoom Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire cette magnifique nébuleuse mais étant dans l’hémisphère sud elle reste très basse sur l’horizon. Heureusement mon amis Thierry Boufflet m’a généreusement prêté ses fichiers d’acquisition fait depuis son observatoire personnel dans le sud de la France et je lui en suis infiniment reconnaissant! Matériel utilisé: Lunette Takahashi FS-60CP, Caméra RisingCam ATR37100KMA (mono), Monture Sky-Watcher Wave 150i Strainwave Mount, Filtres: Antlia 3.5nm Narrowband H-alpha 36 mm, Antlia 3.5nm Narrowband Oxygen III 36 mm, ZWO Blue 36 mm, ZWO Green 36 mm, ZWO Red 36 mm. Intégration: R 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% G 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% B 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% Hα 114×600″ 19h 14 nov. 🌛28% OIII 114×600″ 19h 15 nov. 🌛19% Totaux 40h 14-16 nov. 🌛17% Traitement: Voici mon flux de travail: -1 Traitement de chaque fichier monochrome dans Siril avec GraXpert: retrait de gradient et denoise -2 Chargement des fichiers en séquence, photométrie, alignement et recadrage. Renommage des fichiers selon leur noms d’origine. -3 Soustraction du continuum: Ha – rouge, gain à 3 et OIII – vert, gain à 4 -4 Composition RVB avec pour le canal rouge le fichier Ha résultant de la soustraction du continuum et pour les autres canaux le fichier OIII précédemment calculé. -5 Photométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie -6 Etirement de l’histogramme via le script python: VeraLux_HyperMetric_Stretch. -7 Starless -8 Réduction d’étoiles sur le Starmask via le script DSA-Star_Reduction -9 Enregistrement du Starless et du Starmask au format .tif (16bits) -10 Montage des couches sur Photoshop, retrait du bruit résiduel et accentuation sur Topaz DenoiseAI -11 Finalisation des couleurs avec le module Camera Raw et de calques de réglage: Teinte/Saturation et du contraste avec le script de luminance de Harry Collis associé aux calques de réglage: Courbe. -12 Enregistrement pour le Web en .jpg pour publication et en .psd pour archivage. Views: 32
L’amas de galaxies de la Dorade
L’amas de galaxies de la Dorade L’amas de la Dorade est un amas de galaxies riche situé dans le superamas du Vierge. En tant que l’un des amas les plus proches (environ 62 millions d’années-lumière), il constitue un laboratoire unique pour étudier la formation et l’évolution des amas, le comportement du milieu intra-amas et les interactions galaxies-milieu. En 1993, A.M. Garcia identifia deux groupes distincts parmi les galaxies retenues par les autres études. Selon Garcia, 7 galaxies font partie du groupe de NGC 1566 (NGC 1536, NGC 1566, NGC 1581, NGC 1596, NGC 1602, IC 2058 et ESO 157-30) et 5 autres galaxies font partie du groupe de NGC 1533 (NGC 1543, NGC 1546, NGC 1549, NGC 1553 et NGC 1574). La distance des galaxies du groupe de NGC 1566 est de 21,5 Mpc et celle du groupe de NGC 1553 est de 16,1 Mpc[6]. Finalement, dans une étude réalisée en 2005 par Kilborn et al.[7], on retrouve une liste de 24 galaxies appartenant au groupe de NGC 1566. Toutes les galaxies des deux groupes identifiés par Garcia apparaissent dans la liste de Kilborn et al. Les amas de galaxies sont les plus grandes structures liées par la gravité dans l’univers. L’amas de la Dorade est un objet d’étude privilégié en raison de sa proximité, qui permet une observation détaillée de ses composants. 1. Masse et Dynamique : L’amas a une masse totale estimée à ∼ 10¹⁴ masses solaires. Contrairement à des amas plus évolués et relaxés comme Coma, la Dorade présente une dynamique complexe, avec des sous-structures indiquant qu’il est peut-être en train de fusionner avec le groupe voisin de NGC 1316 (Fornax A), suggérant un amas encore en formation. 2. Milieu Intra-amas (ICM) : L’ICM de la Dorade est un gaz diffus à plusieurs millions de degrés Kelvin, émetteur de rayons X. Les observations en X révèlent une morphologie asymétrique et une température variable, corroborant l’hypothèse d’une dynamique active et de fusions en cours. 3. Population Galactique : L’amas abrite une population diverse de galaxies, allant des elliptiques géantes aux galaxies naines. La répartition des types morphologiques suit le gradient de densité observé dans d’autres amas (séquence de Hubble), avec les galaxies elliptiques dominantes au centre et les spirales plus nombreuses en périphérie. Voir aussi sur Wikipedia zoom Liste des galaxies présentes dans le champ. Lieu de prises de vues: La Rivière Saint-Louis (île de la Réunion) Bortle 4 Le 18 novembre 2018 99 poses de 60″ avec ASI533MC sur Samyang 135 à F:2 et filtre IrCut, gain:105, T°:-10°C. Monture EQM 35pro. Guidage: ASI224 sur TS50. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. Prétraitement, étirement, empilement sur Siril 1.4.0 rc1 avec scripts Py, finalisation sur Photoshop. Views: 9
Nébuleuse Helix (NGC 7293)
NGC 7293 ou nébuleuse de l’Hélice est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Verseau, à proximité du Poisson austral. Sa forte ressemblance avec un œil humain lui a valu le surnom de « l’œil de Dieu ». NGC 7293 est découverte par Karl Ludwig Harding en 1824. Située à environ 650 années lumière de la Terre, elle est l’une des nébuleuses planétaires les plus proches. Elle se présente comme deux anneaux entrelacés. [Source: Wikipedia] Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) NGC 7293 le 01 septembre 2024 ASI533MC Pro sur Astrographe TS76EDPH à F:4.5, filtre Optolong L-eXtreme, gain 105, T:-10°c.Monture: EQM 35 Pro. Guidage par Tamron@300mm et ASI224MC. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. 60 poses de 240″ sans DOF ajoutées à la session du 6/11/23. Empilement et traitement: Siril (avec Drizzle). Etalonnage: photoshop. Version HO-RVB – 8h45′ de poses au total. NGC7293le 06 novembre 2023 ASI533MC Pro sur Astrographe TS76EDPH à F:4,5, filtre Antlia Tri-BandMonture: EQM 35 Pro. Guidage par Tamron@300mm et ASI224MC, PHD2.Acquisition: AstroImager24 poses de 120′′ à gain: 200, -10°C. 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats. Empilement et traitement sur Siril (avec Drizzle) séparation des canaux Ha et OIII, étalonnage sur Photoshop, Topaz DeNoiseAI. combinaison RVB-HOO, ajout aux sessions précédente. NGC 7293 le 24 août 2022 Ajout de 41 poses de 180′′ à 1600 iso pour un total de 4h30 à la session du 24/09/2021 + 30 Darks, 30 Offsets et 30 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop et Topaz Denoise Agrandissement x2 avec Topaze Giga Pixel, recadrage et réduction d’étoiles sur Photoshop Nébuleuse Helix (l’œil de Sauron !) le 24 septembre 2021 – Lune à 18,3j–74° Canon 80D + TS76EDPH à F:4.5 + Filtre CLS Astrnomik – 118 poses de 60′′ à 3200 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats Empilement et traitement sur SiriL (Drizzle), étalonnage sur Darktable et Photoshop Views: 23
NGC 1360 nébuleuse de l’œuf de Robin et les galaxies NGC 1398 et 1367
NGC 1360 nébuleuse de l’œuf de Robin et les galaxies NGC 1398 et 1367 NGC 1360 est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Fourneau. Elle a été découverte par l’astronome américain Lewis Swift en 1859. Les mesures des nébuleuses planétaires comme NGC 1360 sont assez imprécises. La base de données Simbad indique une distance d’environ 385 pc (∼1260al). Cette distance est basée les relevés du satellite Gaia de 2020. Sa taille est estimée à 1,72 (± 0,3) al. Sa vitesse est également estimée à 108 km/s. NGC 1360 est une vaste nébuleuse planétaire dont la coquille n’est pas évidente. Les images prises en lumière H alpha et l’étude des spectres de NGC 1360 montrent que le modèle qui représente le mieux la nébuleuse est une coquille ellipsoïde dont l’axe principal a une longueur double de l’axe secondaire. L’axe principal est penché à 60° par rapport à notre ligne de vision. L’âge de la coquille est d’environ 10 000 ans et sa faible densité, inférieure à 130 atomes d’hydrogène par centimètre cube, impliquent que NGC 1360 a commencé à se fondre dans le milieu interstellaire. Sur l’image de l’ESO on observe une région de faible émission ionisée près de l’extrémité nord-est de l’axe principal. Cette région se déplace plus rapidement et est moins âgée que la coquille de la nébuleuse. Voir aussi sur le site Astro Maroc ainsi que l’image magnifique de Wolfgang Promper sur AstroBin Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 30 novembre 2024 – Grand champ sur la nébuleuse planétaire NGC 1360 (en bas), la galaxie NGC 1398 (en haut à gauche) et NGC 1367 (à droite). Astrographe TS76EDPH et camera ASI533MC avec filtre Ir cut. 100 poses de 300″, 25 DOF, gain: 105, T°= -10 °C. Monture: EQM35 pro, Guidage: TS50 F:4 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation des couches, drizzle, étirement sur Siril. Retrait de gradient: GraXpert, étalonnage et montage des couches sur Photoshop, Starless sur StarXTerminator, Topaz Photo AI, actions de Harry Collis . Version HO-RVB Recadrage et upscale de NGC 1360 sur Topaz Photo AI Les autres objets du champ sont des galaxies se situant bien au-delà de la nébuleuse planétaire. NGC 1398 possède non seulement un anneau d’étoiles nacrées, de gaz et de poussières autour de son centre, mais aussi une barre d’étoiles et de gaz en travers de son centre, ainsi que, plus loin, des bras spiraux qui ressemblent à des rubans. L’image présentée ici montre la grande galaxie spirale en détails. NGC 1398 se trouve à environ 65 millions d’années-lumière, ce qui signifie que la lumière que nous voyons aujourd’hui a quitté cette galaxie à l’époque où les dinosaures disparaissaient de la Terre. Cette galaxie photogénique est visible avec un petit télescope dans la constellation du Fourneau (Fornax). L’anneau près du centre est probablement une onde de densité de formation d’étoiles, causée soit par une rencontre gravitationnelle avec une autre galaxie, soit par les asymétries gravitationnelles propres à la galaxie. (source) L’autre galaxie majeure de ce champ est NGC 1367 une spirale intermédiaire distante de 64,6 million d’al. Avec une faible brillance de surface (14,05 mag/am2) elle ne se détache que faiblement du fond du ciel et nécessite plusieurs heures de pose pour révéler des détails à sa surface. (wikipedia) NGC 1398 NGC 1367 Autres objets du champ: LEDA 13427: mag: 15.35 (en haut à droite). Puis au centre: ESO 482-12: magnitude: 15.95 et juste en dessous: 2014MNRAS.443.1231C de mag: 16.24. Légèrement à droite: ESO 482-11 de mag: 15.15. En bas à gauche: ESO 482-6 de mag: 15.81. Voir les détails sur le site portail CDS NGC 1360, la Nébuleuse de l’Œuf de Robin : Un Défi Technique pour l’Astrophotographie La nébuleuse planétaire NGC 1360, située dans la constellation du Fourneau (Fornax), est un objet fascinant pour les astrophotographes. Avec une magnitude apparente de 9,4 et une taille angulaire d’environ 6,5 minutes d’arc, elle offre un défi technique intéressant, entre faible luminosité de surface et structure complexe. Caractéristiques Techniques pour la Capture Filtrage et Composition Spectrale Contrairement à des nébuleuses plus brillantes comme M57 ou NGC 7293, NGC 1360 présente une émission dominante en OIII (oxygène doublement ionisé) et Hα (hydrogène ionisé), mais avec une répartition inégale. 1. Filtres recommandés : – Filtres étroits (narrowband) : Ha (7 nm) et OIII (5 nm) pour isoler les structures gazeuses. – Filtre CLS, Bi ou Tri bandes: En RGB, pour réduire la pollution lumineuse tout en gardant une bonne transmission du signal. 2. Temps d’Exposition et Empilement – Pose unitaire : Entre 300 et 600 secondes selon la magnitude du ciel (Bortle 4 ou moins idéal). – Nombre de poses : Minimum 3 heures en Ha/OIII pour révéler les extensions ténues. 3. Capteurs recommandés : – Monochrome (meilleur rapport signal/bruit, flexibilité en post-traitement). – OSC (One Shot Color) possible, mais nécessite un temps d’intégration plus long. 4. Optique et Mise au Point – Télescopes : – 80-150 mm de diamètre (réfracteur apochromatique ou Newton astrograph) pour un bon compromis résolution/luminosité. – Focale : Entre 400 et 800 mm (éviter les trop longs rapports f/ pour ne pas étouffer le signal). – Autoguidage : Essentiel pour des poses longues, avec une précision < 0,5″ RMS. Post-Traitement : Extraire les Détails 1. Prétraitement (Calibration) – Darks, Flats, Bias indispensables pour réduire le bruit thermique et les vignettes. – Cosmetic Correction pour éliminer les pixels chauds/froids. 2. Combinaison des Canaux – Méthode SHO (Hubble Palette) – Ha = Rouge, OIII = Bleu, mélange OIII+Ha = Vert (pour les versions monochromes). – LRGB possible, mais moins contrastée. – Deconvolution pour affiner les détails du noyau. 3. Amélioration des Structures Faibles – Masked Stretch (au lieu de HistogramStretch classique) pour éviter de saturer le centre. – HDRMultiscaleTransform pour
RCW 114 “le Cœur du Dragon”
RCW 114: le cœur du Dragon RCW 114 : Le Cœur du Dragon, un rémanent de supernova énigmatique Classification : Rémanent de supernova (SNR) à l’état de “coquille”. Localisation : À cheval sur les constellations de l’Ara (l’Autel) et du Scorpion. Distance estimée : ~ 650 années-lumière (révision récente, en faisant l’un des SNR les plus proches de la Terre). Diamètre : Environ 100 années-lumière. Origine et Découverte RCW 114 est le vestige d’une explosion cataclysmique : une supernova. Cet événement stellaire a dû être observable depuis la Terre il y a plusieurs milliers d’années, bien qu’aucune trace historique n’ait été formellement identifiée. Il a été catalogué pour la première fois dans les années 1960 dans le cadre du *Rodgers, Campbell & Whiteoak survey* (d’où son préfixe RCW), qui cartographiait les régions Hα du ciel austral. Une Structure Complexe en Filaments Ce qui caractérise immédiatement RCW 114 sur les images astronomiques, comme celles du satellite *Galaxy Evolution Explorer* (GALEX), est sa morphologie. Il ne présente pas une coquille lisse et uniforme, mais une structure filamentaire complexe et étendue, semblable à un entrelacs de voiles célestes. Ces filaments sont le résultat de l’onde de choc de la supernova rencontrant le milieu interstellaire environnant. Le gaz, comprimé et chauffé à des millions de degrés, rayonne intensément, particulièrement dans le domaine des rayons X (observé par des instruments comme XMM-Newton). Le “Cœur du Dragon” et Son Pulsar La désignation poétique “Cœur du Dragon” provient de la forme que certains astronomes discernent dans la structure globale des filaments, évoquant un cœur de dragon mythique. Plus scientifiquement, en son centre se cache le reste de l’étoile qui a explosé : un pulsar, nommé PSR J1913-1011 ou B1727-47. Il s’agit d’une étoile à neutrons hyper-dense en rotation rapide (elle tourne sur elle-même environ 6 fois par seconde), émettant un faisceau de radiations qui balaie l’espace comme un phare cosmique. La découverte de ce pulsar a été cruciale pour confirmer la nature de RCW 114 en tant que rémanent de supernova issue de l’effondrement du cœur d’une étoile massive (Supernova de type II ou Ib/c). Une Proximité Surprenante! Des mesures récentes basées sur les données du satellite *Gaia* ont considérablement révisé la distance de RCW 114, la plaçant à seulement environ 650 années-lumière de notre système solaire. Cette proximité en fait l’un des rémanents de supernova les plus proches de nous, à une distance similaire à la célèbre nébuleuse de Vela. Cette revision a des implications majeures : 1. Taille réelle : Son diamètre apparent dans le ciel implique désormais une taille physique réelle immense, d’environ 100 années-lumière. 2. Impact local : Elle suggère que l’onde de choc de cette supernova a potentiellement influencé une grande bulle locale de gaz et de poussière dans notre voisinage galactique, contribuant peut-être même à la formation d’étoiles à proximité en comprimant des nuages moléculaires. En résumé, RCW 114 n’est pas seulement une relique spectaculaire d’une mort stellaire violente ; c’est un laboratoire proche pour étudier la physique des ondes de chocs, l’évolution des rémanents de supernova et leur impact sur le milieu interstellaire qui les entoure. Sa récente reclassification en tant que voisin cosmique proche en fait un objet d’étude privilégié pour comprendre le cycle de vie et de mort des étoiles dans notre Galaxie. zoom Août 2025 RCW 114 – Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Objectif Samyang 135 @ F:2 sur caméra ASI533MC. Refroidissement: -10°C, gain 105, offset: 30. 5 sessions: 31 x 360″ et 43 x 360″ avec filtre Antlia TriBand. 43 x 360″ et 42 x 360 + 23 x 600″ avec filtre Optolong L-eXtrem. 179 images retenues pour un total de 19h14 de pose. – Guidage: TS50 + ASI224MC – Monture: EQM35. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement avec DOF, séparation des couches, étirement + scripts Py (GraXpert, Continuum substraction, DBXtract) sur Siril 1.4 beta3, étalonnage sur Photoshop avec actions de Harry Collis. Views: 15
Les Dragons de l’Autel (NGC 6188)
Les Dragons de l’Autel (NGC 6188) À environ 4000 années-lumière de nous, en regard de la constellation de l’Autel (hémisphère austral), on peut observer d’immenses formes sombres (les Dragons, référencés sous les numéros NGC6188 et 6193) dont les contours sont brillamment éclairés : il s’agit d’une nébuleuse par émission qui se situe aux confins d’un volumineux nuage moléculaire obscur. Ce sont de nouvelles étoiles (groupe Ara OB1), nées il y a tout juste quelques millions d’années, qui donnent à cet ensemble ses contours irréguliers. Ces étoiles sculptent le nuage par leurs puissants vents stellaires sur fond d’intense rayonnement ultraviolet. Des vagues précédentes d’étoiles massives ayant explosé en supernovas ont généré, en comprimant le gaz, la formation de cette nouvelle génération d’étoiles de taille plus modeste. Le nouvel ensemble stellaire est dominé par deux étoiles dites sous-naines de type O (HD 150135 and HD 150136). Il s’agit d’étoiles chaudes, de faible masse et beaucoup moins lumineuses que les étoiles bleues de la séquence principale normale mais dont la luminosité est néanmoins 10 à 100 fois supérieure à celle du Soleil. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 01 août 2025 Ajout d’une tuile à la version précédente centrée sur NGC 6164. 21 poses de 360″. pré traitement sur Siril 1.4b3, assemblage et étalonnage sur photoshop. Zoom Le 24 juillet 2025 ASI533MC + filtre L-eXtreme sur TS76EDPH à F:4,5. 54 poses de 360″ + Darks. Monture EQM35Pro, guidage: TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos – MacBook Pro M2. Séparation des couches, starless, étirement… sur Siril 1.4b3. Etalonnage sur photoshop. Version HO-RVB Le 14 juin 2024 Combinaison et retraitement des sessions précédentes pour un total de 9h58 de poses. Version HO-RVB sur Siril, Topaz DenoiseAI, GraXpert et Photoshop. Canon 1000D défiltré partiel + filtre L-eXtreme et Canon 80D stock + filtre CLS sur TS76EDPH. NGC 6188, 6193 le 08 août 2022 Canon 1000D astrodon + filtre Optolong L-eXtreme sur TS76EDPH à F:4.5 Ajout de 68 poses de 180′′ pour un total de ~6 heures à 800 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats. Guidage TS-50 + ASI224MC – PHD2 Empilement et traitement sur SiriL + Starnett V2 + Topaz Denoise AI, étalonnage sur Photoshop (mix HHO-RVB) NGC 6188, 6193 le 09 juillet 2022 Canon 1000D astrodon + filtre Optolong L-eXtreme sur TS76EDPH à F:4.5 55 poses de 180′′ à 800 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats. Guidage TS-50 + ASI224MC – PHD2 Empilement et traitement sur SiriL + Starnett V2, étalonnage sur Photoshop Voir la position sur Stellarium en ligne: https://stellarium-web.org/skysource/RimNebula?fov=45.043&date=2022-07-09T14:50:14Z&lat=-21.26&lng=55.44&elev=0 Views: 35
La nébuleuse de la Chauve-souris: LDN 43
Titre La nébuleuse de la Chauve-souris, désignée sous le catalogue LDN 43 pour Lynds Dark Nebula 43, est une nébuleuse obscure située dans la constellation d’Ophiuchus, à environ 1400 années-lumière de la Terre. Ce terme désigne des régions de poussière et de gaz dans l’espace qui bloquent la lumière des étoiles situées derrière elles. La nébuleuse de la Chauve-souris est particulièrement connue pour sa forme distinctive qui rappelle celle de ce mammifère ou du super héros Batman! Caractéristiques – Classification: Nébuleuse obscure – Coordonnées: RA 16h 34m 30.42s / Dec -15° 47’ 12.1” – Dimensions: Environ 50′ x 15′ minutes d’arc. – Magnitudes: Pas d’étoiles intrinsèquement brillantes; la nébuleuse est un bon exemple d’un nuage de poussière qui ne s’illumine pas par lui-même, sauf au centre où se trouve LBN 7 une nébuleuse par réflexion brillante. À l’intérieur de la zone de nébuleuse sombre se trouvent également deux nébuleuses cométaires GN 16.31.3 et GN 16.31.7). La nébuleuse de la Chauve-souris est appréciée des astronomes amateurs et professionnels pour son apparence esthétique, elle se révèle dans des images en poses longues montrant sa silhouette sur le fond d’étoiles et nébulosités plus brillantes. La structure de cette nébuleuse est composée de particules de poussière et de gaz qui forment des filaments sombres, créant une image étonnante qui ressemble à une chauve-souris en vol. LDN 43 fait partie d’un complexe de nébuleuses sombres plus large dans la région, souvent étudié pour comprendre les processus de formation stellaire. Les nébuleuses sombres comme LDN 43 jouent un rôle crucial dans le cycle de vie des étoiles, car elles sont des sites de formation potentielle pour de nouvelles étoiles. Elle représente un objet d’intérêt pour les astronomes et les astrophotographes, tandis que son étude continue d’éclairer notre compréhension des mécanismes de la formation stellaire et de l’évolution des nébuleuses dans l’univers. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom juin 2025 Voici un champ large montrant LDN 43 dans son environnement de nébuleuses par réflexion et sombres. ASI533 MC + filtre Antlia Tri-Band sur Samyang 135 à F:2. Monture: EQM35Pro. 39 poses de 300″ + DOF. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement sur Siril 1.2, Séparation des couches, starless, étirement… sur Siril 1.4b2. Etalonnage sur photoshop. Zoom Une autre version de LDN 43 avec un traitement différent de la couche Ha, avec soustraction du continuum (script py dans Siril 1.4b2) et mixée avec les couches RVB dans photoshop. Views: 22
IC4592 la nébuleuse de la tête de cheval bleu et le complexe Rhô Ophiuchi / Antares
Sergio Astro Ciel profond Amas Galaxies Nébuleuses Voie Lactée Constellations Système solaire Infos Ciel profond Amas Galaxies Nébuleuses Voie Lactée Constellations Système solaire Infos IC4592 la nébuleuse de la tête de cheval bleu et le complexe Rhô Ophiuchi / Antares 15 avril 2023 Reprise des différentes sessions sur IC4592 (la Tête de Cheval Bleu), IC4604 (Rho Ophiuchi) et IC4606 (Antares) et montage en mosaïque dans Photoshop. IC4592 et Rhô Ophiuchi le 26 juin 2022 Canon 1000D Astrodon + objectif Samyang 135 à F:2 80 poses de 120″ à 800 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats.Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop La tête de Cheval Bleue est à gauche, le complexe de Rhô Ophiuchi ainsi que Antares et les amas globulaires M4 (le plus gros) et NGC 6144 sont visibles à droite. zoom Mai 2025 – IC 4592 148 poses de 5 min. Samyang 135 F:2 + ASI 533MC avec filtre Antlia TriBand + DOF. Monture: EQM35Pro. Guidage: TS50+ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos 3.7.6. Prétraitement, séparation des couches, scripts Python sur Siril 1.4 beta2. Montage des couche et étalonnage: photoshop. Le 15 mai 2024 IC 4592: 104 poses de 4 min soit 6h56. Objectif Samyang 135 F:2 + ASI533 MC + filtre Antlia Triband + 25DOF. Monture: EQM35 Pro. Guidage: Objectif Tamron 70-300@300 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: KStars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement (avec Darks uniquement) séparation des couches Ha,OIII sur Siril 1.2.1, montage des couches Ha, OIII, RVB sur photoshop. La palette du peintre !!! Entre Rho Ophiuchi qui apparait dans une nuée bleue comme une étoile multiple à gauche et la jaune Antares (alpha Scorpi) se développe une combinaison de nuages de gaz et de poussière interstellaires, illuminés par les jeunes étoiles bleues ou la géante Antares et en avant plan des nuages obscurs masquent plus ou moins ces nébuleuses brillante. Ces nuages sont à une distance de 420 années lumière. Par un jeu de perspective le gros amas globulaire M4 (7195 AL) en haut à droite et le petit NGC 6144 (29000 AL) sont donc situés à des distances beaucoup plus grande en arrière plan. Combinaisons de plusieurs sessions assemblées sur Photoshop réalisées avec le Canon 80D et la lunette TS76EDPH les 16 et 18 mai 2021. 144 poses retenues de 35 et 40′′ à 800 et 1600 iso, empilement et pré traitement sur SiriL. Plus d’infos sur wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom Mai – Juin 2025 Samyang 135 à F:2 + ASI533MC + filtre Antlia Triband. 64 poses de 5 min. Prétraitement uniquement avec des darks. Version HO-RVB sur Siril 1.4 beta2, GraXpert et Photoshop. La région d’Antares et ρ Ophiuchi le 24 mars 2022 – Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 sur Star Adventurer mini. Retraitement et empilement de toutes les sessions précédentes soit 2h45′ d’acquisition à 1600 iso Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop La région d’Antares et ρ Ophiuchi le 10-05-21- Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 120 poses de 25″ à 800 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, post-traitement sur Darktable et Photoshop. IC 4606 est une nébuleuse par réflexion jaune orangé ce qui est plutôt rare, elle englobe l’étoile brillante Antares, connue sous le nom de “Cœur du Scorpion”. L’amas globulaire M4 est juste en haut à droite. L’étoile brillante sur le côté droit est Sigma Scorpii. À sa droite se trouve la nébuleuse en émission rouge Sh 2-9. Le complexe d’étoiles brillantes enveloppé dans une nébuleuse bleue par réflexion d’hydrogène est Rho Ophiucus. Antares se trouve à une distance de 520 années-lumière et est classée comme une “super géante rouge” … environ 700 fois le diamètre de notre Soleil et 10 000 fois plus lumineux. Localisation Voir sur Stellarium Views: 15
β Circini et son environnement de nébuleuses.
β Circini et son environnement de nébuleuses. La constellation du Compas (Circinus), bien que discrète dans le ciel austral, abrite une région fascinante autour de son étoile la plus brillante, Beta Circini. Cette zone, située à environ 100 années-lumière de la Terre, est un véritable laboratoire cosmique où se mêlent nuages moléculaires, nébuleuses et processus de formation stellaire. Beta Circini : Une Étoile au Cœur d’un Paysage Céleste Beta Circini (β Cir) est une étoile bleu-blanc de type spectral B3V, bien plus chaude et massive que notre Soleil. Sa lumière intense illumine les nuages de gaz et de poussière environnants, créant des nébuleuses par réflexion et émission. Les Nébuleuses Autour de Beta Circini 1. Nuages Moléculaires et Nébuleuses Sombres La région est riche en nuages moléculaires, réservoirs de matière où naissent de nouvelles étoiles. Certaines zones denses forment des nébuleuses sombres, comme celles observées près du plan galactique, où la poussière absorbe la lumière des étoiles d’arrière-plan. 2. Nébuleuses par Réflexion La lumière bleutée de Beta Circini se reflète sur les particules de poussière alentour, donnant naissance à des nébuleuses par réflexion. Ces structures, souvent de couleur bleue, révèlent la présence de matière interstellaire dispersée. 3. Régions HII et Nébuleuses par Émission À proximité, des étoiles jeunes et chaudes ionisent l’hydrogène environnant, produisant des nébuleuses par émission rougeâtres. Ces zones, appelées régions HII, sont des berceaux stellaires actifs où se forment des étoiles massives. Un Environnement Dynamique La région de Beta Circini se trouve près du bras spiral de la Galaxie, où les interactions gravitationnelles et les vents stellaires sculptent en permanence les nébuleuses. Les astronomes y étudient : – La formation des étoiles dans des conditions variées. – L’impact des rayons ultraviolets des étoiles massives sur le gaz interstellaire. – La chimie complexe des nuages moléculaires, riches en molécules organiques. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom Mai 2025 Ce grand champ centré sur β Circini montre plusieurs nébuleuses répertoriées dans les catalogues RCW et van den Bergh ainsi que des nébuleuse obscures et des rémanents de supernovae. Camera ASI 533 MC sur Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 108 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. Prétraitement avec DOF sur Siril 1.4 B2. Séparation des couches, scripts python (Continuum substraction, GraXpert, Cosmic clarity, Statistical stretch). étalonnage sur photoshop. Version HaRVB. Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Views: 2
Nébuleuse du “Poulet qui court” ou Lambda Centauri
Nébuleuse du “Poulet qui court” ou Lambda Centauri Voici la nébuleuse du “Poulet qui court” (ref. cat.: IC 2944, C100, RCW62, Ced118) au sud-est de lambda Centauri. Elle est distante d’environ 5900 années-lumière, c’est un nuage de gaz ionisée par un groupe d’étoiles très chaudes de type O (IC 2948), elles sont visibles au centre de l’image. IC 2948 est l’une des plus grandes associations d’étoiles O et B chaudes dans le ciel austral et est également connue sous le nom de Centaurus OB2-Association. L’intense rayonnement ultraviolet de ces étoiles réchauffe les gaz environnants et les pousse vers l’extérieur de leur environnement. Certaines des zones de nébuleuses les plus denses ne sont pas encore « érodées » et peuvent être observées sous forme de petits globules au centre de l’image (les globules de Bok). Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) IC2944 le 21/05/2023 Ajout de 15 x 300″ Canon 1000D+ filtre Optolong L-eXtreme. Astrographe TS76EDPH à F:4.5 Sur EQM 35pro. Guidage Tamron70-300@300mm + ASI224MC PHD2. Empilement: Siril, étalonnage: Photoshop + Topaz DeNoise AI. Combinaison de 3 sessions prises en mai et juin 2022 pour un total de 4h20′ d’acquisition. Canon 80D + astrographe TS76EDPH à F:4,5Sur EQM 35 Pro. Guidage par TS60mm et ASI224MC, PHD2. Acquisition: AstroDSLR140 poses de 120′′ à 1600 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats. Empilement et traitement sur Siril 1.2.0b2, étalonnage sur Photoshop et Topaz DeNoise AI. Voici une version pseudo “SHO” où la longueur d’onde SII est remplacée par la couche verte. Séparation des couches Ha, OIII et RVB sur Siril. zoom mai 2025 (4 sessions) Sur ce grand champ on peut voir: la nébuleuse de la Statue de la Liberté en haut à droite et le Poulet qui court en bas à gauche. 100 poses de 4min + 36 poses de 5min. ASI533MC sur Samyang 135 F:2 + filtre Antlia Triband. Monture EQM 35 pro, guidage: ASI224MC sur TS50mm. Pointage, acquisition, guidage avec KStars/Ekos sur MBP M2. Prétraitement, séparation des couches sur Siril 1.4beta2, post traitement sur Photoshop. Version HO-RVB Voir l’article sur la nébuleuse de la Statue de la Liberté Views: 7
Diprotodon-SNR G278.94+1.35 et Phi Velorum
Diprotodon-SNR G278.94+1.35 et Phi Velorum Diprotodon-G278.94+1.35-SNR et Phi Velorum : Deux rémanents, deux histoires stellaires Dans les vastes étendues du bras galactique de Persée, à plus de 15 000 années-lumière de la Terre, se cache un vestige stellaire aussi intrigant que méconnu : Diprotodon-G278.94+1.35-SNR. Ce rémanent de supernova, récemment identifié grâce aux observations radio et X, offre une fenêtre rare sur les explosions stellaires dans des régions peu explorées de notre galaxie. Une découverte récente, une histoire ancienne Détecté pour la première fois dans les données du radiotélescope ASKAP (Australie) et confirmé par les observations en rayons X du satellite Chandra, Diprotodon-G278.94+1.35-SNR est un rémanent de supernova de type “coquille”, typique des explosions d’étoiles massives. Son nom, inspiré du Diprotodon (un marsupial géant préhistorique), évoque à la fois son caractère fossile et son immense structure gazeuse, s’étendant sur près de 80 années-lumière. « Ce rémanent est particulièrement intéressant car il se situe dans une région peu dense de la Voie lactée, loin des zones de formation stellaire intense », explique le Dr. Sophie Laurent, astrophysicienne au CNRS. Cette nébuleuse, éclairée par la jeune étoile Herbig Ae/Be IRAS 10082-5647, se trouve à environ 7 844 années-lumière dans la constellation de Vela. Une structure complexe et des énigmes persistantes Les images radio révèlent une morphologie asymétrique, avec des filaments brillants et des zones de turbulence, signes d’une explosion non uniforme. Les données en rayons X indiquent la présence de gaz chauffé à des millions de degrés, enrichi en éléments lourds comme le fer et le silicium, typiques des supernovae de type II (effondrement d’une étoile massive). Cependant, les astronomes n’ont pas encore détecté d’étoile à neutrons ou de trou noir résiduel, ce qui soulève des questions : – L’étoile progénitrice a-t-elle complètement été dispersée ? – Ou bien le résidu compact est-il trop faible pour être observé ? « Il est possible que le cœur de l’étoile se soit effondré en un objet sombre, difficile à repérer dans cette région peu étudiée », avance le Pr. Marco Bianchi, spécialiste des rémanents à l’Université de Bologne. Un laboratoire pour étudier les milieux interstellaires extrêmes Contrairement aux rémanents célèbres comme Cassiopeia A ou la Nébuleuse du Crabe, Diprotodon-G278.94+1.35-SNR évolue dans un environnement galactique peu dense, ce qui en fait un cas d’étude précieux pour comprendre : – Comment les ondes de choc des supernovae interagissent avec des milieux diffus – Comment les éléments lourds se dispersent dans des régions éloignées Les futures observations avec le Square Kilometre Array (SKA) et le télescope spatial James Webb pourraient lever le voile sur ses mystères. « Chaque rémanent de supernova est unique. Celui-ci nous rappelle que même dans les coins les plus calmes de la galaxie, des cataclysmes cosmiques ont façonné l’Univers. » — Dr. Sophie Laurent Alors que Diprotodon-G278.94+1.35-SNR intrigue par son isolement dans les confins galactiques, un autre rémanent, bien plus proche et plus brillant, fascine les astronomes : celui associé à l’étoile Phi Velorum, dans la constellation des Voiles. Ces deux vestiges de supernovae offrent des perspectives contrastées sur la mort des étoiles massives. Phi Velorum : Une supergéante et son héritage explosif À seulement 1 600 années-lumière de la Terre, Phi Velorum est une étoile supergéante bleue de type B, dont la luminosité dépasse celle du Soleil d’un facteur 10 000. Mais ce qui la rend exceptionnelle, ce sont les structures filamentaires et les nuages de gaz ionisé qui l’entourent – des vestiges d’une explosion en supernova survenue il y a plusieurs millénaires. Contrairement à Diprotodon, situé dans une région galactique peu dense, Phi Velorum baigne dans un environnement riche en matière interstellaire. Les observations en rayons X (Chandra) et radio (VLA) révèlent une onde de choc encore active, interagissant violemment avec le gaz environnant. « Ces rémanents sont beaucoup plus jeunes et dynamiques que ceux de Diprotodon », explique le Dr. Elena Martinez (ESO). « On y trouve des éléments comme le fer et l’oxygène, dispersés à des vitesses supersoniques. » Le mystère du résidu manquant Comme pour Diprotodon, aucun pulsar ou trou noir n’a été clairement identifié autour de Phi Velorum. Deux hypothèses sont avancées : 1. L’étoile progénitrice a été complètement disloquée lors d’une explosion asymétrique. 2. Le résidu compact est trop faible pour être détecté, peut-être un magnétar caché dans les débris. Diprotodon vs. Phi Velorum : Deux destins stellaires le 22 mai 2025 Grand champ sur la région de Phi Velorum Camera ASI 533 MC sur Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 104 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. Prétraitement avec DOF sur Siril 1.4 B2. Séparation des couches, scripts python (Continuum substraction, GraXpert, Cosmic clarity, Statistical stretch). étalonnage sur photoshop. Version HaRVB Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Caractéristiques Distance Type de supernova Morphologie Environnement Âge estimé Éléments détectés Diprotodon-G278.94+1.35-SNR ~15 000 années-lumière Probablement Type II Coquille étendue, asymétrique Zone galactique peu dense Plusieurs dizaines de milliers d’années Fer, silicium Phi Velorum SNR ~1 600 années-lumière Type II (asymétrique ?) Filaments denses, onde de choc active Région riche en gaz et poussières Quelques milliers d’années Fer, oxygène, néon Pourquoi ces deux rémanents sont-ils importants ? – Diprotodon montre comment les supernovae façonnent des régions isolées de la galaxie, enrichissant des zones autrement pauvres en éléments lourds. – Phi Velorum, en revanche, illustre l’impact des explosions stellaires dans des environnements denses, où les ondes de choc peuvent déclencher la formation de nouvelles étoiles. « Ces deux objets nous rappellent que les supernovae ne sont pas des événements standard », souligne le Pr. Antoine Lefèvre (Paris-Saclay). « Leur diversité dépend de la masse de l’étoile, de son environnement, et même de sa rotation avant l’explosion. » Prochaines étapes : Des télescopes plus puissants pour percer les mystères Les futures observations avec : – Le
Nébuleuses IC 1805 (Cœur) et IC 1848 (Âme)
Nébuleuses IC 1805 (Cœur) et IC 1848 (Âme) IC 1805 (Cœur) , et IC 1848 (Âme) deux joyaux cosmiques interconnectés dans Cassiopée : IC 1805 – Nébuleuse du Cœur (Heart Nebula) – Morphologie : – Structure en forme de cœur, sculptée par le rayonnement intense des étoiles massives de l’amas Melotte 15 (au centre). – Contient des “piliers de création” similaires à ceux de la nébuleuse de l’Aigle, où naissent de nouvelles étoiles. – Région HII (hydrogène ionisé) étendue (~200 années-lumière de diamètre). – Étoiles clés : – Melotte 15 : Amas ouvert de jeunes étoiles de type O et B, âgées de seulement 1,5 million d’années. Certaines étoiles sont 50 fois plus massives que le Soleil. – Leur vent stellaire et leur rayonnement UV ionisent le gaz, créant la lueur rouge caractéristique (émission H-alpha). – Détails cachés : – Nuages sombres de poussière (globules de Bok) en silhouette devant le gaz lumineux. – Structures filamentaires révélées en infrarouge (observables avec des télescopes comme Spitzer ou JWST). IC 1848 – Nébuleuse de l’Âme (Soul Nebula) – Morphologie : – Plus diffuse qu’IC 1805. – Contient plusieurs sous-régions HII et des globules cométaires (petits nuages où se forment des étoiles). – Associée à l’amas ouvert CR 34 et à des étoiles chaudes ionisant le gaz. – Étoiles et phénomènes : – W5, une vaste région de formation stellaire hiérarchique : les étoiles les plus vieilles sont au centre, tandis que les plus jeunes se forment en périphérie (propagation par “triggered star formation”). – Présence de masers (émission moléculaire intense) traçant des zones de chocs stellaires. – Interaction avec IC 1805 : – Les deux nébuleuses font partie du même complexe géant de Cassiopée (Cas OB6), un vestige de supernova ou un ancien nuage moléculaire fragmenté. – Séparées par ~300 années-lumière dans l’espace, mais liées par des filaments de gaz et de poussière. Données techniques communes – Distance : ~7 500 années-lumière (bras de Persée de la Voie lactée). – Constellation : Cassiopée (repérable près de l’étoile ε Cassiopeiae). – Observation : – Visibles en astrophotographie de préférence avec des filtres H-alpha et OIII. – Magnitude intégrée faible : invisibles à l’œil nu, mais détectables avec des jumelles sous un ciel très noir. – Contexte galactique : Ces nébuleuses témoignent de l’évolution des étoiles massives et de leur impact sur le milieu interstellaire (ionisation, vents stellaires, futures supernovae). zoom Lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) – Bortle 5 Les 15 novembre 2020 et 19 avril 2025 – IC 1805 et IC 1848 65 poses de 2min avec Samyang 135 à F:2 sur Sony A7s à 3200 Iso plus 26 poses de 2min avec ASI533MC + filtre IrCut. Monture Star Adventurer Mini sans auto guidage. Prétraitement, séparation des couches et starless sur Siril, retrait de gradient et denoise sur GraXpert. Montage des couches et assemblage des sessions sur Photoshop. Views: 27
La galaxie NGC 3631 par le GTC
La galaxie NGC 3631 par le GTC – NGC 3631, une galaxie spirale faiblement barrée découverte par John Herschel en 1830. Elle mesure environ 90 000 années-lumière de diamètre, située à 53 millions d’années-lumière de la Terre. Elle présente des zones de formation stellaire active dues aux interactions gravitationnelles avec ses voisines NGC 3627 et NGC 3628. NGC 3631 permet d’étudier la formation et l’évolution des galaxies. Ici il s’agit de fichiers publics en basse résolution du Gran Telescopios Canarias que j’ai traités sur Siril et photoshop. Views: 5
La galaxie naine du Fourneau PGC 10074
La galaxie naine du Fourneau PGC 10074 L’une des expériences d’observation les plus étranges est d’observer une poignée d’amas globulaires qui résident dans une galaxie située à environ 530 000 années-lumière… tandis que la galaxie elle-même reste résolument invisible. La galaxie naine du Fourneau couvre une zone du ciel de 17′ x 13′ et a une magnitude de 9,3, ce qui semble en faire une cible facile. Il est donc très étrange de regarder dans sa direction et de ne rien voir du tout. Pas le moindre indice de la galaxie n’est visible sur une image brute! L’amas globulaire le plus lumineux de la galaxie, NGC 1049, a été découvert en 1935 par John Herschel lorsqu’il se trouvait au Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud pour cataloguer les cieux australs. Sa galaxie mère a été découverte un siècle plus tard, en 1938, par Harlow Shapley. Il était également en Afrique du Sud, à l’Observatoire Boyden à Bloemfontein, et l’a découverte sur des plaques photographiques prises par le réfracteur Bruce de 24 pouces (61 cm) de l’observatoire. Le 4 janvier 2025 J’ai utilisé mon mon astrographe TS76EDPH pour observer cette faible galaxie et ses amas globulaires. Camera ASI 533MC + filtre Ir-Cut. Seulement une heure de poses unitaires de 5 minutes. Monture EQM 35 Pro, Guidage avec TS50 + ASI 224MC. Pointage, guidage et acquisition avec Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement avec darks uniquement sur Siril 1.4 beta2, scripts Python, finalisation sur photoshop. Du temps de pose supplémentaire sera nécéssaire pour améliorer cette image! zoom Répertoire des galaxies dans le champ (créé avec le script Python: Galaxy_Annotation.py) Views: 13
NGC 247 Galaxie du chas d’aiguille ou de la griffe.
Galaxie du Chas d’Aiguille NGC 247 NGC 247 : (Caldwell 62) La Galaxie du Chas d’Aiguille, un joyau méconnu du Sculpteur Localisation : Située à environ 11 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation du Sculpteur, NGC 247 est une galaxie spirale intermédiaire, membre du Groupe du Sculpteur, un voisinage galactique proche qui inclut également NGC 253. Morphologie et caractéristiques : – Type : Spirale barrée (SBcd) avec une structure asymétrique et un noyau peu prononcé. – Particularité : Son disque présente une zone creuse inhabituelle (d’où son surnom de *”Chas d’Aiguille”*), probablement due à des interactions gravitationnelles passées ou à un manque de formation stellaire dans cette région. – Taille : Environ 70 000 années-lumière de diamètre, soit deux tiers de la Voie lactée. – Structure : Bras spiraux irréguliers, ponctués de régions de formation d’étoiles et de nuages sombres de poussière interstellaire. Découverte et observation : Découverte en 1784 par William Herschel, NGC 247 est observable depuis l’hémisphère sud avec un petit télescope. Les images professionnelles révèlent une galaxie inclinée, offrant une vue privilégiée sur ses bras spiraux et son disque grêlé d’étoiles jeunes (bleutées) et vieilles (jaunâtres). Surnoms et mystères : – “Galaxie de la Griffe” : Certains astronomes voient dans sa forme déformée une empreinte cosmique, comme si une force invisible avait “griffé” son disque. – Le mystère du vide central : L’absence notable d’étoiles et de gaz dans sa partie sud-est intrigue les chercheurs. Une hypothèse suggère une interaction avec une galaxie naine voisine, mais aucune trace n’a encore été confirmée. Importance scientifique : NGC 247 est un objet clé pour étudier : – L’évolution des galaxies spirales en environnement groupé. – Les effets des interactions gravitationnelles sur la structure galactique. – La distribution de la matière noire, dont la présence se devine via les mouvements de ses étoiles périphériques. Observation actuelle : Grâce à des instruments comme le Very Large Telescope (VLT) ou le télescope spatial Hubble, les astronomes scrutent ses régions HII (nurseries stellaires) et traquent d’éventuelles galaxies satellites responsables de ses déformations. En bref : NGC 247, avec son trou intrigant et ses bras déchirés, est une galaxie aussi énigmatique que fascinante – un laboratoire naturel pour comprendre les dynamiques galactiques et les cicatrices laissées par les rencontres cosmiques. (Sources : ESA/Hubble, NASA, catalogues astronomiques.) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) 5 et 7 novembre 2024, NGC 247: camera ASI533MC sur TS76EDPH. 56 poses de 240″ avec filtre Ir cut + 45 x 240″ avec filtre Antlia tri-Band. + 25 darks. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos. Monture EQM35 pro. Traitement: Siril, starnet et GraXpert, étalonnage: Photoshop, Topaz Denoise AI. Version RVB. Version HO-RVB Localisation et infos Views: 8
La galaxie NGC 1365 du Fourneau
NGC 1365 Une galaxie spirale barrée spectaculaire Localisation : À environ 56 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation australe du Fourneau (Fornax), NGC 1365 est l’une des galaxies spirales barrées les plus impressionnantes de l’univers proche. Une Structure Spectaculaire – Type : Spirale barrée (SBb) avec une barre centrale prononcée, s’étendant sur 200 000 années-lumière (près du double de la Voie lactée). – Morphologie : – Deux bras spiraux principaux, enroulés autour d’un noyau actif brillant, riches en jeunes étoiles bleues et en nuages de gaz rose (régions HII). – Barre galactique bien définie, trahissant des forces gravitationnelles intenses qui canalisent le gaz vers le centre, alimentant une intense formation stellaire. – Noyau actif : Abrite un trou noir supermassif (plusieurs millions de masses solaires), entouré d’un disque d’accrétion émettant de puissants rayonnements. Découverte et Observation – Découverte en 1837 par John Herschel, elle est aujourd’hui une cible privilégiée des télescopes comme Hubble, ALMA et le JWST. – Visible dans un petit télescope sous un ciel très noir, mais révélant toute sa splendeur en imagerie professionnelle. Un Laboratoire Cosmique – Pépinière d’étoiles : Les observations en infrarouge (JWST) et en radio (ALMA) montrent une activité frénétique de naissance d’étoiles le long de la barre. – Supernovae récentes : Plusieurs explosions stellaires y ont été détectées, dont SN 2012fr, une supernova de type Ia cruciale pour l’étude de l’expansion de l’univers. – Dynamique galactique : Sa barre centrale sert de “tapis roulant” cosmique, canalisant le gaz vers le noyau et influençant l’évolution de la galaxie. Pourquoi NGC 1365 Fascine-t-elle les Astronomes ? – Exemple parfait de l’impact des barres sur l’évolution des galaxies. – Galaxie à sursauts stellaires, offrant des indices sur les mécanismes de formation des étoiles en environnement extrême. – Cible pour l’étude des trous noirs, grâce à son noyau actif et ses jets de matière. En Bref : NGC 1365 est bien plus qu’une simple spirale – c’est une mégalopole stellaire en mouvement, un laboratoire cosmique où se jouent naissances, explosions et forces titanesques. Son étude éclaire notre compréhension de l’évolution des galaxies, y compris celle de la Voie lactée. (Sources : NASA/ESA, ESO, données ALMA et JWST.) Le 06 décembre 2024 NGC 1365: Acquisition des images brutes par Rudy Calteau à la Réunion. Skywatcher 200/1000 – 200 PDS Monture: Ioptron GEM 45 Ipolar. Asi 294 mc pro gain: 120 Température capteur: -10 °C. Filtre: Antlia Quad band. Poses: 35 prises de 5min (175minutes d’acquisition soit 2h54). Diviseur optique ZWO, Player one CERES 462 mono. Logiciels: NINA, PHD2. Traitement par moi-même: Prétraitement, séparation des couches, drizzle, étirement sur Siril. Retrait de gradient: GraXpert, étalonnage et montage des couches sur Photoshop, Starless sur StarXTerminator, Topaz Photo AI, actions de Harry Collis . Zoom x4 sur NGC 1365 par Drizzle x2 dans Siril et x2 dans Topaz Photo AI. Voir également l’article sur l’amas du Fourneau Zoom x4 HO-RVB Version HO-RVB, zoomable. Astrométrie Views: 21
Amas du Fourneau
L’amas de galaxies du Fourneau Parmi les richesses de l’hémisphère sud deux amas de galaxies sont particulièrement remarquables: l’amas du Fourneau et celui de l’Eridan. Proches visuellement mais distant de plus de 20 millions d’années lumière. Localisation : À environ 62 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation australe du Fourneau (Fornax), cet amas galactique est l’un des plus proches et des plus étudiés après l’Amas de la Vierge. Un Rassemblement de Galaxies sous Haute Tension: – Composition : – Plus de 50 galaxies répertoriées, dominées par NGC 1399, une galaxie elliptique géante au cœur de l’amas. – Autres membres notables : NGC 1365 (la célèbre spirale barrée), NGC 1316 (une galaxie lenticulaire), et des dizaines de galaxies naines. – Dynamique : – Environnement violent où les galaxies interagissent, fusionnent et sont déformées par les forces de marée. – Gaz chaud (observé en rayons X) à plusieurs millions de degrés, révélant l’empreinte gravitationnelle de la matière noire. Découverte et Observation: – Identifié dès le XVIIIe siècle, mais étudié en détail seulement au XXe siècle avec l’avènement des grands télescopes. – Cible privilégiée de l’ESO (VLT) et du télescope spatial Chandra pour l’étude des interactions galactiques. Phénomènes Marquants : 1. NGC 1316, la “Galaxie Cannibale” : – Montre des trainées de poussière et des coquilles stellaires, preuves de multiples fusions passées. – Hôte de plusieurs supernovae, dont SN 1980N, en faisant un laboratoire pour l’étude des explosions stellaires. 2. Le Mystère des Galaxies Naines : – Déficit inattendu en galaxies naines par rapport aux simulations, une énigme qui questionne les modèles de matière noire. 3. Gaz et Feedback Galactique : – Le gaz chaud de l’amas émet des rayons X, trahissant l’impact des trous noirs supermassifs (via des jets) et des supernovae sur leur environnement. Importance Scientifique : – Étude de l’Évolution des Galaxies : Les fusions et interactions y sont fréquentes, offrant un aperçu du passé violent de l’univers. – Calibration des Distances Cosmiques : Grâce à ses supernovae et étoiles variables (Céphéides). – Test pour la Matière Noire : La distribution des galaxies naines défie encore les théories actuelles. En Bref : L’Amas du Fourneau est une métropole galactique en pleine effervescence, où se côtoient géantes elliptiques, spirales majestueuses et vestiges de collisions. Son observation aide les astronomes à décrypter les lois qui régissent les structures les plus vastes de l’univers. (Sources : ESO, NASA/Chandra, données du télescope spatial Hubble.) Cet amas contient deux galaxies géantes : NGC 1316 et la particulièrement belle spirale barrée: NGC 1365 qui à un diamètre apparent de 5′ 26″ x 4′ 04″ . Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) 29 novembre 2023 Amas du Fourneau Astrographe TS76EDPH, F:4.5 + caméra ASI533MC Pro + filtre Antlia Tri-Bandes. 77 poses de 60″ à gain:200, T°:-10 + 25DOF Pointage, acquisition et guidage sur Kstars/Ekos Monture SkyWatcher EQM35 Pro. Prétraitement et empilement sur Siril 1.2, étalonnage Photoshop, StarExterminator, Topaz DeNoiseAI. Version SHO-RVB le 12 décembre 2021TS 76EDPH, Canon 80D, 100 poses de 30′′ à 1600 iso + 30 darks Empilement et prétraitement sur Siril, étalonnage sur Photoshop et Topaz DeNoise AI. Recadrage. Astrométrie et localisation Voir aussi sur Stellarium en ligne Views: 7