Nébuleuse de la Tête de Dauphin (Sh2-308) Sh2-308 : La Nébuleuse de la Tête de Dauphin, un souffle stellaire géant Localisation : À environ 5 200 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Grand Chien (Canis Major), Sh2-308 est une bulle cosmique sculptée par les vents violents d’une étoile massive en fin de vie. Origine et formation : – Étoile responsable : Une étoile Wolf-Rayet (WR 6, HD 50896), type rare et extrêmement chaud (plus de 100 000°C en surface), expulsant son enveloppe gazeuse à des vitesses dépassant 2 000 km/s. – Mécanisme : Les vents stellaires intenses ont balayé le milieu interstellaire environnant, créant une coquille de gaz ionisé en expansion depuis près de 70 000 ans. – Taille : Environ 60 années-lumière de diamètre, soit une structure bien plus vaste que le système solaire. Apparence et surnom : – “Tête de Dauphin” : En lumière filtrée (notamment en hydrogène alpha), la nébuleuse révèle une forme évocatrice, avec des contours arrondis et des filaments gazeux rappelant le profil d’un cétacé cosmique. – Couleurs dominantes : Bleutées en imagerie astronomique (dominées par l’émission de l’oxygène ionisé), contrastant avec les régions plus denses de gaz rougeoyant. Observation et découverte : – Cataloguée dans les années 1950 par l’astronome Stewart Sharpless (d’où sa désignation Sh2-308). – Mieux visible en photographie longue pose que visuellement, en raison de sa faible luminosité de surface. – Cible privilégiée des télescopes professionnels comme le VLT ou Hubble, révélant des détails fins de sa structure soufflée. Enjeux scientifiques : – Laboratoire pour étudier l’impact des étoiles Wolf-Rayet sur leur environnement. – Préfiguration du destin du système solaire : Dans quelques milliards d’années, le Soleil générera une nébuleuse planétaire de moindre envergure. – Dynamique des bulles interstellaires : Les astronomes analysent son taux d’expansion et sa composition chimique (enrichie en hélium et azote). Anecdote : L’étoile WR 6, cachée près du centre de la nébuleuse, est 500 000 fois plus lumineuse que le Soleil mais invisible à l’œil nu depuis la Terre en raison de son éloignement et de l’absorption par les poussières galactiques. En résumé : Sh2-308 est bien plus qu’une curiosité céleste – c’est un monument éphémère érigé par les forces titanesques d’une étoile mourante, et une fenêtre sur le futur violent des systèmes stellaires massifs. (Sources : NASA/ESA, bases de données SIMBAD, articles scientifiques sur les étoiles Wolf-Rayet.) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 14 décembre 2025 – Sh2-308 combinaisons de 3 sessions pour un total de 4h40′ d’acquisition. Avec une TS76EDPH et un objectif Canon 100-400 à 400mm de focale et une camera ASI533MC + filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Poses unitaires de 300″, T°:-10°C. Guidage: TS50 + ASI224MC. Monture EQM35Pro. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop. Version HOO-RVB. 22 décembre 2024, la Tête de Dauphin dans son environnement.Samyang 135 + ASI533MC + filtre Antlia TriBand. 26 poses de 300″, gain: 105, T°: -10°C + DOF. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop, ON1, Topaz DenoiseAI. Version HO (luminance)-RVB (couleurs) Le 12 décembre 2023 – Sh2-308 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 45 poses de 300″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, StarXTerminator, Topaz DeNoise AI. Version SHO-RVB Cumul de 6 sessions entre le 27/12/2021 et 17/01/2023, totalisant 12h15 minutes de poses unitaires de 2, 3 et 5 minutes avec un astrographe TS76EDPH à F:4.5 et un Canon 80D (non défiltré) avec et sans filtre Optolong L-eXtreme. Monture Skywatcher EQM35 Pro, Guidage: objectif Tamron à 300mm et camera ZWO224 MC Empilement, prétraitement: Siril 1.0.6, Traitement et étalonnage: Starnet++, StarExterminator, Photoshop. Localisation Localisation sur Stellarium en ligne: https://stellarium-web.org/skysource/EZCMa?fov=8.1593&date=2023-01-23T16:05:18Z&lat=-21.10&lng=55.60&elev=0 Voir aussi sur Astrobin: https://www.astrobin.com/pah3g2/ Views: 17
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240)
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240) Sh2-240 : la “nébuleuse du Spaghetti”, un rémanent de supernova spectaculaire Dans le ciel d’hiver, à cheval sur les constellations du Taureau et du Cocher, se dissimule un objet céleste d’énorme dimensions et aux formes intrigantes : Sh2-240, surnommée la nébuleuse du Spaghetti. Cette structure cosmique étendue est en réalité le rémanent d’une supernova (SNR G180.0-01.7) vieux de plusieurs milliers d’années. Découverte par l’astronome américain Stewart Sharpless dans les années 1950, cette nébuleuse couvre une surface apparente étonnante de près de 3 degrés dans le ciel, soit l’équivalent de six pleines lunes côte à côte ! En réalité, située à environ 3 000 années-lumière de la Terre, sa taille réelle avoisine les 150 années-lumière, ce qui en fait l’un des plus grands rémanents de supernova connus dans notre Galaxie. Une origine violente! Sh2-240 est née de l’explosion cataclysmique d’une étoile massive arrivée en fin de vie. L’onde de choc issue de cette supernova a balayé le milieu interstellaire environnant, chauffant et ionisant le gaz, créant ces filaments luminescents qui lui valent son surnom évocateur. Les observations en différentes longueurs d’onde révèlent des structures complexes où se mêlent des zones d’émission rouge (hydrogène ionisé) et des filaments bleutés (rayonnement synchrotron émis par des électrons accélérés). Un objet pour astronomes avertis Malgré sa taille, la nébuleuse du Spaghetti n’est pas un objet facile à observer. Sa faible luminosité de surface la rend invisible en visuel dans les instruments d’astronomie amateur classiques. Ce sont les astrophotographes expérimentés, équipés de filtres spécifiques (comme le H-alpha, le OIII et le SII) et de longs temps de pose, qui parviennent à capturer ses structures filamenteuses délicates. Les télescopes professionnels, comme le télescope spatial Hubble ou les radiotélescopes, permettent d’étudier en détail sa composition et sa dynamique. Une fenêtre sur la vie des étoiles L’étude de Sh2-240 offre aux astrophysiciens une fenêtre unique sur le cycle de la matière stellaire. Ces rémanents enrichissent le milieu interstellaire en éléments lourds (oxygène, fer, silicium…) forgés dans l’étoile progénitrice et lors de l’explosion, contribuant à la formation des futures générations d’étoiles et de planètes. La nébuleuse du Spaghetti nous rappelle ainsi que la mort violente d’une étoile peut donner naissance à certaines des structures les plus éthérées et fascinantes du cosmos, un spectacle silencieux qui se déploie à l’échelle de siècles et de distances vertigineuses. Pour observer Sh2-240 : coordonnées approximatives – Ascension droite : 5h 39m / Déclinaison : +27° 59′ (époque J2000). Meilleure période d’observation : novembre à février. Traitement 1 zoom Traitement avec le script python de Siril 1.4 “VeraLux_Hypermetric_Stretch” zoom Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire cette magnifique nébuleuse mais étant dans l’hémisphère sud elle reste très basse sur l’horizon. Heureusement mon amis Thierry Boufflet m’a généreusement prêté ses fichiers d’acquisition fait depuis son observatoire personnel dans le sud de la France et je lui en suis infiniment reconnaissant! Matériel utilisé: Lunette Takahashi FS-60CP, Caméra RisingCam ATR37100KMA (mono), Monture Sky-Watcher Wave 150i Strainwave Mount, Filtres: Antlia 3.5nm Narrowband H-alpha 36 mm, Antlia 3.5nm Narrowband Oxygen III 36 mm, ZWO Blue 36 mm, ZWO Green 36 mm, ZWO Red 36 mm. Intégration: R 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% G 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% B 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% Hα 114×600″ 19h 14 nov. 🌛28% OIII 114×600″ 19h 15 nov. 🌛19% Totaux 40h 14-16 nov. 🌛17% Traitement: Voici mon flux de travail: -1 Traitement de chaque fichier monochrome dans Siril avec GraXpert: retrait de gradient et denoise -2 Chargement des fichiers en séquence, photométrie, alignement et recadrage. Renommage des fichiers selon leur noms d’origine. -3 Soustraction du continuum: Ha – rouge, gain à 3 et OIII – vert, gain à 4 -4 Composition RVB avec pour le canal rouge le fichier Ha résultant de la soustraction du continuum et pour les autres canaux le fichier OIII précédemment calculé. -5 Photométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie -6 Etirement de l’histogramme via le script python: VeraLux_HyperMetric_Stretch. -7 Starless -8 Réduction d’étoiles sur le Starmask via le script DSA-Star_Reduction -9 Enregistrement du Starless et du Starmask au format .tif (16bits) -10 Montage des couches sur Photoshop, retrait du bruit résiduel et accentuation sur Topaz DenoiseAI -11 Finalisation des couleurs avec le module Camera Raw et de calques de réglage: Teinte/Saturation et du contraste avec le script de luminance de Harry Collis associé aux calques de réglage: Courbe. -12 Enregistrement pour le Web en .jpg pour publication et en .psd pour archivage. Views: 32
NGC 1360 nébuleuse de l’œuf de Robin et les galaxies NGC 1398 et 1367
NGC 1360 nébuleuse de l’œuf de Robin et les galaxies NGC 1398 et 1367 NGC 1360 est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Fourneau. Elle a été découverte par l’astronome américain Lewis Swift en 1859. Les mesures des nébuleuses planétaires comme NGC 1360 sont assez imprécises. La base de données Simbad indique une distance d’environ 385 pc (∼1260al). Cette distance est basée les relevés du satellite Gaia de 2020. Sa taille est estimée à 1,72 (± 0,3) al. Sa vitesse est également estimée à 108 km/s. NGC 1360 est une vaste nébuleuse planétaire dont la coquille n’est pas évidente. Les images prises en lumière H alpha et l’étude des spectres de NGC 1360 montrent que le modèle qui représente le mieux la nébuleuse est une coquille ellipsoïde dont l’axe principal a une longueur double de l’axe secondaire. L’axe principal est penché à 60° par rapport à notre ligne de vision. L’âge de la coquille est d’environ 10 000 ans et sa faible densité, inférieure à 130 atomes d’hydrogène par centimètre cube, impliquent que NGC 1360 a commencé à se fondre dans le milieu interstellaire. Sur l’image de l’ESO on observe une région de faible émission ionisée près de l’extrémité nord-est de l’axe principal. Cette région se déplace plus rapidement et est moins âgée que la coquille de la nébuleuse. Voir aussi sur le site Astro Maroc ainsi que l’image magnifique de Wolfgang Promper sur AstroBin Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 30 novembre 2024 – Grand champ sur la nébuleuse planétaire NGC 1360 (en bas), la galaxie NGC 1398 (en haut à gauche) et NGC 1367 (à droite). Astrographe TS76EDPH et camera ASI533MC avec filtre Ir cut. 100 poses de 300″, 25 DOF, gain: 105, T°= -10 °C. Monture: EQM35 pro, Guidage: TS50 F:4 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation des couches, drizzle, étirement sur Siril. Retrait de gradient: GraXpert, étalonnage et montage des couches sur Photoshop, Starless sur StarXTerminator, Topaz Photo AI, actions de Harry Collis . Version HO-RVB Recadrage et upscale de NGC 1360 sur Topaz Photo AI Les autres objets du champ sont des galaxies se situant bien au-delà de la nébuleuse planétaire. NGC 1398 possède non seulement un anneau d’étoiles nacrées, de gaz et de poussières autour de son centre, mais aussi une barre d’étoiles et de gaz en travers de son centre, ainsi que, plus loin, des bras spiraux qui ressemblent à des rubans. L’image présentée ici montre la grande galaxie spirale en détails. NGC 1398 se trouve à environ 65 millions d’années-lumière, ce qui signifie que la lumière que nous voyons aujourd’hui a quitté cette galaxie à l’époque où les dinosaures disparaissaient de la Terre. Cette galaxie photogénique est visible avec un petit télescope dans la constellation du Fourneau (Fornax). L’anneau près du centre est probablement une onde de densité de formation d’étoiles, causée soit par une rencontre gravitationnelle avec une autre galaxie, soit par les asymétries gravitationnelles propres à la galaxie. (source) L’autre galaxie majeure de ce champ est NGC 1367 une spirale intermédiaire distante de 64,6 million d’al. Avec une faible brillance de surface (14,05 mag/am2) elle ne se détache que faiblement du fond du ciel et nécessite plusieurs heures de pose pour révéler des détails à sa surface. (wikipedia) NGC 1398 NGC 1367 Autres objets du champ: LEDA 13427: mag: 15.35 (en haut à droite). Puis au centre: ESO 482-12: magnitude: 15.95 et juste en dessous: 2014MNRAS.443.1231C de mag: 16.24. Légèrement à droite: ESO 482-11 de mag: 15.15. En bas à gauche: ESO 482-6 de mag: 15.81. Voir les détails sur le site portail CDS NGC 1360, la Nébuleuse de l’Œuf de Robin : Un Défi Technique pour l’Astrophotographie La nébuleuse planétaire NGC 1360, située dans la constellation du Fourneau (Fornax), est un objet fascinant pour les astrophotographes. Avec une magnitude apparente de 9,4 et une taille angulaire d’environ 6,5 minutes d’arc, elle offre un défi technique intéressant, entre faible luminosité de surface et structure complexe. Caractéristiques Techniques pour la Capture Filtrage et Composition Spectrale Contrairement à des nébuleuses plus brillantes comme M57 ou NGC 7293, NGC 1360 présente une émission dominante en OIII (oxygène doublement ionisé) et Hα (hydrogène ionisé), mais avec une répartition inégale. 1. Filtres recommandés : – Filtres étroits (narrowband) : Ha (7 nm) et OIII (5 nm) pour isoler les structures gazeuses. – Filtre CLS, Bi ou Tri bandes: En RGB, pour réduire la pollution lumineuse tout en gardant une bonne transmission du signal. 2. Temps d’Exposition et Empilement – Pose unitaire : Entre 300 et 600 secondes selon la magnitude du ciel (Bortle 4 ou moins idéal). – Nombre de poses : Minimum 3 heures en Ha/OIII pour révéler les extensions ténues. 3. Capteurs recommandés : – Monochrome (meilleur rapport signal/bruit, flexibilité en post-traitement). – OSC (One Shot Color) possible, mais nécessite un temps d’intégration plus long. 4. Optique et Mise au Point – Télescopes : – 80-150 mm de diamètre (réfracteur apochromatique ou Newton astrograph) pour un bon compromis résolution/luminosité. – Focale : Entre 400 et 800 mm (éviter les trop longs rapports f/ pour ne pas étouffer le signal). – Autoguidage : Essentiel pour des poses longues, avec une précision < 0,5″ RMS. Post-Traitement : Extraire les Détails 1. Prétraitement (Calibration) – Darks, Flats, Bias indispensables pour réduire le bruit thermique et les vignettes. – Cosmetic Correction pour éliminer les pixels chauds/froids. 2. Combinaison des Canaux – Méthode SHO (Hubble Palette) – Ha = Rouge, OIII = Bleu, mélange OIII+Ha = Vert (pour les versions monochromes). – LRGB possible, mais moins contrastée. – Deconvolution pour affiner les détails du noyau. 3. Amélioration des Structures Faibles – Masked Stretch (au lieu de HistogramStretch classique) pour éviter de saturer le centre. – HDRMultiscaleTransform pour
RCW 114 “le Cœur du Dragon”
RCW 114: le cœur du Dragon RCW 114 : Le Cœur du Dragon, un rémanent de supernova énigmatique Classification : Rémanent de supernova (SNR) à l’état de “coquille”. Localisation : À cheval sur les constellations de l’Ara (l’Autel) et du Scorpion. Distance estimée : ~ 650 années-lumière (révision récente, en faisant l’un des SNR les plus proches de la Terre). Diamètre : Environ 100 années-lumière. Origine et Découverte RCW 114 est le vestige d’une explosion cataclysmique : une supernova. Cet événement stellaire a dû être observable depuis la Terre il y a plusieurs milliers d’années, bien qu’aucune trace historique n’ait été formellement identifiée. Il a été catalogué pour la première fois dans les années 1960 dans le cadre du *Rodgers, Campbell & Whiteoak survey* (d’où son préfixe RCW), qui cartographiait les régions Hα du ciel austral. Une Structure Complexe en Filaments Ce qui caractérise immédiatement RCW 114 sur les images astronomiques, comme celles du satellite *Galaxy Evolution Explorer* (GALEX), est sa morphologie. Il ne présente pas une coquille lisse et uniforme, mais une structure filamentaire complexe et étendue, semblable à un entrelacs de voiles célestes. Ces filaments sont le résultat de l’onde de choc de la supernova rencontrant le milieu interstellaire environnant. Le gaz, comprimé et chauffé à des millions de degrés, rayonne intensément, particulièrement dans le domaine des rayons X (observé par des instruments comme XMM-Newton). Le “Cœur du Dragon” et Son Pulsar La désignation poétique “Cœur du Dragon” provient de la forme que certains astronomes discernent dans la structure globale des filaments, évoquant un cœur de dragon mythique. Plus scientifiquement, en son centre se cache le reste de l’étoile qui a explosé : un pulsar, nommé PSR J1913-1011 ou B1727-47. Il s’agit d’une étoile à neutrons hyper-dense en rotation rapide (elle tourne sur elle-même environ 6 fois par seconde), émettant un faisceau de radiations qui balaie l’espace comme un phare cosmique. La découverte de ce pulsar a été cruciale pour confirmer la nature de RCW 114 en tant que rémanent de supernova issue de l’effondrement du cœur d’une étoile massive (Supernova de type II ou Ib/c). Une Proximité Surprenante! Des mesures récentes basées sur les données du satellite *Gaia* ont considérablement révisé la distance de RCW 114, la plaçant à seulement environ 650 années-lumière de notre système solaire. Cette proximité en fait l’un des rémanents de supernova les plus proches de nous, à une distance similaire à la célèbre nébuleuse de Vela. Cette revision a des implications majeures : 1. Taille réelle : Son diamètre apparent dans le ciel implique désormais une taille physique réelle immense, d’environ 100 années-lumière. 2. Impact local : Elle suggère que l’onde de choc de cette supernova a potentiellement influencé une grande bulle locale de gaz et de poussière dans notre voisinage galactique, contribuant peut-être même à la formation d’étoiles à proximité en comprimant des nuages moléculaires. En résumé, RCW 114 n’est pas seulement une relique spectaculaire d’une mort stellaire violente ; c’est un laboratoire proche pour étudier la physique des ondes de chocs, l’évolution des rémanents de supernova et leur impact sur le milieu interstellaire qui les entoure. Sa récente reclassification en tant que voisin cosmique proche en fait un objet d’étude privilégié pour comprendre le cycle de vie et de mort des étoiles dans notre Galaxie. zoom Août 2025 RCW 114 – Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Objectif Samyang 135 @ F:2 sur caméra ASI533MC. Refroidissement: -10°C, gain 105, offset: 30. 5 sessions: 31 x 360″ et 43 x 360″ avec filtre Antlia TriBand. 43 x 360″ et 42 x 360 + 23 x 600″ avec filtre Optolong L-eXtrem. 179 images retenues pour un total de 19h14 de pose. – Guidage: TS50 + ASI224MC – Monture: EQM35. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement avec DOF, séparation des couches, étirement + scripts Py (GraXpert, Continuum substraction, DBXtract) sur Siril 1.4 beta3, étalonnage sur Photoshop avec actions de Harry Collis. Views: 4
La nébuleuse de la Chauve-souris: LDN 43
Titre La nébuleuse de la Chauve-souris, désignée sous le catalogue LDN 43 pour Lynds Dark Nebula 43, est une nébuleuse obscure située dans la constellation d’Ophiuchus, à environ 1400 années-lumière de la Terre. Ce terme désigne des régions de poussière et de gaz dans l’espace qui bloquent la lumière des étoiles situées derrière elles. La nébuleuse de la Chauve-souris est particulièrement connue pour sa forme distinctive qui rappelle celle de ce mammifère ou du super héros Batman! Caractéristiques – Classification: Nébuleuse obscure – Coordonnées: RA 16h 34m 30.42s / Dec -15° 47’ 12.1” – Dimensions: Environ 50′ x 15′ minutes d’arc. – Magnitudes: Pas d’étoiles intrinsèquement brillantes; la nébuleuse est un bon exemple d’un nuage de poussière qui ne s’illumine pas par lui-même, sauf au centre où se trouve LBN 7 une nébuleuse par réflexion brillante. À l’intérieur de la zone de nébuleuse sombre se trouvent également deux nébuleuses cométaires GN 16.31.3 et GN 16.31.7). La nébuleuse de la Chauve-souris est appréciée des astronomes amateurs et professionnels pour son apparence esthétique, elle se révèle dans des images en poses longues montrant sa silhouette sur le fond d’étoiles et nébulosités plus brillantes. La structure de cette nébuleuse est composée de particules de poussière et de gaz qui forment des filaments sombres, créant une image étonnante qui ressemble à une chauve-souris en vol. LDN 43 fait partie d’un complexe de nébuleuses sombres plus large dans la région, souvent étudié pour comprendre les processus de formation stellaire. Les nébuleuses sombres comme LDN 43 jouent un rôle crucial dans le cycle de vie des étoiles, car elles sont des sites de formation potentielle pour de nouvelles étoiles. Elle représente un objet d’intérêt pour les astronomes et les astrophotographes, tandis que son étude continue d’éclairer notre compréhension des mécanismes de la formation stellaire et de l’évolution des nébuleuses dans l’univers. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom juin 2025 Voici un champ large montrant LDN 43 dans son environnement de nébuleuses par réflexion et sombres. ASI533 MC + filtre Antlia Tri-Band sur Samyang 135 à F:2. Monture: EQM35Pro. 39 poses de 300″ + DOF. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement sur Siril 1.2, Séparation des couches, starless, étirement… sur Siril 1.4b2. Etalonnage sur photoshop. Zoom Une autre version de LDN 43 avec un traitement différent de la couche Ha, avec soustraction du continuum (script py dans Siril 1.4b2) et mixée avec les couches RVB dans photoshop. Views: 16
IC4592 la nébuleuse de la tête de cheval bleu et le complexe Rhô Ophiuchi / Antares
Sergio Astro Ciel profond Amas Galaxies Nébuleuses Voie Lactée Constellations Système solaire Infos Ciel profond Amas Galaxies Nébuleuses Voie Lactée Constellations Système solaire Infos IC4592 la nébuleuse de la tête de cheval bleu et le complexe Rhô Ophiuchi / Antares 15 avril 2023 Reprise des différentes sessions sur IC4592 (la Tête de Cheval Bleu), IC4604 (Rho Ophiuchi) et IC4606 (Antares) et montage en mosaïque dans Photoshop. IC4592 et Rhô Ophiuchi le 26 juin 2022 Canon 1000D Astrodon + objectif Samyang 135 à F:2 80 poses de 120″ à 800 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats.Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop La tête de Cheval Bleue est à gauche, le complexe de Rhô Ophiuchi ainsi que Antares et les amas globulaires M4 (le plus gros) et NGC 6144 sont visibles à droite. zoom Mai 2025 – IC 4592 148 poses de 5 min. Samyang 135 F:2 + ASI 533MC avec filtre Antlia TriBand + DOF. Monture: EQM35Pro. Guidage: TS50+ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos 3.7.6. Prétraitement, séparation des couches, scripts Python sur Siril 1.4 beta2. Montage des couche et étalonnage: photoshop. Le 15 mai 2024 IC 4592: 104 poses de 4 min soit 6h56. Objectif Samyang 135 F:2 + ASI533 MC + filtre Antlia Triband + 25DOF. Monture: EQM35 Pro. Guidage: Objectif Tamron 70-300@300 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: KStars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement (avec Darks uniquement) séparation des couches Ha,OIII sur Siril 1.2.1, montage des couches Ha, OIII, RVB sur photoshop. La palette du peintre !!! Entre Rho Ophiuchi qui apparait dans une nuée bleue comme une étoile multiple à gauche et la jaune Antares (alpha Scorpi) se développe une combinaison de nuages de gaz et de poussière interstellaires, illuminés par les jeunes étoiles bleues ou la géante Antares et en avant plan des nuages obscurs masquent plus ou moins ces nébuleuses brillante. Ces nuages sont à une distance de 420 années lumière. Par un jeu de perspective le gros amas globulaire M4 (7195 AL) en haut à droite et le petit NGC 6144 (29000 AL) sont donc situés à des distances beaucoup plus grande en arrière plan. Combinaisons de plusieurs sessions assemblées sur Photoshop réalisées avec le Canon 80D et la lunette TS76EDPH les 16 et 18 mai 2021. 144 poses retenues de 35 et 40′′ à 800 et 1600 iso, empilement et pré traitement sur SiriL. Plus d’infos sur wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom Mai – Juin 2025 Samyang 135 à F:2 + ASI533MC + filtre Antlia Triband. 64 poses de 5 min. Prétraitement uniquement avec des darks. Version HO-RVB sur Siril 1.4 beta2, GraXpert et Photoshop. La région d’Antares et ρ Ophiuchi le 24 mars 2022 – Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 sur Star Adventurer mini. Retraitement et empilement de toutes les sessions précédentes soit 2h45′ d’acquisition à 1600 iso Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop La région d’Antares et ρ Ophiuchi le 10-05-21- Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 120 poses de 25″ à 800 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, post-traitement sur Darktable et Photoshop. IC 4606 est une nébuleuse par réflexion jaune orangé ce qui est plutôt rare, elle englobe l’étoile brillante Antares, connue sous le nom de “Cœur du Scorpion”. L’amas globulaire M4 est juste en haut à droite. L’étoile brillante sur le côté droit est Sigma Scorpii. À sa droite se trouve la nébuleuse en émission rouge Sh 2-9. Le complexe d’étoiles brillantes enveloppé dans une nébuleuse bleue par réflexion d’hydrogène est Rho Ophiucus. Antares se trouve à une distance de 520 années-lumière et est classée comme une “super géante rouge” … environ 700 fois le diamètre de notre Soleil et 10 000 fois plus lumineux. Localisation Voir sur Stellarium Views: 16
β Circini et son environnement de nébuleuses.
β Circini et son environnement de nébuleuses. La constellation du Compas (Circinus), bien que discrète dans le ciel austral, abrite une région fascinante autour de son étoile la plus brillante, Beta Circini. Cette zone, située à environ 100 années-lumière de la Terre, est un véritable laboratoire cosmique où se mêlent nuages moléculaires, nébuleuses et processus de formation stellaire. Beta Circini : Une Étoile au Cœur d’un Paysage Céleste Beta Circini (β Cir) est une étoile bleu-blanc de type spectral B3V, bien plus chaude et massive que notre Soleil. Sa lumière intense illumine les nuages de gaz et de poussière environnants, créant des nébuleuses par réflexion et émission. Les Nébuleuses Autour de Beta Circini 1. Nuages Moléculaires et Nébuleuses Sombres La région est riche en nuages moléculaires, réservoirs de matière où naissent de nouvelles étoiles. Certaines zones denses forment des nébuleuses sombres, comme celles observées près du plan galactique, où la poussière absorbe la lumière des étoiles d’arrière-plan. 2. Nébuleuses par Réflexion La lumière bleutée de Beta Circini se reflète sur les particules de poussière alentour, donnant naissance à des nébuleuses par réflexion. Ces structures, souvent de couleur bleue, révèlent la présence de matière interstellaire dispersée. 3. Régions HII et Nébuleuses par Émission À proximité, des étoiles jeunes et chaudes ionisent l’hydrogène environnant, produisant des nébuleuses par émission rougeâtres. Ces zones, appelées régions HII, sont des berceaux stellaires actifs où se forment des étoiles massives. Un Environnement Dynamique La région de Beta Circini se trouve près du bras spiral de la Galaxie, où les interactions gravitationnelles et les vents stellaires sculptent en permanence les nébuleuses. Les astronomes y étudient : – La formation des étoiles dans des conditions variées. – L’impact des rayons ultraviolets des étoiles massives sur le gaz interstellaire. – La chimie complexe des nuages moléculaires, riches en molécules organiques. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom Mai 2025 Ce grand champ centré sur β Circini montre plusieurs nébuleuses répertoriées dans les catalogues RCW et van den Bergh ainsi que des nébuleuse obscures et des rémanents de supernovae. Camera ASI 533 MC sur Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 108 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. Prétraitement avec DOF sur Siril 1.4 B2. Séparation des couches, scripts python (Continuum substraction, GraXpert, Cosmic clarity, Statistical stretch). étalonnage sur photoshop. Version HaRVB. Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Views: 2
Nébuleuse du “Poulet qui court” ou Lambda Centauri
Nébuleuse du “Poulet qui court” ou Lambda Centauri Voici la nébuleuse du “Poulet qui court” (ref. cat.: IC 2944, C100, RCW62, Ced118) au sud-est de lambda Centauri. Elle est distante d’environ 5900 années-lumière, c’est un nuage de gaz ionisée par un groupe d’étoiles très chaudes de type O (IC 2948), elles sont visibles au centre de l’image. IC 2948 est l’une des plus grandes associations d’étoiles O et B chaudes dans le ciel austral et est également connue sous le nom de Centaurus OB2-Association. L’intense rayonnement ultraviolet de ces étoiles réchauffe les gaz environnants et les pousse vers l’extérieur de leur environnement. Certaines des zones de nébuleuses les plus denses ne sont pas encore « érodées » et peuvent être observées sous forme de petits globules au centre de l’image (les globules de Bok). Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) IC2944 le 21/05/2023 Ajout de 15 x 300″ Canon 1000D+ filtre Optolong L-eXtreme. Astrographe TS76EDPH à F:4.5 Sur EQM 35pro. Guidage Tamron70-300@300mm + ASI224MC PHD2. Empilement: Siril, étalonnage: Photoshop + Topaz DeNoise AI. Combinaison de 3 sessions prises en mai et juin 2022 pour un total de 4h20′ d’acquisition. Canon 80D + astrographe TS76EDPH à F:4,5Sur EQM 35 Pro. Guidage par TS60mm et ASI224MC, PHD2. Acquisition: AstroDSLR140 poses de 120′′ à 1600 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 25 Flats. Empilement et traitement sur Siril 1.2.0b2, étalonnage sur Photoshop et Topaz DeNoise AI. Voici une version pseudo “SHO” où la longueur d’onde SII est remplacée par la couche verte. Séparation des couches Ha, OIII et RVB sur Siril. zoom mai 2025 (4 sessions) Sur ce grand champ on peut voir: la nébuleuse de la Statue de la Liberté en haut à droite et le Poulet qui court en bas à gauche. 100 poses de 4min + 36 poses de 5min. ASI533MC sur Samyang 135 F:2 + filtre Antlia Triband. Monture EQM 35 pro, guidage: ASI224MC sur TS50mm. Pointage, acquisition, guidage avec KStars/Ekos sur MBP M2. Prétraitement, séparation des couches sur Siril 1.4beta2, post traitement sur Photoshop. Version HO-RVB Voir l’article sur la nébuleuse de la Statue de la Liberté Views: 5
Diprotodon-SNR G278.94+1.35 et Phi Velorum
Diprotodon-SNR G278.94+1.35 et Phi Velorum Diprotodon-G278.94+1.35-SNR et Phi Velorum : Deux rémanents, deux histoires stellaires Dans les vastes étendues du bras galactique de Persée, à plus de 15 000 années-lumière de la Terre, se cache un vestige stellaire aussi intrigant que méconnu : Diprotodon-G278.94+1.35-SNR. Ce rémanent de supernova, récemment identifié grâce aux observations radio et X, offre une fenêtre rare sur les explosions stellaires dans des régions peu explorées de notre galaxie. Une découverte récente, une histoire ancienne Détecté pour la première fois dans les données du radiotélescope ASKAP (Australie) et confirmé par les observations en rayons X du satellite Chandra, Diprotodon-G278.94+1.35-SNR est un rémanent de supernova de type “coquille”, typique des explosions d’étoiles massives. Son nom, inspiré du Diprotodon (un marsupial géant préhistorique), évoque à la fois son caractère fossile et son immense structure gazeuse, s’étendant sur près de 80 années-lumière. « Ce rémanent est particulièrement intéressant car il se situe dans une région peu dense de la Voie lactée, loin des zones de formation stellaire intense », explique le Dr. Sophie Laurent, astrophysicienne au CNRS. Cette nébuleuse, éclairée par la jeune étoile Herbig Ae/Be IRAS 10082-5647, se trouve à environ 7 844 années-lumière dans la constellation de Vela. Une structure complexe et des énigmes persistantes Les images radio révèlent une morphologie asymétrique, avec des filaments brillants et des zones de turbulence, signes d’une explosion non uniforme. Les données en rayons X indiquent la présence de gaz chauffé à des millions de degrés, enrichi en éléments lourds comme le fer et le silicium, typiques des supernovae de type II (effondrement d’une étoile massive). Cependant, les astronomes n’ont pas encore détecté d’étoile à neutrons ou de trou noir résiduel, ce qui soulève des questions : – L’étoile progénitrice a-t-elle complètement été dispersée ? – Ou bien le résidu compact est-il trop faible pour être observé ? « Il est possible que le cœur de l’étoile se soit effondré en un objet sombre, difficile à repérer dans cette région peu étudiée », avance le Pr. Marco Bianchi, spécialiste des rémanents à l’Université de Bologne. Un laboratoire pour étudier les milieux interstellaires extrêmes Contrairement aux rémanents célèbres comme Cassiopeia A ou la Nébuleuse du Crabe, Diprotodon-G278.94+1.35-SNR évolue dans un environnement galactique peu dense, ce qui en fait un cas d’étude précieux pour comprendre : – Comment les ondes de choc des supernovae interagissent avec des milieux diffus – Comment les éléments lourds se dispersent dans des régions éloignées Les futures observations avec le Square Kilometre Array (SKA) et le télescope spatial James Webb pourraient lever le voile sur ses mystères. « Chaque rémanent de supernova est unique. Celui-ci nous rappelle que même dans les coins les plus calmes de la galaxie, des cataclysmes cosmiques ont façonné l’Univers. » — Dr. Sophie Laurent Alors que Diprotodon-G278.94+1.35-SNR intrigue par son isolement dans les confins galactiques, un autre rémanent, bien plus proche et plus brillant, fascine les astronomes : celui associé à l’étoile Phi Velorum, dans la constellation des Voiles. Ces deux vestiges de supernovae offrent des perspectives contrastées sur la mort des étoiles massives. Phi Velorum : Une supergéante et son héritage explosif À seulement 1 600 années-lumière de la Terre, Phi Velorum est une étoile supergéante bleue de type B, dont la luminosité dépasse celle du Soleil d’un facteur 10 000. Mais ce qui la rend exceptionnelle, ce sont les structures filamentaires et les nuages de gaz ionisé qui l’entourent – des vestiges d’une explosion en supernova survenue il y a plusieurs millénaires. Contrairement à Diprotodon, situé dans une région galactique peu dense, Phi Velorum baigne dans un environnement riche en matière interstellaire. Les observations en rayons X (Chandra) et radio (VLA) révèlent une onde de choc encore active, interagissant violemment avec le gaz environnant. « Ces rémanents sont beaucoup plus jeunes et dynamiques que ceux de Diprotodon », explique le Dr. Elena Martinez (ESO). « On y trouve des éléments comme le fer et l’oxygène, dispersés à des vitesses supersoniques. » Le mystère du résidu manquant Comme pour Diprotodon, aucun pulsar ou trou noir n’a été clairement identifié autour de Phi Velorum. Deux hypothèses sont avancées : 1. L’étoile progénitrice a été complètement disloquée lors d’une explosion asymétrique. 2. Le résidu compact est trop faible pour être détecté, peut-être un magnétar caché dans les débris. Diprotodon vs. Phi Velorum : Deux destins stellaires le 22 mai 2025 Grand champ sur la région de Phi Velorum Camera ASI 533 MC sur Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 104 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. Prétraitement avec DOF sur Siril 1.4 B2. Séparation des couches, scripts python (Continuum substraction, GraXpert, Cosmic clarity, Statistical stretch). étalonnage sur photoshop. Version HaRVB Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Caractéristiques Distance Type de supernova Morphologie Environnement Âge estimé Éléments détectés Diprotodon-G278.94+1.35-SNR ~15 000 années-lumière Probablement Type II Coquille étendue, asymétrique Zone galactique peu dense Plusieurs dizaines de milliers d’années Fer, silicium Phi Velorum SNR ~1 600 années-lumière Type II (asymétrique ?) Filaments denses, onde de choc active Région riche en gaz et poussières Quelques milliers d’années Fer, oxygène, néon Pourquoi ces deux rémanents sont-ils importants ? – Diprotodon montre comment les supernovae façonnent des régions isolées de la galaxie, enrichissant des zones autrement pauvres en éléments lourds. – Phi Velorum, en revanche, illustre l’impact des explosions stellaires dans des environnements denses, où les ondes de choc peuvent déclencher la formation de nouvelles étoiles. « Ces deux objets nous rappellent que les supernovae ne sont pas des événements standard », souligne le Pr. Antoine Lefèvre (Paris-Saclay). « Leur diversité dépend de la masse de l’étoile, de son environnement, et même de sa rotation avant l’explosion. » Prochaines étapes : Des télescopes plus puissants pour percer les mystères Les futures observations avec : – Le
Nébuleuses IC 1805 (Cœur) et IC 1848 (Âme)
Nébuleuses IC 1805 (Cœur) et IC 1848 (Âme) IC 1805 (Cœur) , et IC 1848 (Âme) deux joyaux cosmiques interconnectés dans Cassiopée : IC 1805 – Nébuleuse du Cœur (Heart Nebula) – Morphologie : – Structure en forme de cœur, sculptée par le rayonnement intense des étoiles massives de l’amas Melotte 15 (au centre). – Contient des “piliers de création” similaires à ceux de la nébuleuse de l’Aigle, où naissent de nouvelles étoiles. – Région HII (hydrogène ionisé) étendue (~200 années-lumière de diamètre). – Étoiles clés : – Melotte 15 : Amas ouvert de jeunes étoiles de type O et B, âgées de seulement 1,5 million d’années. Certaines étoiles sont 50 fois plus massives que le Soleil. – Leur vent stellaire et leur rayonnement UV ionisent le gaz, créant la lueur rouge caractéristique (émission H-alpha). – Détails cachés : – Nuages sombres de poussière (globules de Bok) en silhouette devant le gaz lumineux. – Structures filamentaires révélées en infrarouge (observables avec des télescopes comme Spitzer ou JWST). IC 1848 – Nébuleuse de l’Âme (Soul Nebula) – Morphologie : – Plus diffuse qu’IC 1805. – Contient plusieurs sous-régions HII et des globules cométaires (petits nuages où se forment des étoiles). – Associée à l’amas ouvert CR 34 et à des étoiles chaudes ionisant le gaz. – Étoiles et phénomènes : – W5, une vaste région de formation stellaire hiérarchique : les étoiles les plus vieilles sont au centre, tandis que les plus jeunes se forment en périphérie (propagation par “triggered star formation”). – Présence de masers (émission moléculaire intense) traçant des zones de chocs stellaires. – Interaction avec IC 1805 : – Les deux nébuleuses font partie du même complexe géant de Cassiopée (Cas OB6), un vestige de supernova ou un ancien nuage moléculaire fragmenté. – Séparées par ~300 années-lumière dans l’espace, mais liées par des filaments de gaz et de poussière. Données techniques communes – Distance : ~7 500 années-lumière (bras de Persée de la Voie lactée). – Constellation : Cassiopée (repérable près de l’étoile ε Cassiopeiae). – Observation : – Visibles en astrophotographie de préférence avec des filtres H-alpha et OIII. – Magnitude intégrée faible : invisibles à l’œil nu, mais détectables avec des jumelles sous un ciel très noir. – Contexte galactique : Ces nébuleuses témoignent de l’évolution des étoiles massives et de leur impact sur le milieu interstellaire (ionisation, vents stellaires, futures supernovae). zoom Lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) – Bortle 5 Les 15 novembre 2020 et 19 avril 2025 – IC 1805 et IC 1848 65 poses de 2min avec Samyang 135 à F:2 sur Sony A7s à 3200 Iso plus 26 poses de 2min avec ASI533MC + filtre IrCut. Monture Star Adventurer Mini sans auto guidage. Prétraitement, séparation des couches et starless sur Siril, retrait de gradient et denoise sur GraXpert. Montage des couches et assemblage des sessions sur Photoshop. Views: 25
Nébuleuse LBN 917 ou du loup hurlant
Nébuleuse LBN 917 ou du loup hurlant LBN 917 est une nébuleuses sombres nichées dans la constellation de l’Eridan, une région connue pour son important champ de nuages de poussière interstellaires et de galaxies. Ces nébuleuses sombres se démarquent comme des régions de gaz et de poussière denses, absorbant et obscurcissant la lumière des étoiles et des galaxies derrière elles. Elle est située près de l’amas de galaxies de l’Eridan mais bien entendu ça n’est qu’un effet de perspective car cette nébuleuse est dans notre Voie lactée alors que les galaxie visibles dans le champ sont incommensurablement plus loin! Contrairement aux nébuleuses lumineuses qui émettent ou reflètent la lumière, les nébuleuses sombres comme LBN 917 et sa voisine LBN 906 apparaissent comme des silhouettes opaques contre les champs d’étoiles de fond et d’autres objets célestes. Elles sont des pépinières d’étoiles où sont étudiées les premiers stades de la formation stellaire. Les températures au sein de LBN 917 sont extrêmement basses, souvent seulement quelques degrés au-dessus du zéro absolu. Cet environnement froid ralentit le mouvement moléculaire, permettant au gaz et à la poussière de se regrouper sous la gravité et de former les amas denses nécessaires à la formation d’étoiles. La constellation de l’Eridan abrite une multitude de galaxies, d’amas et de structures cosmiques en toile de fond dynamique pour LBN 917. Cette région est particulièrement intéressante en raison de la présence de l’amas et du superamas de l’Eridan, chacun apportant des informations sur l’évolution des galaxies et sur la distribution de la matière dans l’univers. L’amas de l’Eridan, comprend des dizaines de galaxies, est l’un des groupes de galaxies les plus importants et comporte des galaxies de tous types. Les membres clés comprennent NGC 1300, une galaxie spirale barrée connue pour ses bras en spirale bien définis, et NGC 1232, une grande galaxie spirale avec des bras complexes et bleus remplis de jeunes étoiles. Au sein de ce groupe, plusieurs galaxies montrent des signes d’interactions de marée, où les forces gravitationnelles déforment les galaxies et modifient leur structure. Ces interactions sont la source d’intenses formations d’étoiles dans les régions périphériques et provoque le transfert de matière interstellaire entre elles. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 07 décembre 2024 LBN 917: Astrographe TS76EDPH et camera ASI533MC avec filtre Ir cut. 25 poses de 300″, 25 DOF, gain: 105, T°= -10 °C. Monture: EQM35 pro, Guidage: TS50 F:4 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation des couches, drizzle, étirement sur Siril. Retrait de gradient: GraXpert, étalonnage et montage des couches sur Photoshop, Starless sur StarXTerminator, Topaz Photo AI, actions de Harry Collis . Objets présents dans le champ Views: 6
Eta Carinae NGC 3372
Eta Carinae NGC 3372 Eta Carinae (η Car, Êta de la Carène en français ; anciennement Eta Argus) est un système stellaire comprenant au moins deux étoiles, avec une luminosité totale dépassant cinq millions de fois celle du Soleil. Le système se situe à environ 7 500 années-lumière (2 300 parsecs) de la Terre dans la constellation de la Carène. C’est une des étoiles les plus célèbres du ciel austral. Eta Carinae est circumpolaire depuis les latitudes plus australes que 30° Sud et n’est jamais visible depuis les latitudes plus boréales qu’environ 30° Nord.Anciennement une étoile de magnitude 4, l’étoile est devenue plus brillante en 1837, devenant alors plus brillante que Rigel, ce qui marque le début de la Grande Éruption. Eta Carinae devint alors la deuxième étoile la plus brillante du ciel du 11 au 14 mars 1843 avant de devenir bien moins brillante que ce qui peut être vu à l’œil nu après 1856. Lors d’une éruption de moindre intensité (la Petite Éruption), l’étoile atteignit la sixième magnitude en 1892 avant de pâlir à nouveau. L’étoile augmente de brillance depuis environ 1940, devenant plus brillante que magnitude 4,5 en 2014.Les deux étoiles principales du système Eta Carinae ont une orbite excentrique d’une période de 5,54 ans. L’étoile principale, Eta Carinae A, est une étoile particulière similaire à une variable lumineuse bleue dont la masse était initialement de 150 à 250 masses solaires et qui a déjà perdu au moins trente masses solaires. Eta Carinae A est donc une étoile variable hypergéante sujette à des éruptions cataclysmiques. L’explosion de 1843 a éjecté 10 masses solaires de matière, formant la nébuleuse de l’Homunculus (0,3 année-lumière de diamètre). La compagne massive (~30-80 M☉) orbite en 5,5 ans, générant des chocs de vent stellaire observables en rayons X. La Nébuleuse Bipolaire: – Morphologie : Deux lobes asymétriques (vitesse d’expansion ~500-700 km/s), avec des filaments de poussière et des jets collimatés. – Émission dominante : – Hα (hydrogène ionisé) et NII dans les structures denses. – OIII plus faible, présent dans les zones choc-ionisées. – Régions de poussière réfléchissant la lumière stellaire (visible en proche infrarouge). Il est prévu que cette étoile explose en supernova dans le futur proche (à l’échelle astronomique). C’est la seule étoile connue pour produire des émissions laser dans l’ultraviolet. Suite sur Wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 09/04/2024 40 x 60″ gain 105, Offset: 30 T°: -10, camera ASI533MC Pro + Filtre Antlia Tri-Bandes – Objectif Samyang 135 à F:2. Guidage: objectif photo Tamron 70-300@300 + caméra ASI224MC sur monture EQM35 Pro. Acquisition, pointage et guidage: Kstars/Ekos. Pré traitement: Siril avec Darks uniquement, étalonnage: Photoshop. Version HO-RVB combinée avec les sessions faites avec la TS76EDPH pour la partie centrale. (temps d’acquisition total pour la partie centrale: 5h30.) Eta Carinae Combinaison de toutes les sessions à 340mm de focale pour un temps d’acquisition total de 4h50′. Empilement dans Siril 1.2, utilisation de Starnet et la fonction de recomposition d’étoiles, étalonnage avec Photoshop, et Topaz DeNoise AI. Image recadrée à 5560 x 3670 pixels. Image zoomable avec les boutons + et – ou la molette de la souris. Cliquer – glisser dans l’image pour se déplacer. Le bouton sous l’image permet l’affichage en plein écran, utilisez le bouton “retour” de votre navigateur pour revenir à la page principale. Eta Carinae le 16 mai 2023 82 poses de 120″ à 800 iso + DOF – Canon 80D + filtre CLS Astronomie. Astrographe TS76EDPH sur EQM Pro. Guidage: objectif photo Tamron 70-300@300 + caméra ASI224MC – PHD2. Prétraitement Siril 1.2.0 b2, étalonnage: Photoshop – Topaz DeNoise AI Eta Carinae le 24 février 2022 Canon 80D + TS76EDPH à F:4,5 Ajout de 30 poses de 120′′ à 800 iso + 20 Darks aux sessions précédentes pour un total de près de 2h Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop Eta Carinaele 12 février 2022Canon 80D + TS76EDPH à F:4.5Ajout de 30 x 180′′ + filtre L-Extreme + DOF à la session précédente. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop Eta Carinae9 avril 2021Canon 80D + TS 76EDPH F:4.5sur EQ3.5 pilotée par EQMac 2.0b3 – prises de vues pilotées par AstroDSLR Qualité du ciel: Bortle 696 poses de 20′′ à 800 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Darktable et Photoshop Eta Carinae le 16 mars 2021 Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 100 poses de 30′′ à 1600 iso + 20 Darks, 25 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Darktable et sur Photoshop avec des scripts Uwe Astro Tool , recadrage. Stratégie d’Acquisition en Astrophoto Matériel Recommandé – Télescope : – 135 mm pour du champ large afin d’inclure les nombreuses nébulosités environnantes (des catalogues: vdBH, RCW, NGC, SNR, Ced etc.) et jusqu’à 400 mm de diamètre (Newton, RC, ou réfracteur à longue focale) pour résoudre l’Homunculus (~12″ × 18″). – Caméra : si possible une caméra refroidie ou un APN défiltré. – Monochrome (ex. ASI 6200MM, QHY 600…) pour une imagerie Ha/OIII/SII optimale. – OSC (ex. ASI 2600MC) possible, mais moins précise en narrowband. – Filtres : – Ha 3 nm (pour les filaments). – OIII 5 nm (pour les chocs externes). – Filtre Luminance pour capturer la poussière réfléchie. 2. Paramètres d’Acquisition – Temps de pose : – Ha : 300-600 s (gain 100-120, offset 30). – OIII/SII : 600-900 s (signal plus faible). – Nombre de poses : – Minimum 20-30 poses par filtre pour un bon rapport signal/bruit. – Guidage : – Précision < 0,5″ RMS (monture harmonique ou EQ6-R ou CEM70). – Optimal : Guidage hors axe (OAG) avec caméra dédiée (ex. ASI 174MM). 3. Post-Traitement : Techniques Avancées Prétraitement (PixInsight/APP/Siril) – Darks/Flats/Bias pour corriger le bruit et
Grand champ sur les nébuleuses du Requin et de l’Iris
Grand champ sur les nébuleuse du requin et de l’iris Harry Collis, LE, maintenant célèbre vulgarisateur dans le traitement photographique et astro-photographique en particulier, propose un “chalenge” de traitement auprès des followers de son groupe FaceBook !!! Je me suis pris au jeu et voici un premier résultat à partir des images brutes qu’il a partagé. N’hésitez pas à visiter son site c’est une mine de formations, d’astuces et d’outils qui facilitent grandement le travail de post production des images astro! Prise de vue: Harry Collis Sujets principaux présents dans le cadre : •La nébuleuse de l’Iris: NGC 7023 à droite•LDN 1235: la nébuleuse du Requin•La nébuleuse du Petit Amas en bas à droite NGC 7129Conditions de prise de vue : •Lieu : En France, à proximité de Laval-Roquecezière•Niveau de pollution lumineuse : Bortle 3•Date de prise de vue : 09, 11 et 12 août 2024Matériel : •Appareil photo : Canon EOS RP défiltré/refiltré Astrodon•Objectif : Samyang 135 mm f/2 + bague de fixation William Optics•Monture : Fornax Lightrack II•Viseur polaire : QHYCCD PoleMaster•Alimentation : batterie USB Anker PowerCore Essential 20 000•Trépied : Rollei Lion Rock 30 Mark II•Accessoires : bande chauffante, batterie, masque de Bahtinov, intervallomètre Pluto TriggerRéglages : •Ouverture : f/2.8 (48.2 mm)•Longueur focale : 135 mm•Sensibilité ISO : 1600•Temps d’intégration : 4h et 54 min (2 min x 147)•Images de calibration : 0 Dark, 200 Offset, 114 Flat (correction d’exposition à +2 IL) Challenge traitement 1: Utilisation du fichier drizzle x 2 fourni par Harry, de 12094 x 8020 pixels (une fois recadré)!Sur Siril j’ai fait un recadrage et une extraction de gradient, créé une starless avec masque d’étoiles, puis transformation asinh et étirement hyperbolique sur la starless. Asinh sur le starmask, le tout enregistré en tif 16bits. Passage dans Photoshop: calque starmask sur la starless, action HC > réduction taille des étoiles (plage+masque). Sur la starless dupliquée > un léger coup de Topaz Denoise AI en mode normal. Actions HC > création des masques de luminosité et ajustement des tons clairs, moyens et foncés avec les courbes. Duplication dans un calque et ajustement des couleurs dans camera raw. Accentuation des micro-contrastes et correction des quelques artefacts.Sergio. Views: 10
Nébuleuse du Requin LDN 1235
Nébuleuse du Requin LDN 1235 LDN 1235 (Lynds Dark Nebula) est un vaste complexe de nébuleuses qui ressemble à une tête de requin, d’où son appellation “nébuleuse sombre du requin”. Les nébuleuses sombres sont des nuages opaques de poussière et de gaz dans l’espace qui bloquent la lumière des étoiles derrière elles. Une partie de cette poussière est rendue visible parce qu’elle brille par photoluminescence provoquée par des rayonnements de haute énergie émis par des étoiles jeunes et très chaudes. LDN1235 se trouve à environ 672 années-lumière de la Terre. Deux nébuleuses par réflexion, van den Bergh 149 (vdB 149) et vdB 150, sont visibles de part et d’autre de la “tête” du requin avec une couleur bleutée. La galaxie lointaine PGC 67671 est également visible (au-dessus et à droite de l’étoile blanche de magnitude 5 : 16 Cep). Le 06 août 2024 Ajout de 38 poses de 2min pour un total de 2h36. Samyang 135 et ASI533MC pro avec filtre ZWO IRcut, gain: 105, Temp: -10°c. Monture Star aventure mini, sans auto guidage, avec offsets et flats. Traitement: Siril, GraXpert et Photoshop. Lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) – Bortle 5 le 11 juillet 2024 40 poses de 2min. Samyang 135 et ASI533MC pro avec filtre ZWO IRcut, gain: 105, Temp: -10°c. Monture Star aventure mini, sans auto guidage, sans DOF. Traitement: Siril, GraXpert et Photoshop. lieu de prise de vue: Maussane les Alpilles (Bortle 6) Objets dans le champ: Views: 26
NGC 6726 ou la nébuleuse du Fourmilier (Anteater)
NGC 6726 ou la nébuleuse du Fourmilier (Anteater) NGC 6726 et NGC 6727: Ces nébuleuses en réflexion spectaculaires dans la constellation de la Couronne Australe sont illuminées par quelques étoiles jeunes et brillantes au sein d’un vaste nuage e poussières interstellaires. La traînée brunâtre particulière près des deux nébuleuses en réflexion bleutées entoure un objet intrigant mieux vu en infrarouge. C’est R CrA, une jeune étoile qui accrète du matériau interstellaire à sa surface. Ces nébuleuses compactes sont éjectées par des proto-étoiles au cours de leurs derniers stades de formation. Le complexe R CrA est à environ 500 années-lumière, c’est l’une des régions de formation d’étoiles les plus proches.IC 4812: L’étoile dans la nébuleuse (IC 4812) montre dans les télescopes réflecteurs deux pics de diffraction distincts. Cela implique qu’il s’agit d’une étoile double bien connue BSO 14 (WD 1450+432), découverte et cataloguée à l’observatoire du gouverneur Brisbane à Parramatta, près de Sydney, dans les années 1820. La nébuleuse en réflexion la plus brillante contient également une paire d’étoiles doubles très espacées.NGC 6723: (GLC – Sagitarius) L’Amas globulaire NGC 6723 a été découvert par James Dunlop de Paramatta en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, le 3 juin 1826 et catalogué comme Dunlop 573. NGC 6723 est juste à l’extérieur de la Couronne Australe et se trouve dans la constellation du Sagittaire. Sa distance est d’environ 30 000 années-lumière, bien au-delà du nuage de poussière.NGC 6729: (BN – Nébuleuse variable) NGC 6729 est une nébuleuse en réflexion/émission située à quelque 424 années-lumière. Il a été découvert par Johann Friedrich Julius Schmidt en 1861. Cette nébuleuse en forme d’éventail part de l’étoile R Coronae Australis vers l’étoile T CrA au sud-est. R CrA est une étoile de pré-séquence principale dans le complexe moléculaire de la Couronne Australe, l’une des régions de formation d’étoiles les plus proches.Be 157: (DN) Bernes 157 est une nébuleuse sombre en forme de boomerang qui se trouve à 520 années-lumière. Elle est si dense, qu’elle masque totalement les étoiles de fond.Elle s’étend autour de la nébuleuse comme une énorme écharpe noire drapée.HH 82, 96, 97, 98, 99, 100,101, 104: Sont des jets de matériaux qui s’échappent de protos-étoiles à très grande vitesse percutant le gaz environnant et créent des ondes de choc qui rendent le gaz luminescent en créeant des arcs et des taches lumineuses colorés connus sous le nom d’objets de Herbig-Haro – d’après les astronomes George Herbig et Guillermo Haro. Ces objets sont des phénomènes transitoires, ne durant pas plus de quelques milliers d’années. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) NGC 6726 le 23 septembre 2024 6h28 de poses (240″ unitaire) avec filtre Antlia Triband plus + 2h20 de poses (300″ unitaire) avec filtre Optolong L-eXtreme. Astrographe TS76EDPH à F:4.5 sur ASI533MC (gain: 105, T°:-10°C), monture SkyWatcher EQM35Pro. Guidage: objectif Tamron 70-300@300mm sur ASI224MC. Pointage, acquisition, guidage: Kstars-Ekos v3.7.0. Prétraitement, séparation des couches, starless, stretching sur Siril, étalonnage et assemblage des couches sur Photoshop, filtres Topaz Denoise AI et ON1. Version HO-RV Le 11 mai 2024 Ajout d’un panneau à la session précédente. 53 x 240″, même matériel et conditions de prises de vues et de traitement (voir ci-après). Assemblage des deux panneaux sur photoshop. le 09 mai 2024 La nébuleuse du Fourmilier: 54 poses de 4min. soit 3h36 au total. Samyang 135 sur ASI533MC + filtre Antlia Triband, monture SkyWatcher EQM35Pro. Guidage: objectif Tamron 70-300@300mm sur ASI224MC. Pointage, acquisition, guidage: Kstars-Ekos v3.7.0. Prétraitement avec Darks uniquement, séparation des couches, starless, stretching sur Siril, étalonnage et assemblage des couches sur Photoshop. Version SHO-RVB Localisation et annotation des objets Views: 9
M 17 nébuleuse Omega et M 16 nébuleuse de l’Aigle
M 17 nébuleuse Omega et M 16 nébuleuse de l’Aigle M 17 nébuleuse Omega et M 16 nébuleuse de l’Aigle Canon 80D + TS76EDPH F:4.5 – Deux tuiles assemblée dans Photoshop: Pour M 16: 140 poses de 30′′ à 1600 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Darktable et Photoshop. M16, (à droite) situé dans la queue du Serpent, est un amas ouvert d’étoiles enveloppé d’une nébuleuse : la nébuleuse de l’Aigle. L’amas est constitué de jeunes étoiles bleues de type O et B qui sont nées de la nébuleuse de l’Aigle et qui ionisent le gaz de cette même nébuleuse, ce qui ne manque pas de lui donner une teinte caractéristique dans les gros télescopes. Des étoiles sont d’ailleurs encore en cours de formation. La région centrale de la nébuleuse montre une belle architecture en colonnes, appelées « Piliers de la création » (Pillars of Creation) popularisés par le télescope spatial Hubble ; dans ces piliers de gaz de l’ordre de trois années-lumière de long naissent les étoiles de l’amas, d’où leur nom. M16 nous est distant de 5 500 à 7 000 années-lumière selon les sources. Wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) M 16, Version HO-RVB – Le 04 septembre 2024 Caméra ASI533 MC + filtre Optolong L-eXtreme sur astrographe TS76EDPH à F:4.5 – 85 pose de 240″, gain: 105 T°: -10°C, 25 DOF. Monture EQM35, guidage Tamron 300mm sur ASI224MC. Pointage, acquisition et suivi sur Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement: séparation des couches, empilement et séparation des étoiles sur Siril. Montage des couches H,O, RVB et étalonnage sur Photoshop. M 16les 30/07, 01/08 et 03/08/2022 Canon 1000D Astrodon + filtre Optolong L-eXtreme Astrographe TS76EDPH à F:4,5 sur EQM 35 Pro. Guidage par TS60mm et ASI224MC, PHD2. Acquisition: AstroDSLR. 84 poses de 180′′ à 800 iso + 30 Darks, 30 Offsets et 30 Flats.Empilement et traitement sur Siril, étalonnage sur Photoshop. M 16 version en SHO-Ha-RVB M17, également connue sous les noms de nébuleuse Oméga, du Cygne, du Fer à Cheval ou du Homard, est une nébuleuse en émission située à environ 5 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire et a un diamètre de 15 années-lumière. La nébuleuse fait partie d’un nuage du milieu interstellaire d’une quarantaine d’années-lumière d’envergure1. Elle doit sa luminosité à des étoiles jeunes de type B qui irradient le gaz alentour, créant ainsi une région HII. La couleur rouge de la nébuleuse est d’ailleurs celle de l’hydrogène ionisé. Au sein de la nébuleuse se trouverait un amas ouvert constitué d’une trentaine d’étoiles masquées par la nébuleuse. En infrarouge, on a pu y observer une quantité importante de poussières favorables à la formation d’étoiles. Wikipedia M 17 nébuleuse Omega – 04/09/2021 Canon 80D + TS76EDPH à F:4.5 sur monture SkyWatcher EQM 3-5 pro 37 poses de 60′′ à 1600 iso + 25 Darks, 25 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Darktable et Photoshop Voir la localisation sur Stellarium en ligne Views: 4
IC 1396 La Trompe d’Eléphant
IC 1396 La Trompe d’Eléphant Située dans la constellation de Céphée qui est traversée par la Voie Lactée, c’est une région les plus riche du ciel et on y trouve beaucoup de nébuleuses très variées, en particulier de grands nuages de poussières formant des nébuleuses obscures et par réflexion (par exemple la nébuleuse de l’Iris, Barnard 150 ou VDB141…) mais aussi quelques magnifiques nébuleuses en émission. Parmi ces dernières, on peut citer notamment la nébuleuse du sorcier, NGC 7822, ou encore la nébuleuse du Lion.Mais l’une des plus impressionnantes est incontestablement IC 1396 (également dénommée sh2-131), qui présente un diamètre apparent supérieur à 5 fois la pleine Lune (170′ x 130′) !Malheureusement très peu lumineuse, elle se dévoile uniquement au moyen de la photographie ! La distance de cette nébuleuse reste sujette à débats et est généralement estimée entre 2400 et 3000 années-lumière. Connaissant cette distance et ses dimensions apparentes, il est possible de calculer la taille réelle de cette nébuleuse : celle-ci s’étend sur une longueur considérable comprise entre 120 années-lumière (en retenant la valeur basse de distance) et 150 années-lumière (en retenant la valeur haute de distance). A comparer également avec la nébuleuse d’Orion, qui s’étend « seulement » sur 25 années-lumière… Il s’agit donc d’un immense nuage de gaz (essentiellement d’hydrogène), illuminé par l’ionisation provoqué par le rayonnement très énergétique des jeunes étoiles qui naissent en son sein depuis quelques centaines de milliers d’années. Car ces nébuleuses sont de véritables « pouponnières » d’étoiles : celles-ci naissent dans les régions les plus sombres et opaques où la densité de matière et la température sont les plus importantes, en raison de l’effondrement gravitationnel de la matière environnante, les ondes de choc ou encore la pression de radiation. La matière au sein de ces zones opaques finit par s’écrouler localement sous la forme de petits « globules de Bok », qui constituent des proto-systèmes stellaires. Ces globules ont une masse typique comprise entre 10 et 50 masses solaires, contenue dans un diamètre d’environ 1 année-lumière, et aboutissent à la création d’une ou plusieurs étoiles. Lieu de prise de vue: Grandfontaine, Doubs – France (Bortle 5) 14 juillet 2024 Ajout des couches Ha et OIII, séparation dans Siril, montage dans Photoshop. 11 juillet 2024 Ajout de 63 poses de 2min. Samyang 135 et ASI533MC pro avec filtre ZWO IRcut, gain: 105, Temp: -10°c. Monture Star aventure mini, sans auto guidage, sans DOF. Traitement: Siril, GraXpert et Photoshop. Version RVB lieu de prise de vue: Maussane les Alpilles (Bortle 6) 6 octobre 2023 ajout de 33 x 120″. Samyang 135 et ASI533MC Pro avec filtre Optolong L-eXtreme. Monture: Star Adventurer Mini (sans autoguidage). Traitement et assemblage: Siril et Photoshop 23 juillet 2023 IC 1396 Canon 1000D Astrodon + objectif Samyang 135 F:2 + filtre CLS Astronomik Sur Star Adventurer Mini (pas d’autoguidage)Acquisition: AstroDSLRAjout de 134 poses de 60′′ à 1600 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Combinaison des sessions, empilement et traitement sur Siril, étalonnage sur Photoshop et Topaz DeNoïseAI 20 septembre 2022 IC 1396Canon 1000D Astrodon + objectif Samyang 135 F:2 + filtre CLS Astronomik Sur Star Adventurer Mini (pas d’autoguidage)Acquisition: AstroDSLR76 poses de 60′′ à 1600 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur Siril, étalonnage sur Photoshop et Topaz DeNoïseAI Le 30/05/2023 – Retraitement avec Siril 1.2b2: starless et recomposition d’étoiles. Photoshop pour le travail de la couleur et du contraste. Astrométrie Views: 6
Nébuleuse de l’Embryon NGC 1333
Nébuleuse de l’Embryon NGC 1333 C’est une nébuleuse diffuse par réflexion cataloguée sous les références de catalogues NGC 1333, vdB 17, LBN 741 ou Ced 16, qui se trouve dans la constellation de Persée. En lumière visible, le centre apparaît dominée par les teintes bleutées caractéristiques du rayonnement stellaire lorsqu’il est réfléchi par les nuages de poussières. On y remarque, parmi la poussière interstellaire, les émissions rougeâtres d’objets de Herbig-Haro liées aux jets émis par de jeunes étoiles provoquant des ondes de chocs lorsqu’ils rencontrent de la matière interstellaire. NGC 1333 contient des centaines d’étoiles de moins d’un million d’années, la plupart encore masquées à notre regard par la poussière omniprésente. Cet environnement chaotique ressemble probablement beaucoup à celui dans lequel notre propre Soleil s’est formé il y a plus de 4,5 milliards d’années. NGC 1333 se trouve à quelque 1000 années-lumière de nous. Acquisition par Thierry Boufflet le 30 novembre 2021. Instruments de prise de vue: Takahashi Epsilon-130D, Caméra: RisingCam IMX571, Montures: Sky-Watcher EQ6-R Pro, Filtre Optolong UV/IR cut. Traitement par moi même: stretch et étalonnage des couleurs par photométrie, starless sur Siril, finalisation sur Photoshop. Répertoire des objets dans le champ et orientation Views: 7
Les nébuleuses dans la constellation de la Règle
Les nébuleuses dans la constellation de la Règle La constellation de la Règle (Norma) dans l’hémisphère Sud est riche en nébuleuses. Elle comprend plusieurs objets répertorié dans le catalogue RCW notamment les références 101 à 104 plus RCW 106, ce sont des régions de gaz HII, RCW 101 est une nébuleuse planétaire. Plusieurs amas ouverts sont également présents: NGC 6115, Ru 116, 117 et 119. 03 juillet 2024 reprise du traitement de la session précédente. Version HO-RVB, assemblage sous Photoshop. le 07 juin 2024 Astrographe TS 76EDPH + caméra ASI533MC + filtre Antlia Triband. 61 poses de 4′, gain 105, offset:30 temp: -10°C. Guidage: objectif Tamron 70-300@300mm + camera ASI224MC. Monture EQM35 pro. Pointage, guidage, acquisition sur Kstars/Ekos 3.7 sur Macbook Pro M2. Prétraitement et séparation des couches sur Siril + Starnet, postproduction: GraXpert, Topaz AI, Photoshop. Version HO-RVB Objets RCW visibles dans le champ Views: 6
NGC 2736, nébuleuse du crayon
La nébuleuse du Crayon NGC 2736 – Pencil nebula NGC 2736 est un rémanent de supernova située dans la constellation des Voiles à environ 815 années-lumière de la Voie lactée. C’est la partie la plus Lumineuse du grand rémanent des Voiles La longueur de la nébuleuse du Crayon est d’environ 5 années-lumière et elle est une partie du rémanent des Voiles. Ce rémanent est situé près du pulsar des Voiles, pulsar provenant de la supernova qui a donné naissance au rémanent il y a environ 11000 ans. La luminosité du rémanent provient de régions denses de gaz qui sont entrées en collision avec l’onde de choc de la supernova. Au fur et à mesure que l’onde de choc se déplace dans l’espace de droite à gauche dans l’image du télescope spatial Hubble, elle compresse les gaz en les chauffant. Initialement, les gaz sont chauffés à des millions de degrés, mais il se refroidissent ensuite et ils émettent alors de la lumière. Les couleurs des régions de la nébuleuse fournissent des renseignement sur le processus de refroidissement. Certaines régions sont encore si chaudes que les émissions sont dominées par les atomes d’oxygène ionisés, qui brillent en bleu sur l’image. D’autres régions se sont refroidies davantage et elles sont visibles en émettant du rouge dans l’image. Ces émissions proviennent des atomes plus froids d’hydrogène. La couleur indique donc la température du gaz. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 29 avril 2024 NGC 2736 41 poses de 240″ Astrographe TS76EDPH (340mm, F/D 4,5) + ASI533MC + filtre Antlia Tri-Bandes. Monture: EQM35Pro. Guidage: Tamron300mm + ASI224MC . Pointage, acquisition et guidage: Kstars/Ekos sur MacBookPro M2. Prétraitement avec Darks uniquement sur Siril, GraXpert 3.0, séparation des couches Ha, OIII et SII, . Combinaison des couches et étalonnage sur , Photoshop, Topaz DenoiseAI. Version SHO-RVB Le 15/02/2023 Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) NGC 2736 (Pencil nebula) et une partie du complexe de nébuleuses des Voiles (RCW38). 73 poses de 3′ + DOF. Astrographe TS76EDPH (340mm, F/D 4,5) + Canon 1000D défiltré + filtre CLS. Monture: EQM35Pro. Guidage: Tamron300mm + ASI224MC + PHD2. Empilement et pré-traitement sur Siril, étalonnage sur Photoshop, starExterminator, Topaz Denoise AI, Topaz Clean. Voir NGC 2736 sur Wikipedia Le champ photographié ci-dessus dans le cadre rouge. Mosaïque de 6 panneaux réalisée en mai 2022 avec un Samyang 135 F:2 et Canon 1000D défiltré + filtre CLS et DOF. Monture EQM35Pro. sans guidage. Voir l’article dédié à ce vaste et riche champ cosmique. Views: 7
La nébuleuse de la Tête de Cheval (IC434)
La nébuleuse de la Tête de Cheval (IC434) Voici la très belle région d’Alnitak ( ζ Orionis) comportant la fameuse nébuleuse sombre (Barnard 33) en forme de tête de cheval devant la grande nébuleuse à émission (IC434). Le système Alnitak baigne dans les nébulosités de IC 434. Alnitak est la première (en partant de l’Est) des trois étoiles alignées qui forment les « Trois Rois ». En effet, Alnitak (ζ Ori), Mintaka (δ Ori) et Alnilam (ε Ori) (appelées également « les Trois Mages ») constituent à elles trois la ceinture ou le baudrier d’Orion. La nébuleuse de la Flamme (NGC 2024) est une nébuleuse en émission située à une distance estimée à environ 1400 années-lumière et s’étend sur environ 12 années-lumière. C’est Alnitak qui énergise la nébuleuse. L’intense rayonnement ultraviolet de cette supergéante bleue ionise les atomes d’hydrogène de la nébuleuse. Les ions ainsi créés émettent une lueur rouge lorsqu’ils capturent un électron libre. Du gaz et surtout de la poussière se trouvant en avant de NGC 2024 absorbent la lumière de la nébuleuse et forment le ruban sombre que l’on voit sur les images en lumière visible Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) 14 janvier Version SHO-RVB. Séparation des couches Ha, OIII et Vert (pour le SII), retrait des étoiles et création du Starmask (module Starnet) dans Siril, retrait du gradient de chaque couche dans GraXpert. Montage des couches et balance des couleurs, contraste dans Photoshop (module CameraRaw). Lissage et accentuation dans Topaz DeNoiseAI. Scripts utilisés: accentuation du bleu (UWE Astro Tools de Uwe Kamin), Masques de luminosité (HC Action, pack Astro v1.4 de Harry Collis) les 10 et 11 janvier 2024 Les nébuleuses de la Tête de Cheval (IC 434) et de la Flamme (NGC 2024) Samyang 135 et ASI533 + filtre Antlia TriBand. 153 poses de 120″ + 25 DOF. Pointage, acquisition et guidage via Kstars/Ekos. Pré-traitement, empilement, starless sur Siril, étalonnage sur Photoshop, Topaz DeNoise AI. Version RVB. IC 434 combinaison de plusieurs sessions sur TS76EDPH + Canon 1000D Astrodon, avec filtres CLS et L-eXtreme pour ne durée totale de 3h de poses. Monture EQM35 Pro, guidage: ASI224MC + Tamron70-300, PHD2 IC 434 et NGC 2024le 30 novembre 2021Canon 1000D Astrodon + TS76EDPH96 poses de 45′′ à 1600 iso + 34 Darks, 25 Offsets et 35 Flats. Reprise du traitement le 17/12/22 avec ajout de 8 x 180″ avec filtre L-eXtreme. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop Views: 7