Sh2-119: Clamshell nebula Parmi les nombreuses nébuleuses en émission qui peuplent la constellation du Cygne, Sh2-119 (également cataloguée sous le nom de LBN 190) est une région HII relativement peu connue du grand public, mais qui présente un intérêt certain pour les astrophysiciens étudiant la formation stellaire et l’interaction entre les étoiles massives et leur environnement. Localisation et caractéristiques Sh2-119 est située à environ 2 000 années-lumière de la Terre, dans le bras d’Orion de notre galaxie. Elle s’étend sur environ 30 années-lumière de diamètre, ce qui en fait une nébuleuse de taille modeste comparée à ses voisines célèbres comme la nébuleuse de l’Amérique du Nord (NGC 7000) ou la nébuleuse du Pélican (IC 5070), toutes deux situées dans la même région du ciel. Une bulle soufflée par une étoile massive Sh2-119 est une nébuleuse en émission, c’est-à-dire un nuage de gaz (principalement de l’hydrogène) ionisé par le rayonnement ultraviolet d’étoiles chaudes et massives. L’étoile responsable de l’ionisation de cette nébuleuse est 68 Cygni, une étoile de type spectral O (une géante bleue extrêmement chaude, avec une température de surface dépassant les 35 000 K). Le rayonnement intense de 68 Cygni arrache les électrons des atomes d’hydrogène. Lorsque ces électrons se recombinent avec les protons, ils émettent la lumière rouge caractéristique de la raie Hα (à 656,3 nm), qui domine l’apparence de la nébuleuse. Sh2-119 présente une morphologie de coquille ou de bulle partiellement ouverte. Cette structure est typique des régions HII entourant une étoile massive : le vent stellaire et la pression de radiation de l’étoile centrale repoussent le gaz environnant, créant une cavité et une coquille de gaz ionisé. Dans le cas de Sh2-119, la coquille semble partiellement brisée ou déformée, probablement en raison d’interactions avec le milieu interstellaire environnant ou avec d’autres vents stellaires. Composition et physique Comme la plupart des régions HII, Sh2-119 est principalement composée d’hydrogène (environ 90 %), d’hélium (environ 10 %) et de traces d’éléments plus lourds (oxygène, azote, soufre, etc.). Le rayonnement ultraviolet de 68 Cygni ionise l’hydrogène, créant une région de plasma à une température d’environ 10 000 K. Formation stellaire : La compression du gaz à la périphérie de la bulle peut déclencher une nouvelle génération de formation d’étoiles. On observe dans Sh2-119 plusieurs zones de poussière sombre et des globules de Bok sites de formation stellaire future ou en cours. Des études en infrarouge (avec Spitzer ou WISE) ont révélé la présence de jeunes objets stellaires (YSO) dans la région. Interaction avec le milieu interstellaire : Sh2-119 n’est pas isolée. Elle se trouve dans une région complexe du bras d’Orion, à proximité de la grande nébuleuse de l’Amérique du Nord et de la nébuleuse du Pélican. Les interactions entre ces différentes régions HII et les vents stellaires multiples créent une structure filamentaire et turbulente qui intéresse les spécialistes de la dynamique des gaz interstellaires. Étoile centrale : 68 Cygni est une étoile de type O7.5 III(n), une géante bleue en fin de vie sur la séquence principale. L’étude de son rayonnement et de son vent stellaire permet de mieux comprendre l’évolution des étoiles massives et leur impact sur leur environnement. Observation et astrophotographie Pour l’astronome amateur, Sh2-119 est un objet difficile à observer visuellement en raison de sa faible brillance de surface. Elle a un diamètre apparent d’environ 2 degrés. En revanche, c’est une cible de choix pour l’astrophotographie, notamment avec des filtres à bande étroite (Hα, OIII, SII). Avec les nébuleuses de l’Amérique du Nord et du Pélican, elles forment un vaste complexe de gaz ionisé. En pose longue avec un filtre Hα, Sh2-119 révèle une structure filamenteuse complexe, avec des zones de gaz plus dense et des cavités creusées par le vent stellaire. Les images en fausses couleurs (palette Hubble, SHO) permettent de mettre en évidence les différentes zones d’ionisation et de choc. Zoom Le 23 mars 2026 – lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) Bortle 6 75 poses de 120″ avec une caméra ASI533MC sur un objectif Samyang 135 + EAF et filtre Antlia TriBand. Monture StarAdventurer mini. Pointage manuel, acquisition et mise au point sur Kstars/Ekos. Workflow: Prétraitement sur Siril avec DOF. Astrométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie. Scripts Python: AutoBGE, Aberration remover, GraXpert background extraction, RC Astro StarXterminator, SyQon Prism, SyQon Parallax. Etirement: VeraLux Hypermetric Stretch. VeraLux Curves. Séparation des couches RVB et Ha, SII, OIII avec DBXtract Montage starless des différentes couches, soustraction du continuum et starmask sur Photoshop, ajustement des niveaux et couleurs. Remarque: beaucoup de passages nuageux de haute altitude m’ont fait perdre 30% des prises. Temps total utilisé: 2h20. Il faudra plus de temps d’acquisition pour faire ressortir les fins détails dans les nuages de gaz. Views: 7
La région autour de Sadr et la nébuleuse du Croissant
La région autour de Sadr et la nébuleuse du Croissant Voici une région riche en nébuleuses, dans la Voie lactée et dans la constellation du Cygne. Autour de l’étoile Sadr (Gamma Cygni) se développe la nébuleuse du Papillon (IC1318) traversé par un nuage sombre. À l’ouest la célèbre nébuleuse du Croissant (NGC 6888) est une nébuleuse en émission située dans la constellation du Cygne, à environ 5 000 années-lumière. Cette enveloppe de matière est produite par une étoile d’un type très particulier, une « étoile Wolf-Rayet » du nom des deux astronomes de l’observatoire de Paris qui ont découvert grâce à la spectroscopie ce type d’étoiles en 1867. Le 08 juillet 2026 Voici une région centrée sur la nébuleuse LDN 863. LDN 863 (Lynds Catalog of Dark Nebulae) est la nébuleuse sombre au centre de cette image. La région H-II apparaissant comprimée légèrement au-dessous de LDN 863 est référencée DWB 5 (Dickel Wendker and Bieritz catalog ). La petite nébuleuse bleuté est WR 134. La dénomination « WR 134 » ne désigne pas à proprement parler une nébuleuse, mais une étoile de Wolf-Rayet située à environ 6000 années-lumière dans la constellation du Cygne (également dénommée HD 191765). Pour les astronomes amateurs on désigne le plus souvent par extension la nébuleuse créée par cette étoile et visible sur l’image présentée ici : une faible « coquille » bleutée perdue au milieu d’un « océan rouge » de nébulosités Ha. Dans la partie gauche la célèbre nébuleuse du Croissant (NGC 6888) est une nébuleuse en émission située dans la constellation du Cygne, à environ 5 000 années-lumière. Cette enveloppe de matière est produite également par une « étoile Wolf-Rayet ». Les étoiles de type Wolf-Rayet (WR) sont des étoiles chaudes, probablement issues d’étoiles de type spectral O et B (c’est à dire les étoiles les plus chaudes et les plus massives existantes) qui viennent de quitter la séquence principale et abordent donc les dernières étapes de leur vie. Le Croissant matérialise la zone d’influence du vent stellaire de l’étoile centrale WR-136, dont la température de surface est extrêmement élevée et estimée à 70 000K. Cette bulle est de dimension considérable puisqu’elle s’étend sur 25 années-lumière de longueur ! A titre de comparaison, l’héliosphère du Soleil, c’est à dire la zone d’influence de ses vents solaires, n’excède pas les 12 heures-lumière. En haut à droite nous voyons aussi la nébuleuse de la Tulipe (Sh2-101) désigne la partie la plus lumineuse d’un ensemble de nébuleuses beaucoup plus vaste dans la constellation du Cygne, formant des structures complexes. A l’instar des autres nébuleuses par émission, Sh2-101 ainsi que les nébulosités environnantes sont des régions actives de formation d’étoiles et sont ainsi associés à des amas ouverts. Les étoiles se forment en réalité dans les régions les plus obscures du complexe, et les plus brillantes d’entre elles – de chaudes géantes bleues – illuminent ensuite les nuages de gaz environnants par leur rayonnement intense. (Sources: https://millenniumphoton.com) Détails de prise de vue et traitement: Caméra ASI533MC Pro refroidie à -10°c sur objectif Samyang 135 F:2 + filtre Antlia TriBand. Focuser ZWO. Monture: Star Adventurer Mini sans autoguidage. Pointage manuel, plate solve et acquisition sur Kstars/Ekos. 2 panneaux de 59 et 90 poses de 120″ Gain: 300 + DOF. Prétraitement et empilement, scripts python GraXpert, RC-Astro, SyQon, Veralux. Séparation des couches Ha, SII, OIII, R V,B dans Siril. Montage des couches avec soustraction du continuum, filtre Topaz DenoiseAI, dans Photoshop. Lieu de prise de vue: Grandfontaine, Doubs – France (Bortle 4,6) Lien vers Telescopius Zoom Le 06 octobre 2023 Caméra ASI533MC Pro refroidie à -10°c sur objectif Samyang 135 F:2 + filtre Optolong L-eXtreme. Monture: Star Adventurer Mini sans autoguidage. 61 poses de 120″ Gain: 300 DOF: 25, 25, 25. Prétraitement et empilement: Siril 1.2.0, Calibration: Topaz DenoiseAI, Photoshop. Lieu de prise de vue: Grandfontaine, Doubs – France (Bortle 5) Combinaison de trois sessions avec des capteurs différents: Canon 80D non défiltré, Canon 1000D défiltré et ASI 533MC Pro. Alignement sur Siril, Recadrage et étalonnage sur Photoshop. Astrométrie Juillet 2021 Grand champ réalisé avec un objectif Samyang 135 F:2 et Canon 80D (non défiltré) sur Star Adventurer Mini. 117 x 30″ sans DOF. Empilement: Siril, étalonnage: photoshop Lieu de prise de vue: La Mongie – France (Bortle 3) Views: 15
Les Dentelles du Cygne
Les Dentelles du Cygne Les Dentelles du Cygne sont les vestiges d’une supernova qui a explosé il y a environ dix mille ans. Elles résident dans la constellation du Cygne, à une distance d’environ 1500 années-lumière de notre position. Ces structures s’étendent sur une étendue apparente équivalente à six pleines Lunes, ce qui équivaut à une longueur totale d’environ 130 années-lumière. Une supernova est le résultat de l’explosion cataclysmique d’une étoile extrêmement massive, ayant une masse supérieure à huit fois celle de notre Soleil, expulsant ainsi sa matière dans l’espace. Lieu de prise de vue: Grandfontaine, Doubs – France (Bortle 5) Le 05 juillet 2026 100 poses de 60″ + 85 poses de 120″. Camera ASI533MC + filtre Antlia TriBand. Objectif Samyang 135 F:2 + ZWO-EAF. Monture Star Adventurer mini. Pointage manuel, acquisition Kstars/Ekos. Prétraitement avec DOF sur Siril, scripts GraXpert, Veralux, SyQon. séparation des couches. Montage des couches, soustraction du continuum sur Photoshop. Version SHO-RVB 1 juillet 2024 Reprise des sessions précédente, assemblage HO-RVB. séparation des couches sur Siril, assemblage sur Photoshop. Dentelles du Cygne, montage des deux résultats, avec filtre L-eXtreme et Tri-Band. Temps de pose total: 9 heures 3 sessions les 10,11 et 13 octobre 2023 pour un total de 4h de poses de 60″ chacune. Samyang 135 et ASI533MC avec filtre Antlia TriBand. Gain:200, T°:-10°C, Offset: 35. 25 DOF, Prétraitement, empilement, starless: Siril 1.2.0, étalonnage Photoshop et Topaz deNoiseAI. Monture: Star Adventurer Mini, sans auto-guidage. 09 octobre 2023 Ajout de 2 sessions: 1) 139 x 60″ avec filtre L-eXtreme, gain: 200, 2) 100 x 60″ avec filtre Antlia Tri-Band, gain: 300 Alignement, Starnet et recomposition: Siril 1.2.0, étalonnage Topaz DeNoise AI et Photoshop Monture: Star Adventurer Mini, sans autoguidage. Le 30 septembre 2023 Test de la nouvelle caméra ZWO ASI533 MC pro avec objectif Samyang 135 à F:2 + Filtre Optolong L-eXtreme. Monture: Star Adventurer Mini. Sans autoguidage. 120 poses de 30″, gain: 300, -10°c. Lune quasiment pleine, ciel très médiocre Bortle 8/9 !!!. Empilement et pré-traitement: Siril, étalonnage: TopazDeNoiseAI et Photoshop. Astrométrie nomenclature des objets présents dans le champ. Views: 28
Grand champ sur une partie de l’amas de la Vierge
Grand champ sur une zone de l’amas de la Vierge centrée sur NGC 4578 L’amas de la Vierge : Le géant cosmique le plus proche de nous L’amas de la Vierge (ou Virgo Cluster) est le grand amas de galaxies le plus proche de notre Groupe local. Situé à environ 53,8 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Vierge, il est un laboratoire cosmique essentiel pour comprendre la formation et l’évolution des galaxies, la matière noire et la structure à grande échelle de l’Univers. Caractéristiques principales – Nombre de galaxies : L’amas contient entre 1 300 et 2 000 galaxies, bien que la plupart soient des galaxies naines. Environ 150 à 200 sont des galaxies brillantes et massives. – Diamètre : Environ 15 millions d’années-lumière. – Masse totale : Environ 1,2 × 10¹⁵ masses solaires (soit 1,2 quadrillion de fois la masse du Soleil), dont la majeure partie est constituée de matière noire. – Mouvement : Notre Groupe local (dont la Voie lactée fait partie) se dirige vers l’amas de la Vierge à une vitesse d’environ 400 km/s, attiré par sa gravité colossale. Galaxies emblématiques L’amas de la Vierge abrite plusieurs galaxies célèbres, facilement observables avec un petit télescope : – M87 (Messier 87) : Une galaxie elliptique géante, l’une des plus massives de l’Univers proche. Elle est célèbre pour le premier trou noir jamais photographié (M87), dont l’image a été obtenue par le télescope Event Horizon Telescope en 2019. M87 possède également un jet relativiste de matière long de 5 000 années-lumière. – M49 : Une autre galaxie elliptique géante, la plus brillante de l’amas. – M61, M100, M90, M88 : De magnifiques galaxies spirales, dont certaines sont vues de face (M61, M100) et d’autres par la tranche (M88). – M87, M86, M84 : Un trio de galaxies elliptiques massives situées au cœur de l’amas, dans la région appelée “Markarian’s Chain” (Chaîne de Markarian), un alignement spectaculaire de galaxies visible dans un télescope amateur. Structure et composition L’amas de la Vierge est un amas riche et irrégulier. Contrairement à certains amas sphériques et symétriques, il présente une structure complexe avec plusieurs sous-amas en fusion. On distingue généralement : – Un sous-amas A centré sur M87 (le plus massif et le plus dense). – Un sous-amas B centré sur M49. – Un sous-amas C centré sur M86, qui semble encore en train de tomber vers le centre de l’amas. L’amas est rempli d’un gaz chaud (plusieurs millions de degrés) émettant des rayons X, détecté par des observatoires comme Chandra et XMM-Newton. Ce gaz représente une fraction importante de la masse baryonique (matière ordinaire) de l’amas. Importance pour l’astronomie 1. Étude de la matière noire : L’amas de la Vierge a été l’un des premiers objets où l’on a mis en évidence l’existence de la matière noire. En mesurant la vitesse des galaxies membres, les astronomes ont calculé que la masse visible (étoiles et gaz) ne représentait qu’une infime fraction de la masse totale nécessaire pour maintenir la cohésion de l’amas. La majeure partie de la masse est donc invisible : c’est la matière noire. 2. Évolution des galaxies : L’environnement dense de l’amas influence fortement l’évolution des galaxies. Les galaxies spirales qui tombent dans l’amas voient leur gaz arraché par la pression dynamique du gaz chaud intergalactique, ce qui stoppe la formation d’étoiles et les transforme progressivement en galaxies lenticulaires ou elliptiques. On observe ainsi un gradient morphologique : les galaxies elliptiques dominent au centre, tandis que les spirales sont plus nombreuses en périphérie. 3. Amas de galaxies en formation : L’amas de la Vierge est encore en train de se former. Il absorbe régulièrement des groupes de galaxies plus petits, comme le groupe de M60 ou le groupe de NGC 4636. Ces fusions sont visibles sous forme de filaments de gaz et de traînées d’étoiles. 4. Source de rayons X : Le gaz chaud intergalactique de l’amas émet abondamment dans le domaine des rayons X. L’étude de ce gaz permet de cartographier la distribution de la matière noire et de comprendre les processus de chauffage et de refroidissement au sein de l’amas. Observation L’amas de la Vierge est un paradis pour les astronomes amateurs. Avec un simple télescope de 150 mm, on peut déjà distinguer plusieurs dizaines de galaxies en une seule nuit, notamment dans la région de la Chaîne de Markarian. Les nuits sans Lune, un télescope de 300 mm révèle des centaines de galaxies, offrant un spectacle inoubliable. Quelques objets remarquables à observer : – M87 : La galaxie elliptique géante, avec son jet visible dans un télescope de 300 mm sous un ciel excellent. – M86 et M84 : Deux elliptiques massives, proches l’une de l’autre. – La Chaîne de Markarian : Un alignement spectaculaire de galaxies (M84, M86, NGC 4438, NGC 4435, etc.) qui semble former une chaîne incurvée. – M49, M58, M59, M60, M61 : D’autres galaxies brillantes de l’amas, chacune avec sa propre personnalité. Conclusion L’amas de la Vierge est bien plus qu’une simple collection de galaxies. C’est un système dynamique en pleine évolution, un laboratoire pour l’étude de la matière noire, de la formation des structures et de l’évolution des galaxies. Pour les astronomes amateurs, c’est un terrain de jeu exceptionnel, offrant une multitude d’objets à observer et à photographier. Zoom Le 2 juillet 2026 – lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) Bortle 6 50 poses de 60″ avec une caméra ASI533MC sur un objectif Samyang 135 + EAF et filtre Antlia TriBand. Monture StarAdventurer mini. Pointage manuel, acquisition et mise au point sur Kstars/Ekos. Workflow: Prétraitement sur Siril avec DOF. Astrométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie. Scripts Python: AutoBGE, Aberration remover, GraXpert background extraction, SyQon Starless, SyQon Prism. Etirement: Asinh + Hyperbolique Généralisé. VeraLux Curves + Revela. Montage starless et starmask sur Photoshop, ajustement des niveaux et couleurs. Remarque: avec un ciel très médiocre (2 lampadaires à proximité) et une cible basse sur l’horizon. Views: 0
Nébuleuses de la Lagune (M 8) et Trifide (M 20)
Nébuleuses de la Lagune (M 8) et Trifide (M 20) M8 ou la nébuleuse de la Lagune, aussi appelée nébuleuse du Lagon, est une nébuleuse diffuse située dans le Sagittaire. Il s’agit d’un nuage interstellaire où naissent de nombreuses étoiles jeunes.Elle est visible à l’œil nu sous de très bonnes conditions.Voir plus sur Wikipedia M20, également nommée la nébuleuse Trifide, est une région HII située dans la constellation du Sagittaire, au sein d’une région de formation stellaire dans le bras du Centaure de la Voie lactée8. Cette région est près du bulbe central de notre galaxie. La nébuleuse Trifide renferme un amas ouvert d’étoiles désigné par certains uniquement comme NGC 65146. Voir plus sur Wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 16 juin 2026 M 20, nébuleuse Trifide: 44 poses de 300″ avec objectif Canon 100-400@400mm + caméra ASI533MC avec filtre Antlia TriBand. Pré traitement avec DOF, traitement avec scripts Py. séparation des couches Sur Siril. Finalisation sur Photoshop. Version HO-RVB Version HO-RVB avec séparation des couches dans Siril (scripts Py: DBXtract). Soustraction du continuum Sur les couches Ha et OIII dans Photoshop avec la méthode de astro.berto54 Zoom Juin 2025 Composition de deux panneaux réutilisant 3 sessions différentes. Utilisation du Samyang 135 sur le Canon 1000D et l’ASI533MC. Calibration et assemblage des panneaux sur Siril 1.4 beta2, finalisation sur photoshop. 09 novembre 2024 M 20 et M 8 Prise de vue depuis l’observatoire des Makes par Michel Lieca de l’AAR, sur un astrographe Askar 400 et ASI2600MC pro filtre Bi-bandes Optolong. 30 poses de 30″, T°:-10, Gain: 100 + DOF. Capture: ASI AIR. Monture: ASI AM3. Traitement par moi même sur Siril, post production: Photoshop et Topaz Denoise AI. Zoom Le 03 septembre 2023 voici une mosaïque de 2 panneaux sur un champ large comprenant, au centre le Large Sagittarius Star Cloud puis la large tache rouge, à droite, est la nébuleuse du Lagon (M8) et la petite tache rouge et bleue est la nébuleuse trifide (M20) Pour le panneau de gauche: 98 poses de 60″ à 800 iso avec un Canon 450D défiltré + filtre CLS Astronomik, objectif Samyang 135 à F:2. Pour le panneau de droite 35 poses de 60″, même appareil. 25 DOF – Monture EQM35 pro, acquisition AstroDSLR4.10, guidage ASI224MC sur un objectif Tamron 70-300 @ 300mm et PHD2. Pré traitement, empilement et assemblage sur Siril 1.2.0b2, étalonnage sur Photoshop – PowerBook Pro M2 M8 – M20le 06 juillet 2022Canon 80D + filtre CLS, objectif TS76EDPH à F:4,5Sur EQM 35 Pro. Guidage par TS60mm et ASI224MC, PHD2. Acquisition: AstroDSLR112 poses de 120′′ à 1600 iso + 40 Darks, 35 Offsets et 25 Flats. Empilement et traitement sur Siril 1.0.3, étalonnage sur Photoshop M8 (Lagune) & M20 (Trifide) Situées dans le Sagittaire, près du bulbe galactique, M8 (nébuleuse de la Lagune) et M20 (nébuleuse Trifide) sont deux cibles incontournables pour les astrophotographes. Leur proximité apparente permet de les capturer dans un même champ, offrant un contraste saisissant entre émission rouge (Hα) et réflexion bleue (poussière). 1. Caractéristiques Astrophysiques M8 (NGC 6523) – La Lagune – Type : Nébuleuse en émission + région HII. – Distance : ~4 100 années-lumière. – Structure : – Gaz ionisé (Hα dominant) avec des piliers de création similaires à M16. – Amas ouvert NGC 6530 (jeunes étoiles chaudes). – Dark Lanes (bandes de poussière, visibles en haute résolution). M20 (NGC 6514) – La Trifide – Type : Triple combinaison (émission + réflexion + absorption). – Distance : ~5 200 années-lumière. – Structure : – Lobes rouges (Hα, ionisé par l’étoile centrale HD 164492). – Zones bleues (poussière réfléchissant la lumière stellaire). – Sillons sombres (division en trois lobes, d’où son nom). 2. Stratégie d’Acquisition Matériel Recommandé – Télescope : – 60-150 mm de diamètre (réfracteur apo ou Newton f/4-f/5). – Focale : 300-600 mm (pour cadrer le duo, ou plus longue pour isoler M20). – Caméra : – Monochrome (ASI 1600MM) + filtres Ha/LRGB pour maximiser les détails. – OSC (ASI 2600MC) plus simple, mais moins précise en Hα. – Filtres : – Ha 7 nm (pour les nuages rouges). – OIII (utile pour M8, moins pour M20). – Filtre CLS/UHC si pollution lumineuse. Paramètres de Prise de Vue – Temps de pose : – Ha : 300-600 s (gain moyen, offset 30). – RGB : 120-180 s par sous-pose (éviter la saturation des étoiles). – Nombre de poses : – Minimum 3h en Ha pour les nébulosités. – 2h en RGB pour les couleurs naturelles. – Guidage : – Autoguidage requis (monture EQ6-R ou similaire). – Précision < 1″ RMS pour éviter l’étalement des étoiles. 3. Post-Traitement (PixInsight/APP/Siril + Photoshop) Étapes Clés 1. Prétraitement : – Darks/Flats/Bias pour corriger le bruit. – DBE (DynamicBackgroundExtraction) pour les gradients. 2. Combinaison des Canaux : – Version SHO (Ha=rouge, OIII=bleu, SII=vert) possible, mais couleurs non naturelles. – LRGB classique pour un rendu réaliste (Ha intégré dans la luminance). 3. Renforcement des Détails : – MaskedStretch pour éviter de brûler les étoiles. – HDRMultiscaleTransform pour équilibrer M20 (contraste fort). – Curves pour accentuer les sillons sombres de la Trifide. Astuces Spécifiques – Réduction des étoiles : Starnet++ ou Morphological Transform (PixInsight), ou script HC sur Photoshop. – Couleurs de M20 : Augmenter légèrement le bleu (poussière) sans saturer. 4. Défis & Solutions Problème : Champ Large et Distorsions – Solution : – Correcteur de champ (réducteur de focale pour les Newton). – Mosaïque si focale trop longue. Problème :
Nébuleuse de la Statue de la Liberté
Nébuleuse de la Statue de la Liberté Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) NGC 3576 est une région de formation d’étoiles spectaculaire dans le bras Sagittaire-Carinae de la Voie lactée méridionale.Il est situé dans la constellation de la Carène, à environ 9000 années-lumière de la Terre.Elle a été découverte par l’astronome britannique John Herschel dans les nuits du 14 et du 16 mars 1834. En réalité, Herschel a cru observer six objets différents à l’aide de ses instruments et c’est pour cette raison que cette nébuleuse a reçu six numéros différents dans le New General Catalog soit NGC 3576, NGC 3579, NGC 3581, NGC 3582, NGC 3584 et NGC 3586. De nos jours, les astronomes nomment habituellement NGC 3576 la nébuleuse entière.On lui a donné le surnom de nébuleuse de la Statue de Liberté en raison de la forme centrale de celle-ci. Ce surnom lui a été donné par Steve Mazlin du Star Shadows Remote Observatory (SSRO) Le 13 juin 2026 NGC 3576, Camera ASI533 MC + filtre Antlia TriBand sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. 32 poses de 300″, gain: 105, T°: -10°C. Prétraitement avec DOF, séparation des couches, filtres Py. (GraXpert, Veralux…), sur Siril. Starless avec StarXterminator, montage des couches et finalisation sur Photoshop. Version HO-RVB. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos – MacBokkPro M2. Monture: EQM35Pro. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis (La Réunion). Bortle 4,5. NGC 3579 – 3572 le 13 juin 2023 Temps pose totale: 7h05′ en 3 sessions. Détails d’acquisition et logiciels de traitement plus bas. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Les 6et 8 juin 2023 Nébuleuse de la Statue de la Liberté: 34 poses de 5 minutes à 1600iso, Canon 1000D défiltré + Filtre Optolong L-eXtreme – Astrographe TS76EDPH sur EQM35Pro. Guidage: Objectif Tamron 70-300@300mm + camera ASI 224MC logiciel: PHD2. Traitement Siril 1.2beta2 étalonnage Photoshop, Star eXterminator et Topaz DeNoise AI – Recadrage carré. Détail ré-échantillonné mai 2024 (3 sessions) Sur ce grand champ on peut voir: la nébuleuse de la Statue de la Liberté en haut à droite et le Poulet qui court en bas à gauche. 100 poses de 4min. ASI533MC sur Samyang 135 F:2 + filtre Antlia Triband. Monture EQM 35 pro, guidage: ASI224MC sur Tamron 70-300@300mm. Pointage, acquisition, guidage avec KStars/Ekos sur MBP M2. Prétraitement, séparation des couches sur Siril, post traitement: GraXpert et Photoshop. Version HO-RVB. Voir aussi l’article sur le Poulet qui court. Views: 16
IC 4628 la nébuleuse de la Crevette
IC 4628 la nébuleuse de la Crevette Au sud d’Antarès, dans la queue de la constellation du Scorpion riche en nébuleuses, se trouve la nébuleuse par émission IC 4628 ou Gum 56. Les étoiles massives et chaudes proches, âgées de quelques millions d’années, irradient la nébuleuse et produisent à cette occasion un rayonnement qui rend la nébuleuse visible, dominée par l’émission rouge de l’hydrogène. Située à une distance estimée de 6.000 années-lumière, la région présentée ici s’étend sur quelque 250 années-lumière de large et l’équivalent de trois Pleine Lune dans notre ciel. (Source) APOD de la NASA Le 13 juin 2026 IC 4628: Camera ASI533 MC + filtre Antlia TriBand sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. 38 poses de 300″, gain: 105, T°: -10°C. Prétraitement avec DOF, séparation des couches, filtres Py. (GraXpert, Veralux…), sur Siril. Starless avec StarXterminator, montage des couches et finalisation sur Photoshop. Version HO-RVB. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos – MacBokkPro M2. Monture: EQM35Pro. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis (La Réunion). Bortle 4,5. Le 21 juin 2022 IC 4628 Astrographe TS76EDPH F:4,5 et Canon 1000D Défiltré + filtre CLS Astronomik. 135 poses de 2′ + DOF. Prétraitement, séparation des couches Ha et OIII, empilement sur Siril. Assemblage des couche et étalonnage: Photoshop. Monture SW EQM35, guidage TS50+ASI 224MC et PHD2, acquisition: ASTRO DSLR. Version HO-RVB Version Ha-RVB Localisation Views: 18
Nébuleuse de la Mouette IC 2177
Nébuleuse de la Mouette (IC 2177) La Nébuleuse de la Mouette (IC 2177) : Un chef-d’œuvre cosmique entre gaz et étoiles Localisation : À la frontière des constellations du Grand Chien (Canis Major) et de la Licorne (Monoceros), à environ 3 650 années-lumière de la Terre. Structure et composition : IC 2177, communément appelée la Nébuleuse de la Mouette en raison de sa forme évocatrice, est une vaste région de gaz ionisé et de poussières interstellaires. Ses ailes déployées, qui s’étendent sur près de 250 années-lumière, sont principalement constituées d’hydrogène excité par le rayonnement ultraviolet des jeunes étoiles massives nichées en son sein. Formation et évolution : Cette nébuleuse en émission doit ses couleurs rosées et bleutées à l’intense activité stellaire qui l’anime. Les étoiles nouvellement formées, notamment dans la région de NGC 2327 (souvent considérée comme la « tête » de la Mouette), chauffent et ionisent le gaz environnant, créant ces paysages cosmiques lumineux. Les filaments sombres qui strient la nébuleuse trahissent la présence de poussières denses, vestiges des nuages moléculaires qui lui ont donné naissance. Observation et découverte : Bien que repérée dès le début du XXe siècle, IC 2177 doit sa popularité aux images modernes capturées par des télescopes comme Hubble ou les observatoires terrestres à grand champ. Visible avec un télescope amateur sous un ciel très noir, elle révèle toute sa splendeur en photographie longue pose, où ses nuances rougeâtres (dominées par l’émission de l’hydrogène alpha) contrastent avec les reflets bleutés de la lumière stellaire diffusée. Signification scientifique : Comme d’autres nurseries stellaires, la Nébuleuse de la Mouette offre aux astronomes un laboratoire naturel pour étudier la naissance des étoiles et l’impact des rayonnements sur le milieu interstellaire. Sa structure complexe illustre les forces dynamiques à l’œuvre dans les galaxies, entre gravitation, vents stellaires et supernovae. En résumé : IC 2177 est bien plus qu’une simple silhouette céleste – c’est un témoin actif de la vie turbulente des étoiles, un paysage cosmique en perpétuelle transformation, et une preuve éclatante de la beauté que recèlent les profondeurs de l’espace. (Sources : NASA/ESA, bases de données astronomiques) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 18 janvier 2026 Ajout de poses aux sessions précédentes pour un total de 4h30. Même set-up. prétraitement et traitement sur Siril 1.4 et scripts Py. GraXpert, SCUNet_Denoise, Starnet, VeraLux (HyperMetic_Stretch, Alchemy, StarComposer). Etalonnage sur Photoshop. les 13/12/2024 et 20/02/2025 IC 2177. Camera ASI 533 MC sur objectif Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 40 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. prétraitement uniquement avec les darks. Séparation des couches, starless avec Siril, retrait de gradient et denoise avec GraXpert. Montage des couches et étalonnage sur Photoshop. Scripts de Harry Collis. Version HO-RVB. Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. le 28 février 2022Canon 1000D Astrodon + TS76EDPH F:4.5 + filtre Optolong L-eXtreme 60 poses de 180′′ à 800 iso + 15 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL (avec Drizzle), étalonnage sur Photoshop (couche Ha en luminance + RVB) . L’image apparait très bruitée par manque de temps d’acquisition ! À compléter donc… Localisation et astrométrie Views: 2
Nébuleuses NGC 6334 et 6357
Les nébuleuses NGC 6334 et 6357 La nébuleuse de la Patte de Chat (NGC 6334), parfois appelée nébuleuse de la Patte d’Ours, est une nébuleuse en émission située dans la constellation du Scorpion à une distance d’environ 5 500 années-lumière et s’étendant sur environ 50 années-lumière. Elle fut découverte par l’astronome britannique John Herschel en 1837. Il s’agit d’une zone de formation stellaires parmi les plus actives de la Voie lactée contenant plusieurs dizaines de milliers d’étoiles dont beaucoup sont plus massives que le soleil. Ces étoiles illuminent le gaz et la poussière environnants qui en retour brillent principalement en lumière rouge, ce qui est une signature de l’hydrogène ionisé. Source: wikipedia NGC 6357 appellée “Nébuleuse Guerre et paix ” ou parfois “Nébuleuse du Homard” est une nébuleuse diffuse située à environ 6 500 années-lumière dans la constellation du Scorpion. Voisine de NGC 6334, la nébuleuse a été nommée la Nébuleuse Guerre et paix (War and Peace Nebula) par les scientifiques du Midcourse Space Experiment en raison de son apparence La nébuleuse contient plusieurs proto-étoiles entourées de disques de gaz sombre, ainsi que de jeunes étoiles. Source: wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 07 septembre 2024 NGC 6334 nébuleuse de la patte de chat. ASI533MC Pro sur astrographe TS76EDPH à F:4.5, filtre Optolong L-eXtreme, gain: 105, T:-10°C. Monture EQM 35Pro. Guidage Tamron@300mm et ASI224MC. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. 29 poses de 300″ + 25DOF. Prétraitement, empilement, séparation des couches Ha-OIII: Siril, étalonnage: Photoshop. Version HO-RVB et travail de la couleur en palette Hubble. NGC 6334 et 6357 le 29 août 2024 ASI533MC Pro sur Samyang 135 à F:2, filtre Ir cut, gain 105, T:-10°c.Monture: EQM 35 Pro. Guidage par Tamron@300mm et ASI224MC. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. 28 poses de 240″ + 25 DOF. Empilement et traitement: Siril. Etalonnage: photoshop. Version HO-RVB Le 14 septembre 2023 Canon 450D défiltré partiel, TS76EDPH sur EQM35Pro. Ajout de 44 poses de 180″ avec filtre L-eXtreme Optolong. Extraction des couches Ha – OIII et combinaison en luminance avec l’image précédente. Siril 1.2 et module Starnet. Recomposition et étalonnage sur photoshop, Topaz DenoiseAI. (reprise de traitement du 23 janvier 2024) le 08 septembre 2023 Ajout de 86 poses de 180″ à la session précédente, pour un total de 5h42′ d’exposition. Empilement des sessions, Starless et recomposition dans Siril. Etalonnage dans Photoshop, Topaz DeNoise AI et Topaz Detail3 NGC6334 et NGC 6357 le 05 septembre 2023 – Canon 450D défiltré + filtre CLS sur Astrographe TS76EDPH à 800 iso + 25 DOF. 36 poses de 180″. Prétraitement et empilement sur Siril. Starless sur StarXTerminator, recomposition et étalonnage sur Photoshop. Guidage ASI224MC + Tamron 70-300@300mm + PHD2. Monture EQM35Pro. NGC 6334 et 6357 le 25 juillet 2022 Canon 1000D Astrodon + Astrographe TS76EDPH F:4.5 43 poses de 60″ à 800 iso + 20 Darks, 25 Offsets et 20 Flats. Empilement et prétraitement sur SiriL le 27 juillet 2022 Canon 1000D Astrodon + Filtre L-eXtreme Optolong + TS76EDPH F:4.5 56 poses de 180″ à 800 iso + 30 Darks, 30 Offsets et 30 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, montage des 2 sessions et étalonnage sur Photoshop localisation Views: 15
Theta Muscae et SNR G304.4-03.1
Le rémanent de supernova près de Theta Muscae SNR G304.4-03.1 : Un rémanent de supernova énigmatique près de Theta Muscae Le rémanent de supernova (SNR) G304.4-03.1, également catalogué sous le nom de G304.3-0.5, est l’un des vestiges les plus énigmatiques et énergétiques de notre Galaxie. Sa proximité apparente sur le ciel avec l’étoile brillante Theta Muscae, un système stellaire multiple dans la constellation de la Mouche, est en réalité une coïncidence de perspective, car ce SNR se situe bien plus loin dans le bras spiral de la Voie Lactée. Caractéristiques et découverte Identifié grâce à des observations en rayons X (par le satellite Chandra) et en ondes radio, SNR G304.4-03.1 est un cas particulier de rémanent jeune (estimé à quelques milliers d’années). Sa morphologie en rayons X révèle une coquille asymétrique et filamentaire, typique d’une onde de choc expansive interagissant avec un milieu interstellaire inhomogène. Particularité scientifique : sa nature en “enveloppe pleine” L’intérêt principal de G304.4-03.1 réside dans ses émissions gamma de très haute énergie (>100 GeV) détectées par le télescope H.E.S.S. La morphologie de cette émission coïncide avec celle du rémanent en rayons X, formant une “enveloppe pleine” (filled-center). Ce profil suggère une origine particulièrement énergétique, telle qu’un pulsar wind nebula (nébuleuse de pulsar) à l’intérieur du rémanent ou une accélération de particules extrêmement efficace au sein de l’onde de choc. Lien avec Theta Muscae Bien que visuellement proche, Theta Muscae est une étoile massive de type Wolf-Rayet WR/OB située à environ 7 400 années-lumière. SNR G304.4-03.1 se trouve quant à lui approximativement à 7 000 années-lumière. Cette relative proximité dans l’espace est fascinante mais probablement accidentelle. Il n’existe aucune preuve d’un lien physique ou d’une origine commune. Enjeux pour l’astronomie moderne SNR G304.4-03.1 constitue un “laboratoire naturel” clé pour comprendre les mécanismes d’accélération des particules cosmiques jusqu’aux énergies du Peta-electronvolt (PeV). Il est considéré comme l’un des candidats les plus prometteurs pour être un “PeVatron” galactique, c’est-à-dire une source capable d’accélérer des protons jusqu’à des énergies de l’ordre du peta-électronvolt, proche de l’énergie maximale détectée pour le rayonnement cosmique galactique. En résumé, bien que discret visuellement, SNR G304.4-03.1 est loin d’être anodin. C’est une source astrophysique majeure pour l’étude des phénomènes les plus violents de la Galaxie et des accélérateurs naturels de particules cosmiques de très haute énergie. Sa proximité avec Theta Muscae en fait une cible d’observation passionnante et un rappel de la complexité des structures superposées le long de notre ligne de visée dans la Voie Lactée. Lieu de prise de vue: La Rivière (La Réunion). Bortle:4 Avril 2026 – SNR G304.4-03.1 Caméra ASI533MC sur TS76EDPH. 13h52 de poses totales (unitaire de 300″) avec filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Monture EQM35Pro, guidage avec TS50 et ASI224MC. Pré traitement sur Siril avec DOF en RVB et séparation des couches Ha et OIII. Scripts python GraXpert, Veralux et SyQuon. Étalonnage et montage des couches sur Photoshop. Le rémanent essentiellement visible en OIII a été difficile à traiter, il faudrait encore plus de poses pour faire ressortir les fins filaments qui le compose !!! à suivre donc !!! Un grand champ centré sur Ced 122 – Une grande zone couverte d’un nuage d’étoiles dense et d’une faible nébuleuse EN émission en arrière-plan s’étend sur plus de 2 degrés dans la constellation de Centaure. Dans un ciel sombre, cette région est visible à l’œil nu et présente un contraste remarquable avec le sac de charbon qui se trouve à côté. L’astronome Sven Cederblad a publié son catalogue de 215 nébuleuses galactiques diffuses, d’émission et de réflexion en 1946 (Ced).Passez la souris sur l’image pour afficher les noms d’objets et le champ de SNR G304.4-03.1 zoom Le 04 août 2022 – Prise de vue: La Rivière (La Réunion) Bortle:4,5. Ced 122 et alentours, 24 poses de 120″. Samyang 135 sur Canon 1000D défiltré + filtre Astronomik CLS. Monture EQM35Pro. Traitement: Siril et Photoshop. Views: 23
Cederblad 214 et NGC 7762
Cederblad 214 et NGC 7762 NGC 7822 et Sh2-171 : Dynamique d’un complexe de formation stellaire en périphérie galactique Situé dans la constellation de Céphée, à environ 2 900 à 3 000 années-lumière de la Terre, le complexe NGC 7822 constitue l’une des régions de formation stellaire les plus actives et les plus étudiées du bras de Persée . Cette vaste nébuleuse par émission, également référencée sous la désignation Sharpless 2-171 (Sh2-171), n’est pas un objet isolé mais le cœur d’un système dynamique en interaction avec son environnement, incluant la nébuleuse voisine Sh2-170. L’étude de cet ensemble offre un laboratoire idéal pour comprendre l’influence des étoiles massives sur le milieu interstellaire. 1. Un complexe hiérarchisé : de la nébuleuse à l’amas L’ensemble du complexe est structuré autour de l’amas ouvert Berkeley 59, un jeune amas d’étoiles âgé de seulement quelques millions d’années . C’est la radiation ultraviolette intense des étoiles de type O et B de cet amas qui ionise le gaz hydrogène environnant, provoquant la brillance caractéristique de la nébuleuse en émission Sh2-171 . Parmi ces étoiles excitatrices, l’étoile binaire à éclipses BD+66 1673 joue un rôle prédominant. Classée de type spectral O5V, elle affiche une température de surface avoisinant les 45 000 Kelvin et une luminosité environ 100 000 fois supérieure à celle du Soleil, ce qui en fait l’une des étoiles les plus chaudes situées à moins de 3 260 années-lumière (1 kiloparsec) du Système solaire . 2. Dynamique des vents stellaires : l’expansion en couches de Sh2-171 Une étude publiée en 2022 dans Astronomy & Astrophysics par G. F. Gahm et ses collaborateurs a révélé des aspects cruciaux de la dynamique interne du complexe Sh2-171 (NGC 7822) . En analysant les spectres optiques de 27 étoiles de l’amas Berkeley 59, ainsi que la cartographie moléculaire du monoxyde de carbone, les chercheurs ont démontré que l’amas est entouré d’une coquille moléculaire en expansion. Cette coquille ne se comporte pas de manière uniforme : les données révèlent l’existence d’au moins trois structures de coquilles distinctes s’éloignant de l’amas à des vitesses différentes (4 km/s, 12 km/s, et des valeurs intermédiaires) . Ces vitesses d’expansion ne sont pas aléatoires. La modélisation dynamique du système indique que ces structures sont la conséquence directe des vents stellaires combinés des étoiles massives de l’amas. Les fragments de nuages denses, détachés de la coquille principale, se déplacent plus vite et plus loin que la coquille elle-même car ils sont moins efficacement ralentis par le milieu interstellaire ambiant . Ce mécanisme explique la morphologie complexe de la région, sculptée par le rayonnement et le vent stellaire. 3. Sh2-170 : un objet distinct mais contextuel À proximité immédiate, au sud de NGC 7822, se trouve la nébuleuse Sh2-170 (ou Sharpless 2-170), parfois surnommée la “Petite Rosette” en raison de sa forme circulaire (Ici en bord du champ à gauche) . Des analyses astrométriques et spectroscopiques récentes, notamment basées sur les données Gaia, confirment que bien que projetée dans le même champ galactique, cette nébuleuse n’est pas physiquement liée à NGC 7822. La distance séparant les deux objets est estimée à environ 4 600 années-lumière, ce qui en fait des entités indépendantes superposées par effet de perspective le long de la ligne de visée . 4. Implications astrophysiques et perspectives L’intérêt scientifique de l’ensemble NGC 7822/Sh2-171 dépasse la simple description morphologique. La découverte de structures d’expansion multiples autour de Berkeley 59 remet en question certains modèles simplifiés de rétroaction stellaire. Le fait que des étoiles de l’amas, comme BD+66 1673, soient identifiées comme des systèmes binaires spectroscopiques (voire triples) ajoute une complexité supplémentaire à la compréhension de l’injection d’énergie dans la nébuleuse Zoom Le 23 mars 2026 – lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) Bortle 6 107 poses de 120″ avec une caméra ASI533MC sur un objectif Samyang 135 + EAF et filtre Antlia TriBand. Monture StarAdventurer mini. Pointage manuel, acquisition et mise au point sur Kstars/Ekos. Workflow: Prétraitement sur Siril avec flats/biases uniquement. Astrométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie. Scripts Python: AutoBGE, Aberration remover, GraXpert background extraction, SyQon Starless, SyQon Prism. Etirement: Asinh + Hyperbolique Généralisé. VeraLux Curves + Revela. Montage starless et starmask sur Photoshop, ajustement des niveaux et couleurs. Réduction d’étoiles avec le script de Harry Collis. Remarque: avec un ciel très médiocre (2 lampadaires à proximité) et une lune à 30% le signal est quand même bien ressorti malgré un gradient très important. Views: 11
Le complexe de nébuleuses des Voiles
Le complexe de nébuleuses des Voiles Ce complexe nébuleux extrêmement riche, référencé dans plusieurs catalogues (GUM10 à 26, RCW 24 à 42, CED106 a à i, vdBH, …), est principalement composé de rémanents de supernovae est situé dans un quadrilatère délimité par: au Sud Regor (γ Vel), à l’Ouest Naos (ζ Pup), à l’Est Suhail (λ Vel) et au Nord β Pyx. Ces nébuleuses se trouvent donc dans l’ancienne constellation des Voiles du Navire Argo.Nommée d’après l’astronome australien Colin Stanley Gum (1924-1960), cette nébuleuse est si vaste (40° d’arc) qu’elle est en réalité difficile à voir. Nous nous trouvons seulement à quelque 450 années-lumière de l’extrémité la plus proche de ce nuage d’hydrogène gazeux, contre 1500 années-lumière pour son extrémité la plus éloignée. Cette région de faible émission est difficile à distinguer contre le fond du ciel constitué d’étoiles de la Voie Lactée d’une grande densité. La partie centrale connue sous le nom de Vela SNR est un rémanent de supernovae qui a explosé il y a environ 12000 ans. Voir la vue à très grand champ (40°) sur le site APOD de la NASA, réalisée en Hα par John Gleason. Les différentes tuiles qui composent ce projet font à peu près 9°25 x 6°10 pour la version avec le Canon 1000D et 4°50 x 4°50 avec l’ASI533MC. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le projet en cours: Avril 2024: Sergio Pro (Astro) & Thierry Boufflet sont heureux de vous présenter une mosaïque grand champs de 12 tuiles centrées sur le rémanant de supernova Vela SNR. Une collaboration entre l’hémisphère nord et le sud. Nous sommes dans la constellation des Voiles juste au nord de la fameuse Carène.Sergio : Acquisition des images, assemblage et pré-traitementThierry : Post-traitement PixinsightEquipements :Caméra : ASI533MCOptique : Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia Tri-Band.Monture : SkyWatcher EQM 35proLes 12 tuiles représentent un total de 47h de poses (240″unitaire)Image lauréate du Astronomy Picture of the Day (AAPOD2) du 21 avril 2024.Voir aussi sur Astrobin où elle est nominée Top Pic le 03 mai 2024 Mars 2026, nouvelle version RVB avec les scripts Py. VeraLux et SyQon_Starless de Siril1.4.2, ci-dessous. Ajout de 3 tuiles au sud. Taille originale 6840 x 9059 pixels, temps d’intégration total: 50h et 36min. Version HSO-RVB. Le champ couvert est d’environ 16 x 12 degrés. > Bouton: Zoom, pour une meilleure visualisation en plein format. (fichier de 18 Mo) Zoom Version d’avril 2024 (primée AAPOD2 et Astrobin) Zoom Zoom 27 février 2026: Tuile 08 centrée sur H Vel (HD 76805) Samyang 135, ASI533MC+ filtre Antlia Tri-Band. 5h40 de pose (240″ chaque), traitement Siril 1.4.2, avec scripts python SyQon, VeraLux et GraXpert, finalisation sur Photoshop. Version HO-RVB février 2024 3 tuiles assemblées. Samyang 135, ASI533 + filtre Antlia Tri-Band. Poses de +ou- 4h en moyenne pour chaque tuile. Même traitement que l’image du 18 janvier. Assemblage sur Photoshop. Annotation des objets dans le champ. Catalogues: New General Catalog (NGC), Van den Berg (vdBH), 182 nébuleuses compilées par Rogers, Campbell et Whiteoak (RCW), nébuleuses planétaires (PN), rémanents de supernovae (SNR), nébuleuses brillantes galactiques par Cederblad et Cohen (Ced), amas ouverts et nébuleuse par Van Den Berg et Hagen (vdB-Ha). plus d’infos sur les catalogues d’objets Le 18 janvier 2024 Vela SNR : Samyang135 à F:2, camera ASI533MC, gain 105, Offset: 30, Température: -10°C + filtre Antlia Tri-Band. 48 x 240″ + 25DOF. Monture: EQM35Pro. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. Prétraitement, empilement, séparation des couches et étirement sur Siril 1.2 + module Starnet. Retrait de gradient sur GraXpert. Montage des couches, étalonnage sur Photoshop, lissage du bruit pour chaque couches sur Topaz DeNoise AI. Version SHO-RVB Le 06 décembre 2023 Le centre du complexe: le rémanant de supernova Vela SNR. Astrographe TS76EDPH + caméra ASI533MC refroidie à -10, gain: 200. 6 poses de 300″ seulement!!! sans DOF. Version RVB. À compléter donc. Acquisition sous Kstars/Ekos, empilement et étirement: Siril, étalonnage: Photoshop. Localisation: Localisation des nébuleuses de Gum sur la carte H alpha en fausses couleurs. Source sur le site galaxymap.org Projet complet: en cours d’élaboration et reprise des tuiles avec la camera ASI533MC beaucoup plus sensible que le Canon 1000D! (voir au dessus) Voici pour l’instant 18 tuiles empilées dans Siril, assemblées avec AstroPixelProcessor et Photoshop. La plus grande difficulté est d’égaliser chaque tuile en terme de luminosité, contraste et colorimétrie. J’ai fais plusieurs tentatives avec des .fits 32bits en mode linéaire, en mode étiré, le résultat le plus probant est finalement avec des .tif 16bits étirés. J’ai enregistré dans AstroPixelProcessor les tuiles positionnées puis tout a été importé dans des calques photoshop pour l’égalisation de chacune. Les différences entre chaque tuile s’explique par les temps de poses cumulés qui diffèrent de 0h47′ à 2h46′. Il va donc falloir continuer les acquisitions pour obtenir un temps minimum de 3h par tuile. Voici le résultat du 04 avril 2023: Image zoomable, utilisez la molette de la souris ou les boutons + et -. Utilisez 2 doigts sur écran tactile. Cliquez-glissez pour se déplacer dans l’image. Le bouton sous l’image permet la visualisation en plein écran, utilisez la flèche “retour” de votre navigateur pour revenir à la page principale. L’image ici couvre un champ d’environ 30° x 19° Version d’avril 2023 18 tuiles assemblées, le champ mesure environ 32° x 25°. Assemblage sur Photoshop. Astrométrie Views: 169
CG4: un monstre cosmique !
CG4: un monstre cosmique ! Dans les profondeurs de la constellation de la Poupe (Puppis), à environ 1 300 années-lumière de la Terre, flotte une structure qui semble tout droit sortie d’un univers fantastique : CG4. Surnommée poétiquement “la Main de Dieu” ou “la Gueule de la Bête” , cette nébuleuse est en réalité un globule cométaire, une classe d’objets célestes à la forme singulière découverte pour la première fois en 1976 sur des clichés du UK Schmidt Telescope . Une Tête et une Queue dans l’Espace Comme son nom l’indique, un globule cométaire se caractérise par une morphologie rappelant celle d’une comète. CG4 ne fait pas exception. Sa structure se divise en deux parties distinctes : · Une tête dense et opaque : Composée de gaz et de poussières interstellaires, cette tête est un nuage moléculaire froid d’environ 1,5 année-lumière de diamètre . Sa forme sombre et rugueuse est éclairée par le rayonnement intense d’étoiles proches, créant un jeu d’ombre et de lumière saisissant. · Une queue vaporeuse et allongée : S’étirant sur pas moins de 8 années-lumière, cette traînée de matière plus ténue semble s’éloigner de la tête, comme balayée par un vent puissant . Mais contrairement aux comètes, ce n’est pas la radiation solaire qui façonne CG4, mais les forces colossales à l’œuvre dans la nébuleuse de Gum, une immense bulle de gaz ionisé dans laquelle baigne le globule . Un Berceau Stellaire sous Influence CG4 n’est pas une simple sculpture cosmique. C’est une région dynamique où naissent des étoiles. Les observations menées en radioastronomie (notamment par le télescope SEST) ont permis de détecter du gaz moléculaire (CO, HCO+) en son sein, révélant une masse d’hydrogène moléculaire estimée à environ 50 masses solaires et une température très froide d’environ 16 kelvins . L’environnement de CG4 est particulièrement agressif. Il est soumis aux rayonnements ultraviolets intenses d’étoiles massives voisines, comme les étoiles Zeta Puppis et Gamma2 Velorum, situées à quelques dizaines de parsecs . Ces rayonnements érodent progressivement la tête du globule, créant ce “museau” caractéristique. Ce phénomène, bien que destructeur à grande échelle, peut paradoxalement déclencher la formation de nouvelles étoiles. En comprimant les parties les plus denses du nuage moléculaire, les ondes de choc et le rayonnement peuvent provoquer leur effondrement gravitationnel, donnant naissance à des étoiles de faible masse . Les astronomes ont ainsi identifié dans cette région de jeunes étoiles en cours de formation (étoiles de type T-Tauri), faisant de CG4 un laboratoire idéal pour étudier la formation stellaire dite “déclenchée” dans un environnement d’intensité radiative intermédiaire entre des régions calmes comme le Taureau et des fournaises comme Orion . Une Illusion d’Optique Cosmique L’une des images les plus célèbres de CG4, capturée par le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO en 2015, ajoute une touche de magie au tableau . On y voit la “gueule” sombre et poussiéreuse du globule prête à “avaler” une galaxie spirale brillante, ESO 257-19 (ou PGC 21338). Bien sûr, il s’agit d’une simple illusion de perspective : la galaxie est en réalité bien plus lointaine, située à plus de cent millions d’années-lumière derrière CG4. CG4 est donc bien plus qu’une jolie nébuleuse. C’est un témoin des interactions puissantes entre étoiles massives et nuages interstellaires, un site actif de naissance stellaire et une formidable toile de fond pour une illusion d’optique à l’échelle cosmique. Le 11 février 2026: CG4 ASI533MC sur TS76EDPH @F:4.5 + filtre Optolong L-eXtreme. 78 poses de 360″ + DOF. Pré-traitement, séparation des couches, étirement sur Siril 1.4.1, scripts .py: GraXpert, Cosmic-Clarity Denoise, AberrationRemover, SyQon-Starless, VeraLux Curve, Étirement hyperbolique généralisé. Finalisation sur Photoshop. Monture: EQM35 pro, guide: TS50 + ASI224MC, focuser ASI. Pointage, guidage, acquisitions sur Kstars-Ekos 3.8.1 MacBook Pro M2. Views: 16
SMC petit nuage de Magellan et 47 Toucan
SMC le petit nuage de Magellan et 47 Toucan Le Petit Nuage de Magellan (SMC) et l’amas globulaire 47 Toucan. SMC est une petite galaxie proche de la Voie Lactée qui contient plusieurs nébuleuses et amas d’étoiles. Sa distance est d’env. 200000 années lumière et fait env. 7000 AL de diamètre. L’amas globulaire 47 Tuc. est le deuxième plus brillant (après Omega Cen.) Il est situé à env. 13400 AL de distance et a un diamètre d’env. 120 AL. donc largement en avant plan de SMC. En savoir plus: Wikipedia Dimensions apparente de SMC: 5° 9′ x 3° 24′ Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4,5) Zoom SMC le 11 janvier 2026 Camera ASI533MC sur Samyang 135, filtre Antlia TriBand. 17 poses de 300″ T°:-10°C, gain: 105 + DOF. Monture EQM35pro, guidage ASI224MC sur TS50. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos 1.8.0. Prétraitement Siril 1.4, Script Py, VeraLux, montage des couches, étalonnage sur Photoshop. Version HSO-RVB. Le 16 octobre 2021Canon 80D + TS76EDPH F:4.5 sur EQM 35. Filtre CLS Astronomik: 142 poses de 30′′ à 3200 isoet filtre LeXtreme optolong 100 poses de 60′′ à 6400 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats pour chaque session.Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop SMC combinaison de 4 sessions pour un total de 4h 10′ de poses. Objectif Samyang 135 à F:2, Canon 80D filtre CLS sur Star Adventurer mini. Empilement et pré traitement sur Siril, étalonnage, recadrage sur Photoshop, Star-Exterminator, Topaz Denoise AI Le 26 novembre 2025 Le groupe de nébuleuses centrée sur NGC 371 au nord du Petit Nuage de Magellan. Camera ASI533MC sur téléobjectif Canon 100-400 à 400mm ouvert à 5,6 + Filtre Antlia TriBand (et filtre polarisant que j’avais oublié d’enlever!). Monture: SW EQM35, guidage avec TS50 + ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. 22 poses de 300″ gain: 105, T°: -10°C. Traitement: Siril 1.4 (GraXpert, VeraLux HyperMetric Stretch) et Photoshop Zoom Astrométrie Sur Siril Voir aussi l’article sur 47 Toucan Views: 9
LMC grand nuage de Magellan et la Tarentule
LMC le grand nuage de Magellan et la Tarentule Le Grand Nuage de Magellan, (on l’appel aussi souvent LMC dans la littérature en référence à l’anglais Large Magellanic Cloud), est une galaxie naine de type SB(s)m appartenant au Groupe local et située dans les constellations de la Dorade et de la Table. Satellite de la Voie lactée, il s’agit d’une petite galaxie spirale magellanique, caractérisée par une grande barre et un seul bras spiral. Elle se trouve à une distance de 50 ± 3 kpc (∼163 000 a.l.). En 2019, cette distance est déterminée avec une précision de 1 % : 49,59 ± 0,54 kpc. C’est la troisième galaxie la plus proche de la Voie lactée, après les galaxies naines du Grand Chien et du Sagittaire. D’un diamètre de ∼14 000 a.l., c’est la quatrième plus massive du Groupe local après la galaxie d’Andromède (M31), la Voie lactée et la galaxie du Triangle (M33). Suite sur Wikipedia. Le LMC contient la nébuleuse de la Tarentule, (également connue sous le nom de 30 Doradus, ou NGC 2070 ou Caldwell 103) est une région HII dans le Grand Nuage de Magellan. Initialement, on pensait qu’il s’agissait d’une étoile (d’où la dénomination désuète de 30 Doradus dans la classification de Flamsteed), mais en 1751 Nicolas-Louis de Lacaille a pu identifier sa nature nébuleuse. Elle se situe à 160 000 années-lumière de la Terre. Le taux de formation d’étoiles y est plus élevé qu’en n’importe quelle région de notre Galaxie, ce qui a été à nouveau confirmé en 20226. La nébuleuse de la Tarentule est la plus grosse nébuleuse connue à ce jour. Le Grand Nuage de Magellan est visible à l’œil nu il est plus de 3 fois plus étendu que la galaxie d’Andromede avec un diamètre apparent de 10° 45′ x 9° 10′. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 02 janvier 2026 Groupe de nébuleuses au nord du LMC centré sur NGC 1776 Camera ASI533MC sur TS76EDPH. Filtre Antlia TriBand. Première session de 24 poses de 300″, Gain 105, T°: -10°C. Monture EQM35Pro, guidage: TS50+ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos MacBookPro M2. Prétraitement, étirement… Siril 1.4 avec script VeraLux HyperMetric Stretch. Etalonnage sur Photoshop. Le 27 novembre 2025 Nébuleuse de la Tarentule (NGC 2070) Camera ASI533MC sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. Filtre Antlia TriBand. 21 poses de 300″, Gain 105, T°: -10°C. Monture EQM35Pro, guidage: TS50+ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos MacBookPro M2. Prétraitement, étirement… Siril 1.4.0 rc2. Combinaison avec la session du 10 novembre 2024. Etalonnage sur Photoshop. Version HOO-RVB 11 novembre 2024: Grand Nuage de Magellan – Lieu de prise de vue: Observatoire des Makes – Caméra ASI533 MC sur objectif Samyang 135 à F:2, Filtre Antlia TriBand . Monture SW-EQM35. Pointage, guidage et capture sous Kstars/Ekos. 25 poses de 240″ + DOF. Pré-traitement, empilement, starless sur Siril, post production sur GraXpert, Photoshop, Topaz Denoise AI. Le 10 novembre 2024 – NGC 2070: nébuleuse de la Tarentule. Lieu de prise de vue: Observatoire des Makes – Composite de deux sessions, la première réalisée par Michel Lieca de l’AAR, sur un astrographe Askar 400 et ASI2600MC pro filtre Bi-bandes Optolong. 100 poses de 30″, T°:-10, Gain: 100 + DOF. Capture: ASI AIR. Monture: ASI AM3. La seconde par moi-même sur astrographe TS76EDPH à F/ 4.5 et ASI533 MC pro + filtre Optolong L-eXtreme. Pré-traitement, empilement, starless: Siril, post production: GraXpert, Photoshop et Topaz Denoise AI. Monture: EQM 35. Pointage, guidage et acquisition Kstars/Ekos. Janvier-février 2021 Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 – Monture StarAdventurer Mini, sans auto guidage – Combinaison de 467 photos pour un total d’environ 3h– lots à 800, 1600+ filtre CLS et 3200 iso + Filtre Optolong L-eXtreme – Empilement et traitement des lots sur SiriL, étalonnage sur Photoshop. Astrométrie Où l’on s’aperçoit qu’il y a du monde !!! La nébuleuse de la Tarentule est visible en haut à droite de la barre principale du grand Nuage de Magellan. Elle est cataloguée sous les numéros: NGC 2070, C103 ou l’amas 30 Dorade. Le Grand Nuage de Magellan et la Nébuleuse de la Tarentule À seulement 160 000 années-lumière de la Terre, le Grand Nuage de Magellan (LMC) est l’une des galaxies les plus proches de la Voie Lactée et un véritable laboratoire d’astrophysique. En son cœur se trouve 30 Doradus, plus connue sous le nom de nébuleuse de la Tarentule, la région de formation d’étoiles la plus active du Groupe Local. 1. Le Grand Nuage de Magellan : Une Galaxie Satellite Spectaculaire Caractéristiques Clés – Type : Galaxie naine irrégulière, satellite de la Voie Lactée. Taille : Environ 14 000 années-lumière de diamètre. Contenu : Des milliards d’étoiles, dont de nombreuses jeunes et massives. Des nébuleuses géantes (Tarentule, NGC 1929 et NGC 1963). Des restes de supernovae et des amas stellaires. La Nébuleuse de la Tarentule (30 Doradus) – La plus grande nurserie stellaire du Groupe Local. Diamètre : ~1 000 années-lumière. – Particularité : R136, un amas d’étoiles supergéantes (dont certaines dépassent 100 masses solaires). Gaz ionisé intense (Hα, OIII) et poussières interstellaires. 2. Conseils d’Astrophotographie pour le LMC et la Tarentule Matériel Recommandé – Télescope : – Petit réfracteur (60-80 mm) ou objectif photo grand-angle (24-85 mm) pour capturer l’ensemble du LMC. – Télescope de 150-300 mm pour des détails sur la Tarentule. – Caméra : – APSC ou plein format (Canon 6D, Sony A7 modifié) pour le champ large. – Caméra astronomique (ZWO ASI 2600MC) pour une meilleure sensibilité Hα. – Monture : – Monture équatoriale (Star Adventurer, HEQ5) pour des poses longues. Paramètres d’Acquisition – Temps de pose : – 30-120 secondes par image (selon la focale et la pollution lumineuse). – ISO : 800-1600 (pour éviter le bruit). – Nombre d’images : – Minimum 2-3 heures pour révéler les nébulosités. –
La constellation d’Orion et ses nébuleuses
La constellation d’Orion et ses nébuleuses La partie centrale de la constellation d’Orion est une zone très riche en nébuleuses et gaz interstellaire. La grande boucle rouge, la ceinture de Barnard, entoure les trois étoiles du baudrier d’Orion: Mintaka en haut, Alnilam au centre et Alnitak en bas, bordée par les nébuleuse de la Flamme (NGC2024). Juste à côté la célèbre Tête de Cheval (IC434) se détache sur un fond rouge écarlate. L’épée d’Orion est matérialisée par la grande nébuleuse M 42. Cette image est un composite de prises réalisées au Canon 80D avec un objectif Samyang 135 à F:2 et un Yongnuo 50 à F:1.8. Les lots ont été traités sur Siril puis étalonnés et montés sur Photoshop. La monture est une EQM35Pro pour les prise au 135 et une Star Adventurer mini pour les prises au 50 mm Les lots du 18 janvier 2021 au 135 sont de 94 poses de 20″ à 200 iso, 20 x 30″ à 800, 20 x 15″ à 1600 iso, plus darks, flats et Offsets. Les lots au 50 sont de janvier 2019. Version retraitée avec Siril 1.4 et les scripts VeraLux en décembre 2025. Voir aussi les articles sur les nébuleuses de la Tête de Sorcière et de la Tête de Cheval Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) La version au Samyang 135 sur Canon 80D (sans filtres) À droite la grande nébuleuse d’Orion (M 42) en bas à gauche la nébuleuse de la Tête de Cheval (IC 434) et la nébuleuse de la Flamme (NGC 2024) M 42 la grande nébuleuse d’Orion le 06 décembre 2023 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 43 poses de 60″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, Topaz DeNoise AI. Retraitement le 26/12/2025 avec l’utilisation des scripts Py: VeraLux. Version RVB Le 14/11/2021 Combinaison de 280 poses de 20″ à 3200 iso avec Canon 80D + filtre L-eXtreme, sur astrographe TS76EDPH. Monture EQM 35pro sans autoguidage. Views: 37
Nébuleuse de la Tête de Sorcière (IC 2118)
Nébuleuse de la Tête de Sorcière À la lumière des étoiles, ce sinistre visage brille dans l’obscurité, un profil tordu évoquant son nom populaire, la nébuleuse de la Tête de Sorcière. En fait, cet envoûtant portrait donne l’impression que la sorcière a fixé son regard sur la brillante étoile supergéante Rigel d’Orion. Connue dans les catalogues sous le nom de IC 2118 ou NGC 1909, la nébuleuse de la Tête de Sorcière s’étend sur environ 50 années-lumière et est composée de grains de poussière interstellaire qui reflètent la lumière de l’étoile Rigel. La couleur bleue de la nébuleuse de la Tête de Sorcière et de la poussière entourant Rigel est causée non seulement par l’intense lumière bleue de l’étoile Rigel, mais aussi parce que les grains de poussière diffusent la lumière bleue plus efficacement que la rouge. C’est le même processus physique qui fait apparaître le ciel de jour de la Terre en bleu, bien que les diffuseurs de l’atmosphère terrestre soient des molécules d’azote et d’oxygène. Rigel, la nébuleuse de la Tête de Sorcière, ainsi que le gaz et la poussière qui les entourent se trouvent à environ 800 années-lumière. Source APOD NASA Lieu de prise de vue: La Rivière (La Réunion) Bortle 4 Le 20 décembre 2025 – NGC 1909 TS76EDPH et camera ASI533MC + filtre Antlia TriBand. Guidage avec TS50 + ASI224MC, monture EQM35Pro. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. 22 poses de 300″ + Darks. Prétraitement sur Siril 1.4, scripts Py: GraXpert, VeraLux_HyperMetric_Stretch, SCUNet_Denoise, HDR_multiscale. Etalonnage sur photoshop. Le 7 janvier 2024, IC 2118 la Tête de Sorcière. Samyang 135 à F:2 et ASI533MC + filtre Antlia TriBand sur EQM35 Pro. 21 poses de 180″, gain 105, T°: -10 Offset: 30. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. ASI224MC sur Tamron 70-300 à 300mm. 20DOF – Prétraitement, Extraction des canaux et Empilement + Starnet sur Siril,. Combinaison des couches et finalisation sur Photoshop, StarXterminator et Topaz Denoise AI. Version SHO-RVB Voir aussi l’article sur la comète C/2025 R3 PANSTARRS qui est passée près de la Tête de Sorcière Views: 31
Nébuleuse de la Tête de Dauphin (Sh2-308)
Nébuleuse de la Tête de Dauphin (Sh2-308) Sh2-308 : La Nébuleuse de la Tête de Dauphin, un souffle stellaire géant Localisation : À environ 5 200 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Grand Chien (Canis Major), Sh2-308 est une bulle cosmique sculptée par les vents violents d’une étoile massive en fin de vie. Origine et formation : – Étoile responsable : Une étoile Wolf-Rayet (WR 6, HD 50896), type rare et extrêmement chaud (plus de 100 000°C en surface), expulsant son enveloppe gazeuse à des vitesses dépassant 2 000 km/s. – Mécanisme : Les vents stellaires intenses ont balayé le milieu interstellaire environnant, créant une coquille de gaz ionisé en expansion depuis près de 70 000 ans. – Taille : Environ 60 années-lumière de diamètre, soit une structure bien plus vaste que le système solaire. Apparence et surnom : – “Tête de Dauphin” : En lumière filtrée (notamment en hydrogène alpha), la nébuleuse révèle une forme évocatrice, avec des contours arrondis et des filaments gazeux rappelant le profil d’un cétacé cosmique. – Couleurs dominantes : Bleutées en imagerie astronomique (dominées par l’émission de l’oxygène ionisé), contrastant avec les régions plus denses de gaz rougeoyant. Observation et découverte : – Cataloguée dans les années 1950 par l’astronome Stewart Sharpless (d’où sa désignation Sh2-308). – Mieux visible en photographie longue pose que visuellement, en raison de sa faible luminosité de surface. – Cible privilégiée des télescopes professionnels comme le VLT ou Hubble, révélant des détails fins de sa structure soufflée. Enjeux scientifiques : – Laboratoire pour étudier l’impact des étoiles Wolf-Rayet sur leur environnement. – Préfiguration du destin du système solaire : Dans quelques milliards d’années, le Soleil générera une nébuleuse planétaire de moindre envergure. – Dynamique des bulles interstellaires : Les astronomes analysent son taux d’expansion et sa composition chimique (enrichie en hélium et azote). Anecdote : L’étoile WR 6, cachée près du centre de la nébuleuse, est 500 000 fois plus lumineuse que le Soleil mais invisible à l’œil nu depuis la Terre en raison de son éloignement et de l’absorption par les poussières galactiques. En résumé : Sh2-308 est bien plus qu’une curiosité céleste – c’est un monument éphémère érigé par les forces titanesques d’une étoile mourante, et une fenêtre sur le futur violent des systèmes stellaires massifs. (Sources : NASA/ESA, bases de données SIMBAD, articles scientifiques sur les étoiles Wolf-Rayet.) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 14 décembre 2025 – Sh2-308 combinaisons de 3 sessions pour un total de 4h40′ d’acquisition. Avec une TS76EDPH et un objectif Canon 100-400 à 400mm de focale et une camera ASI533MC + filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Poses unitaires de 300″, T°:-10°C. Guidage: TS50 + ASI224MC. Monture EQM35Pro. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop. Version HOO-RVB. 22 décembre 2024, la Tête de Dauphin dans son environnement.Samyang 135 + ASI533MC + filtre Antlia TriBand. 26 poses de 300″, gain: 105, T°: -10°C + DOF. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop, ON1, Topaz DenoiseAI. Version HO (luminance)-RVB (couleurs) Le 12 décembre 2023 – Sh2-308 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 45 poses de 300″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, StarXTerminator, Topaz DeNoise AI. Version SHO-RVB Cumul de 6 sessions entre le 27/12/2021 et 17/01/2023, totalisant 12h15 minutes de poses unitaires de 2, 3 et 5 minutes avec un astrographe TS76EDPH à F:4.5 et un Canon 80D (non défiltré) avec et sans filtre Optolong L-eXtreme. Monture Skywatcher EQM35 Pro, Guidage: objectif Tamron à 300mm et camera ZWO224 MC Empilement, prétraitement: Siril 1.0.6, Traitement et étalonnage: Starnet++, StarExterminator, Photoshop. Localisation Localisation sur Stellarium en ligne: https://stellarium-web.org/skysource/EZCMa?fov=8.1593&date=2023-01-23T16:05:18Z&lat=-21.10&lng=55.60&elev=0 Voir aussi sur Astrobin: https://www.astrobin.com/pah3g2/ Views: 23
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240)
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240) Sh2-240 : la “nébuleuse du Spaghetti”, un rémanent de supernova spectaculaire Dans le ciel d’hiver, à cheval sur les constellations du Taureau et du Cocher, se dissimule un objet céleste d’énorme dimensions et aux formes intrigantes : Sh2-240, surnommée la nébuleuse du Spaghetti. Cette structure cosmique étendue est en réalité le rémanent d’une supernova (SNR G180.0-01.7) vieux de plusieurs milliers d’années. Découverte par l’astronome américain Stewart Sharpless dans les années 1950, cette nébuleuse couvre une surface apparente étonnante de près de 3 degrés dans le ciel, soit l’équivalent de six pleines lunes côte à côte ! En réalité, située à environ 3 000 années-lumière de la Terre, sa taille réelle avoisine les 150 années-lumière, ce qui en fait l’un des plus grands rémanents de supernova connus dans notre Galaxie. Une origine violente! Sh2-240 est née de l’explosion cataclysmique d’une étoile massive arrivée en fin de vie. L’onde de choc issue de cette supernova a balayé le milieu interstellaire environnant, chauffant et ionisant le gaz, créant ces filaments luminescents qui lui valent son surnom évocateur. Les observations en différentes longueurs d’onde révèlent des structures complexes où se mêlent des zones d’émission rouge (hydrogène ionisé) et des filaments bleutés (rayonnement synchrotron émis par des électrons accélérés). Un objet pour astronomes avertis Malgré sa taille, la nébuleuse du Spaghetti n’est pas un objet facile à observer. Sa faible luminosité de surface la rend invisible en visuel dans les instruments d’astronomie amateur classiques. Ce sont les astrophotographes expérimentés, équipés de filtres spécifiques (comme le H-alpha, le OIII et le SII) et de longs temps de pose, qui parviennent à capturer ses structures filamenteuses délicates. Les télescopes professionnels, comme le télescope spatial Hubble ou les radiotélescopes, permettent d’étudier en détail sa composition et sa dynamique. Une fenêtre sur la vie des étoiles L’étude de Sh2-240 offre aux astrophysiciens une fenêtre unique sur le cycle de la matière stellaire. Ces rémanents enrichissent le milieu interstellaire en éléments lourds (oxygène, fer, silicium…) forgés dans l’étoile progénitrice et lors de l’explosion, contribuant à la formation des futures générations d’étoiles et de planètes. La nébuleuse du Spaghetti nous rappelle ainsi que la mort violente d’une étoile peut donner naissance à certaines des structures les plus éthérées et fascinantes du cosmos, un spectacle silencieux qui se déploie à l’échelle de siècles et de distances vertigineuses. Pour observer Sh2-240 : coordonnées approximatives – Ascension droite : 5h 39m / Déclinaison : +27° 59′ (époque J2000). Meilleure période d’observation : novembre à février. Traitement 1 zoom Traitement avec le script python de Siril 1.4 “VeraLux_Hypermetric_Stretch” zoom Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire cette magnifique nébuleuse mais étant dans l’hémisphère sud elle reste très basse sur l’horizon. Heureusement mon amis Thierry Boufflet m’a généreusement prêté ses fichiers d’acquisition fait depuis son observatoire personnel dans le sud de la France et je lui en suis infiniment reconnaissant! Matériel utilisé: Lunette Takahashi FS-60CP, Caméra RisingCam ATR37100KMA (mono), Monture Sky-Watcher Wave 150i Strainwave Mount, Filtres: Antlia 3.5nm Narrowband H-alpha 36 mm, Antlia 3.5nm Narrowband Oxygen III 36 mm, ZWO Blue 36 mm, ZWO Green 36 mm, ZWO Red 36 mm. Intégration: R 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% G 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% B 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% Hα 114×600″ 19h 14 nov. 🌛28% OIII 114×600″ 19h 15 nov. 🌛19% Totaux 40h 14-16 nov. 🌛17% Traitement: Voici mon flux de travail: -1 Traitement de chaque fichier monochrome dans Siril avec GraXpert: retrait de gradient et denoise -2 Chargement des fichiers en séquence, photométrie, alignement et recadrage. Renommage des fichiers selon leur noms d’origine. -3 Soustraction du continuum: Ha – rouge, gain à 3 et OIII – vert, gain à 4 -4 Composition RVB avec pour le canal rouge le fichier Ha résultant de la soustraction du continuum et pour les autres canaux le fichier OIII précédemment calculé. -5 Photométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie -6 Etirement de l’histogramme via le script python: VeraLux_HyperMetric_Stretch. -7 Starless -8 Réduction d’étoiles sur le Starmask via le script DSA-Star_Reduction -9 Enregistrement du Starless et du Starmask au format .tif (16bits) -10 Montage des couches sur Photoshop, retrait du bruit résiduel et accentuation sur Topaz DenoiseAI -11 Finalisation des couleurs avec le module Camera Raw et de calques de réglage: Teinte/Saturation et du contraste avec le script de luminance de Harry Collis associé aux calques de réglage: Courbe. -12 Enregistrement pour le Web en .jpg pour publication et en .psd pour archivage. Views: 32
Nébuleuse Helix (NGC 7293)
NGC 7293 ou nébuleuse de l’Hélice est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Verseau, à proximité du Poisson austral. Sa forte ressemblance avec un œil humain lui a valu le surnom de « l’œil de Dieu ». NGC 7293 est découverte par Karl Ludwig Harding en 1824. Située à environ 650 années lumière de la Terre, elle est l’une des nébuleuses planétaires les plus proches. Elle se présente comme deux anneaux entrelacés. [Source: Wikipedia] Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) NGC 7293 le 01 septembre 2024 ASI533MC Pro sur Astrographe TS76EDPH à F:4.5, filtre Optolong L-eXtreme, gain 105, T:-10°c.Monture: EQM 35 Pro. Guidage par Tamron@300mm et ASI224MC. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. 60 poses de 240″ sans DOF ajoutées à la session du 6/11/23. Empilement et traitement: Siril (avec Drizzle). Etalonnage: photoshop. Version HO-RVB – 8h45′ de poses au total. NGC7293le 06 novembre 2023 ASI533MC Pro sur Astrographe TS76EDPH à F:4,5, filtre Antlia Tri-BandMonture: EQM 35 Pro. Guidage par Tamron@300mm et ASI224MC, PHD2.Acquisition: AstroImager24 poses de 120′′ à gain: 200, -10°C. 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats. Empilement et traitement sur Siril (avec Drizzle) séparation des canaux Ha et OIII, étalonnage sur Photoshop, Topaz DeNoiseAI. combinaison RVB-HOO, ajout aux sessions précédente. NGC 7293 le 24 août 2022 Ajout de 41 poses de 180′′ à 1600 iso pour un total de 4h30 à la session du 24/09/2021 + 30 Darks, 30 Offsets et 30 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop et Topaz Denoise Agrandissement x2 avec Topaze Giga Pixel, recadrage et réduction d’étoiles sur Photoshop Nébuleuse Helix (l’œil de Sauron !) le 24 septembre 2021 – Lune à 18,3j–74° Canon 80D + TS76EDPH à F:4.5 + Filtre CLS Astrnomik – 118 poses de 60′′ à 3200 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats Empilement et traitement sur SiriL (Drizzle), étalonnage sur Darktable et Photoshop Views: 23
NGC 1360 nébuleuse de l’œuf de Robin et les galaxies NGC 1398 et 1367
NGC 1360 nébuleuse de l’œuf de Robin et les galaxies NGC 1398 et 1367 NGC 1360 est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Fourneau. Elle a été découverte par l’astronome américain Lewis Swift en 1859. Les mesures des nébuleuses planétaires comme NGC 1360 sont assez imprécises. La base de données Simbad indique une distance d’environ 385 pc (∼1260al). Cette distance est basée les relevés du satellite Gaia de 2020. Sa taille est estimée à 1,72 (± 0,3) al. Sa vitesse est également estimée à 108 km/s. NGC 1360 est une vaste nébuleuse planétaire dont la coquille n’est pas évidente. Les images prises en lumière H alpha et l’étude des spectres de NGC 1360 montrent que le modèle qui représente le mieux la nébuleuse est une coquille ellipsoïde dont l’axe principal a une longueur double de l’axe secondaire. L’axe principal est penché à 60° par rapport à notre ligne de vision. L’âge de la coquille est d’environ 10 000 ans et sa faible densité, inférieure à 130 atomes d’hydrogène par centimètre cube, impliquent que NGC 1360 a commencé à se fondre dans le milieu interstellaire. Sur l’image de l’ESO on observe une région de faible émission ionisée près de l’extrémité nord-est de l’axe principal. Cette région se déplace plus rapidement et est moins âgée que la coquille de la nébuleuse. Voir aussi sur le site Astro Maroc ainsi que l’image magnifique de Wolfgang Promper sur AstroBin Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 30 novembre 2024 – Grand champ sur la nébuleuse planétaire NGC 1360 (en bas), la galaxie NGC 1398 (en haut à gauche) et NGC 1367 (à droite). Astrographe TS76EDPH et camera ASI533MC avec filtre Ir cut. 100 poses de 300″, 25 DOF, gain: 105, T°= -10 °C. Monture: EQM35 pro, Guidage: TS50 F:4 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation des couches, drizzle, étirement sur Siril. Retrait de gradient: GraXpert, étalonnage et montage des couches sur Photoshop, Starless sur StarXTerminator, Topaz Photo AI, actions de Harry Collis . Version HO-RVB Recadrage et upscale de NGC 1360 sur Topaz Photo AI Les autres objets du champ sont des galaxies se situant bien au-delà de la nébuleuse planétaire. NGC 1398 possède non seulement un anneau d’étoiles nacrées, de gaz et de poussières autour de son centre, mais aussi une barre d’étoiles et de gaz en travers de son centre, ainsi que, plus loin, des bras spiraux qui ressemblent à des rubans. L’image présentée ici montre la grande galaxie spirale en détails. NGC 1398 se trouve à environ 65 millions d’années-lumière, ce qui signifie que la lumière que nous voyons aujourd’hui a quitté cette galaxie à l’époque où les dinosaures disparaissaient de la Terre. Cette galaxie photogénique est visible avec un petit télescope dans la constellation du Fourneau (Fornax). L’anneau près du centre est probablement une onde de densité de formation d’étoiles, causée soit par une rencontre gravitationnelle avec une autre galaxie, soit par les asymétries gravitationnelles propres à la galaxie. (source) L’autre galaxie majeure de ce champ est NGC 1367 une spirale intermédiaire distante de 64,6 million d’al. Avec une faible brillance de surface (14,05 mag/am2) elle ne se détache que faiblement du fond du ciel et nécessite plusieurs heures de pose pour révéler des détails à sa surface. (wikipedia) NGC 1398 NGC 1367 Autres objets du champ: LEDA 13427: mag: 15.35 (en haut à droite). Puis au centre: ESO 482-12: magnitude: 15.95 et juste en dessous: 2014MNRAS.443.1231C de mag: 16.24. Légèrement à droite: ESO 482-11 de mag: 15.15. En bas à gauche: ESO 482-6 de mag: 15.81. Voir les détails sur le site portail CDS NGC 1360, la Nébuleuse de l’Œuf de Robin : Un Défi Technique pour l’Astrophotographie La nébuleuse planétaire NGC 1360, située dans la constellation du Fourneau (Fornax), est un objet fascinant pour les astrophotographes. Avec une magnitude apparente de 9,4 et une taille angulaire d’environ 6,5 minutes d’arc, elle offre un défi technique intéressant, entre faible luminosité de surface et structure complexe. Caractéristiques Techniques pour la Capture Filtrage et Composition Spectrale Contrairement à des nébuleuses plus brillantes comme M57 ou NGC 7293, NGC 1360 présente une émission dominante en OIII (oxygène doublement ionisé) et Hα (hydrogène ionisé), mais avec une répartition inégale. 1. Filtres recommandés : – Filtres étroits (narrowband) : Ha (7 nm) et OIII (5 nm) pour isoler les structures gazeuses. – Filtre CLS, Bi ou Tri bandes: En RGB, pour réduire la pollution lumineuse tout en gardant une bonne transmission du signal. 2. Temps d’Exposition et Empilement – Pose unitaire : Entre 300 et 600 secondes selon la magnitude du ciel (Bortle 4 ou moins idéal). – Nombre de poses : Minimum 3 heures en Ha/OIII pour révéler les extensions ténues. 3. Capteurs recommandés : – Monochrome (meilleur rapport signal/bruit, flexibilité en post-traitement). – OSC (One Shot Color) possible, mais nécessite un temps d’intégration plus long. 4. Optique et Mise au Point – Télescopes : – 80-150 mm de diamètre (réfracteur apochromatique ou Newton astrograph) pour un bon compromis résolution/luminosité. – Focale : Entre 400 et 800 mm (éviter les trop longs rapports f/ pour ne pas étouffer le signal). – Autoguidage : Essentiel pour des poses longues, avec une précision < 0,5″ RMS. Post-Traitement : Extraire les Détails 1. Prétraitement (Calibration) – Darks, Flats, Bias indispensables pour réduire le bruit thermique et les vignettes. – Cosmetic Correction pour éliminer les pixels chauds/froids. 2. Combinaison des Canaux – Méthode SHO (Hubble Palette) – Ha = Rouge, OIII = Bleu, mélange OIII+Ha = Vert (pour les versions monochromes). – LRGB possible, mais moins contrastée. – Deconvolution pour affiner les détails du noyau. 3. Amélioration des Structures Faibles – Masked Stretch (au lieu de HistogramStretch classique) pour éviter de saturer le centre. – HDRMultiscaleTransform pour