La nébuleuse de la Patte de Chat (NGC 6334), parfois appelée nébuleuse de la Patte d’Ours, est une nébuleuse en émission située dans la constellation du Scorpion à une distance d’environ 5 500 années-lumière et s’étendant sur environ 50 années-lumière. Elle fut découverte par l’astronome britannique John Herschel en 1837. Il s’agit d’une zone de formation stellaires parmi les plus actives de la Voie lactée contenant plusieurs dizaines de milliers d’étoiles dont beaucoup sont plus massives que le soleil. Ces étoiles illuminent le gaz et la poussière environnants qui en retour brillent principalement en lumière rouge, ce qui est une signature de l’hydrogène ionisé. Source: wikipedia NGC 6357 appellée “Nébuleuse Guerre et paix ” ou parfois “Nébuleuse du Homard” est une nébuleuse diffuse située à environ 6 500 années-lumière dans la constellation du Scorpion. Voisine de NGC 6334, la nébuleuse a été nommée la Nébuleuse Guerre et paix (War and Peace Nebula) par les scientifiques du Midcourse Space Experiment en raison de son apparence La nébuleuse contient plusieurs proto-étoiles entourées de disques de gaz sombre, ainsi que de jeunes étoiles. Source: wikipedia Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 07 septembre 2024 NGC 6334 nébuleuse de la patte de chat. ASI533MC Pro sur astrographe TS76EDPH à F:4.5, filtre Optolong L-eXtreme, gain: 105, T:-10°C. Monture EQM 35Pro. Guidage Tamron@300mm et ASI224MC. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. 29 poses de 300″ + 25DOF. Prétraitement, empilement, séparation des couches Ha-OIII: Siril, étalonnage: Photoshop. Version HO-RVB et travail de la couleur en palette Hubble. NGC 6334 et 6357 le 29 août 2024 ASI533MC Pro sur Samyang 135 à F:2, filtre Ir cut, gain 105, T:-10°c.Monture: EQM 35 Pro. Guidage par Tamron@300mm et ASI224MC. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. 28 poses de 240″ + 25 DOF. Empilement et traitement: Siril. Etalonnage: photoshop. Version HO-RVB Le 14 septembre 2023 Canon 450D défiltré partiel, TS76EDPH sur EQM35Pro. Ajout de 44 poses de 180″ avec filtre L-eXtreme Optolong. Extraction des couches Ha – OIII et combinaison en luminance avec l’image précédente. Siril 1.2 et module Starnet. Recomposition et étalonnage sur photoshop, Topaz DenoiseAI. (reprise de traitement du 23 janvier 2024) le 08 septembre 2023 Ajout de 86 poses de 180″ à la session précédente, pour un total de 5h42′ d’exposition. Empilement des sessions, Starless et recomposition dans Siril. Etalonnage dans Photoshop, Topaz DeNoise AI et Topaz Detail3 NGC6334 et NGC 6357 le 05 septembre 2023 – Canon 450D défiltré + filtre CLS sur Astrographe TS76EDPH à 800 iso + 25 DOF. 36 poses de 180″. Prétraitement et empilement sur Siril. Starless sur StarXTerminator, recomposition et étalonnage sur Photoshop. Guidage ASI224MC + Tamron 70-300@300mm + PHD2. Monture EQM35Pro. NGC 6334 et 6357 le 25 juillet 2022 Canon 1000D Astrodon + Astrographe TS76EDPH F:4.5 43 poses de 60″ à 800 iso + 20 Darks, 25 Offsets et 20 Flats. Empilement et prétraitement sur SiriL le 27 juillet 2022 Canon 1000D Astrodon + Filtre L-eXtreme Optolong + TS76EDPH F:4.5 56 poses de 180″ à 800 iso + 30 Darks, 30 Offsets et 30 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, montage des 2 sessions et étalonnage sur Photoshop localisation Views: 15
Le triplet du Lion
Le Triplet du Lion : un groupe galactique en interaction Le Triplet du Lion, également désigné sous le nom du groupe de M66 ou Arp 317, est un petit ensemble de galaxies en interaction situé dans la constellation du Lion. Il est composé de trois galaxies majeures : M65 (NGC 3623), M66 (NGC 3627) et NGC 3628. Ces trois galaxies spirales sont distantes d’environ 35 millions d’années-lumière de la Voie lactée. Caractéristiques:– M66: C’est la plus brillante du trio, une spirale barrée avec des bras déformés par les effets gravitationnels de ses voisines.– NGC 3628: Surnommée la « Galaxie du Hamburger », elle apparaît vue par la tranche et présente un vaste disque de poussière obscurcissant son bulbe galactique ainsi qu’une longue queue d’étoiles, résultat des forces de marée à l’œuvre dans le groupe.– M65: Une galaxie spirale qui semble moins perturbée, mais son histoire dynamique avec les deux autres galaxies est clairement trahie par leurs distorsions mutuelles. Intérêt scientifique:Le Triplet du Lion constitue un laboratoire privilégié pour étudier les interactions gravitationnelles entre galaxies. Ces rencontres proches peuvent déclencher une intense formation d’étoiles, notamment dans les régions où le gaz interstellaire est comprimé. Par ailleurs, les déformations observées permettent de retracer l’histoire dynamique du groupe et d’étudier l’évolution des galaxies dans un environnement riche. Observation:Accessible avec un télescope amateur de taille moyenne, le Triplet est particulièrement bien visible au printemps (dans l’hémisphère nord). Les trois galaxies, réunies dans un champ de moins d’un degré, offrent un spectacle saisissant mettant en valeur la diversité des morphologies galactiques. En résumé, le Triplet du Lion est bien plus qu’un alignement céleste fortuit : c’est un système lié gravitationnellement, témoignant des processus violents et créateurs qui façonnent l’évolution des galaxies dans l’Univers. Le 21 mai 2026. Triplet du Lion. Objectif Canon 100-400@400mm sur ASI533MC + filtre Ir Cut. Monture EQM35Pro, pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos – MacBook Pro M2. 42 poses de 120″, prétraitement sur Siril, finalisation sur photoshop. Lieu de prise de vue: La Rivière (Réunion). Bortle:4 zoom Le 07 avril 2026 – Lieu de prise de vue: “La Belle Etoile” (Doubs) Bortle:6 Leo Triplet: 150 images de 120″. Camera ASI533MC sur Samyang 135 + filtre Antlia TriBand. Monture: Star Adventurer Mini, pas d’autoguidage. Capture: Kstars-Ekos. Prétraitement avec DOF. Traitement sur Siril 1.4.2, scripts Py: GraXpert, Aberation remover, SyQon Prism, SyQonn starless. VeraLux: Hypermetric Stretch, Curve, Vectra… Montage des couches et étalonnage sur Photoshop. Version HO-RVB Views: 14
Galaxies du groupe de NGC 4105
Voici un grand champ centré sur la galaxie IC 3005 appartenant au groupe de NGC 4105 Bon, ça n’est pas le Hubble Deep Field ou celui du James Webb mais ce champ regorge de galaxies de toutes natures, visibles jusqu’à la 16ème magnitude environ!!! Il mesure 1°35 de côté et se situe dans la constellation australe de l’Hydre, entre α Corvi et β Hydrae. Le 19 mai 2026: Champ de galaxies centré sur IC 3005. Objectif Canon 100-400@400mm sur ASI533MC + filtre Ir Cut. Monture EQM35Pro, pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos – MacBook Pro M2. 14 poses (seulement!) de 300″, prétraitement sur Siril, finalisation sur photoshop. Lieu de prise de vue: La Rivière (Réunion). Bortle:4 Détail des galaxies présentes dans le champ généré par le plugin: Galaxy_Annotations.py ACCÈS À LA VERSION INTERACTIVE Loading PDF… Error loading PDF. Please check the URL or file. − + ← 1 / 1 → ⛶ ↓ 🖨 Cliquez sur le bouton “Version interactive” pour afficher en grand. Cliquez sur chaque objet pour afficher le détail sur le site de la base Aladin de l’université de Strasbourg et du portail CDS. Cliquez sur la flèche retour de votre navigateur pour revenir sur cette page. Views: 1
Galaxie du Sombrero (M 104)
Sergio Astro Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Galaxie du Sombrero M104 (NGC 4594) est l’une des plus célèbres galaxies de la voûte céleste. C’est l’une des principales vedettes du ciel de printemps en France (à la Réunion, elle passe au zénith).Elle est située dans la constellation de la Vierge à une distance de 28 millions d’années lumière de la Terre. Son diamètre réel est d’environ 50 000 années-lumière, soit environ la moitié de celui de notre Voie Lactée. Elle est presque vue de profil et possède une large bande de poussière visible dans son plan. Sa forme rappelle celle d’un chapeau mexicain d’où son nom de “Sombrero”. C’est une galaxie spirale (type Sa ou Sb) avec un bulbe central très prononcé. Sa masse est estimée à 800 milliard de masses solaires. Structure et composition : – Bulbe galactique : Dominé par des étoiles vieilles et peuplé d’un grand nombre d’amas globulaires (estimés à près de 2 000). – Disque de poussière : Très dense et sombre, vu presque par la tranche depuis la Terre. – Noyau actif : Abrite un trou noir supermassif d’environ 1 milliard de masses solaires. Curiosités : – La galaxie du Sombrero est souvent considérée comme un mélange entre une galaxie spirale et une galaxie elliptique en raison de son bulbe massif. – Elle a été photographiée par le télescope spatial Hubble, révélant des détails spectaculaires de sa structure. Zoom Le 15 mai 2026 M 104: ASI533 MC avec filtre Ir Cut sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. 57 poses de 300″, gain 105 à moins 10 degrés C. Monture EQM35Pro. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos. Pré-traitement avec DOF, sur Siril, filtres GraXpert. Etalonnage sur Photoshop, StarXterminator. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 27 mars 2025 Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) M 104: ASI 533 MC avec filtre Antlia TriBand sur TS76 EDPH à F/D 4.5. Monture EQM 35 GoTo. Focuser ASI. Guidage TS 50 + ASI 224MC. 12 poses de 300″, gain 105, T°:-10°c. Pointage, guidage, focus, acquisition sur Kstars/Ekos. Traitement sur Siril avec darks uniquement, GraXpert. Etalonnage sur Photoshop. Traitement de fichiers fits provenant du Gran Telescopio Canarias. Il s’agit de fichiers publics, gratuits en basse résolution et déjà pré-traitées comprenant les couches: G= bleu, R= vert et I=rouge. Il reste à étirer l’histogramme et combiner les couches. J’ai fait l’étirement et la combinaison des couches dans Siril et la finalisation des couleurs du contraste et le retrait des défauts dans photoshop. Article précédentArticle suivant Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Views: 26
Comète C/2025 R3 (PanSTARRS)
Sergio Astro Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Comète C/2025 R3 PanSTARRS La comète C/2025 R3 (PanSTARRS) traverse la constellation d’Orion La comète C/2025 R3 (PanSTARRS), découverte par le programme de surveillance astronomique Pan-STARRS en septembre 2025, offre actuellement un spectacle céleste remarquable: sa trajectoire la fait traverser la constellation iconique d’Orion, créant un contraste saisissant entre cette visiteuse glacée du système solaire externe et les brillantes étoiles et nébuleuses comme “la Tête de Sorcière” ou la célèbre nébuleuse d’Orion M42 Une visiteuse du fin fond du système solaire Les comètes comme C/2025 R3 sont des reliques glacées de la formation du système solaire. Provenant très probablement du nuage de Oort , un réservoir sphérique situé à des milliers d’unités astronomiques du Soleil, elles s’illuminent lorsqu’elles s’approchent de notre étoile. Le rayonnement solaire chauffe leur noyau, sublimant la glace et libérant poussières et gaz qui forment une chevelure (coma) brillante et souvent une ou plusieurs queues pointant à l’opposé du Soleil. Pourquoi ce passage près d’Orion est-il intéressant ? – Un cadre spectaculaire : La traversée d’Orion, offre un repère visuel facile. La comète peut être observée non loin de points de repère célèbres comme la nébuleuse d’Orion (M42) ou la ceinture du Chasseur (les trois étoiles Alnitak, Alnilam et Mintaka). Ce contexte permet aux astrophotographes de capturer des images mémorables. Prévisions d’observation et trajectoire Voir le détail de sa trajectoire et de sa magnitude sur le site de Astro Van Buitenen: https://astro.vanbuitenen.nl/comet/2025R3 En résumé, la traversée de la comète C/2025 R3 (PanSTARRS) dans la constellation d’Orion est plus qu’un simple alignement esthétique. C’est une opportunité unique pour les amateurs d’admirer un objet dynamique du système solaire dans un décor céleste mythique, et pour les scientifiques d’étudier la nature et le comportement de cette messagère des confins glacés de notre système stellaire. Zoom Le 08 mai 2026 de 19h11 à 20h13 – 167 poses de 15″ à 800ISO: Canon 80D sur Samyang 135 à F:2. Monture EQM35 Pro. La comète traverse la constellation d’Orion et passe entre la nébuleuse de la Tête de Sorcière (NGC 1909) en haut à gauche et la grande nébuleuse d’Orion (M 42) en bas à droite de l’image. Traitement sur Siril et photoshop. Lieu de prise de vue: Pierrefonds aéroport (La Réunion) Zoom Le 4 mai 2026 – 180 poses de 10″ à 200 ISO: Canon 80D sur Samyang 135 à F:2. Monture EQM35 Pro. Traitement sur Siril et photoshop. Lieu de prise de vue: Etang du Gol. (La Réunion) Détails astronomiques et position sur: https://astro.vanbuitenen.nl/comet/2025R3 Sergio Astro Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Ciel profond Amas Galaxie(s) Nébuleuse(s) Constellations Voie Lactée Système Solaire Infos Matériel utilisé Logiciels Catalogues d’objets Liens et Tutos Contact Views: 9
Theta Muscae et SNR G304.4-03.1
SNR G304.4-03.1 : Un rémanent de supernova énigmatique près de Theta Muscae Le rémanent de supernova (SNR) G304.4-03.1, également catalogué sous le nom de G304.3-0.5, est l’un des vestiges les plus énigmatiques et énergétiques de notre Galaxie. Sa proximité apparente sur le ciel avec l’étoile brillante Theta Muscae, un système stellaire multiple dans la constellation de la Mouche, est en réalité une coïncidence de perspective, car ce SNR se situe bien plus loin dans le bras spiral de la Voie Lactée. Caractéristiques et découverte Identifié grâce à des observations en rayons X (par le satellite Chandra) et en ondes radio, SNR G304.4-03.1 est un cas particulier de rémanent jeune (estimé à quelques milliers d’années). Sa morphologie en rayons X révèle une coquille asymétrique et filamentaire, typique d’une onde de choc expansive interagissant avec un milieu interstellaire inhomogène. Particularité scientifique : sa nature en “enveloppe pleine” L’intérêt principal de G304.4-03.1 réside dans ses émissions gamma de très haute énergie (>100 GeV) détectées par le télescope H.E.S.S. La morphologie de cette émission coïncide avec celle du rémanent en rayons X, formant une “enveloppe pleine” (filled-center). Ce profil suggère une origine particulièrement énergétique, telle qu’un pulsar wind nebula (nébuleuse de pulsar) à l’intérieur du rémanent ou une accélération de particules extrêmement efficace au sein de l’onde de choc. Lien avec Theta Muscae Bien que visuellement proche, Theta Muscae est une étoile massive de type Wolf-Rayet WR/OB située à environ 7 400 années-lumière. SNR G304.4-03.1 se trouve quant à lui approximativement à 7 000 années-lumière. Cette relative proximité dans l’espace est fascinante mais probablement accidentelle. Il n’existe aucune preuve d’un lien physique ou d’une origine commune. Enjeux pour l’astronomie moderne SNR G304.4-03.1 constitue un “laboratoire naturel” clé pour comprendre les mécanismes d’accélération des particules cosmiques jusqu’aux énergies du Peta-electronvolt (PeV). Il est considéré comme l’un des candidats les plus prometteurs pour être un “PeVatron” galactique, c’est-à-dire une source capable d’accélérer des protons jusqu’à des énergies de l’ordre du peta-électronvolt, proche de l’énergie maximale détectée pour le rayonnement cosmique galactique. En résumé, bien que discret visuellement, SNR G304.4-03.1 est loin d’être anodin. C’est une source astrophysique majeure pour l’étude des phénomènes les plus violents de la Galaxie et des accélérateurs naturels de particules cosmiques de très haute énergie. Sa proximité avec Theta Muscae en fait une cible d’observation passionnante et un rappel de la complexité des structures superposées le long de notre ligne de visée dans la Voie Lactée. Lieu de prise de vue: La Rivière (La Réunion). Bortle:4 Avril 2026 – SNR G304.4-03.1 Caméra ASI533MC sur TS76EDPH. 13h52 de poses totales (unitaire de 300″) avec filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Monture EQM35Pro, guidage avec TS50 et ASI224MC. Pré traitement sur Siril avec DOF en RVB et séparation des couches Ha et OIII. Scripts python GraXpert, Veralux et SyQuon. Étalonnage et montage des couches sur Photoshop. Le rémanent essentiellement visible en OIII a été difficile à traiter, il faudrait encore plus de poses pour faire ressortir les fins filaments qui le compose !!! à suivre donc !!! Un grand champ centré sur Ced 122 – Une grande zone couverte d’un nuage d’étoiles dense et d’une faible nébuleuse EN émission en arrière-plan s’étend sur plus de 2 degrés dans la constellation de Centaure. Dans un ciel sombre, cette région est visible à l’œil nu et présente un contraste remarquable avec le sac de charbon qui se trouve à côté. L’astronome Sven Cederblad a publié son catalogue de 215 nébuleuses galactiques diffuses, d’émission et de réflexion en 1946 (Ced).Passez la souris sur l’image pour afficher les noms d’objets et le champ de SNR G304.4-03.1 zoom Le 04 août 2022 – Prise de vue: La Rivière (La Réunion) Bortle:4. Ced 122 et alentours, 24 poses de 120″. Samyang 135 sur Canon 1000D défiltré + filtre Astronomik CLS. Monture EQM35Pro. Traitement: Siril et Photoshop. Views: 20
Cederblad 214 et NGC 7762
NGC 7822 et Sh2-171 : Dynamique d’un complexe de formation stellaire en périphérie galactique Situé dans la constellation de Céphée, à environ 2 900 à 3 000 années-lumière de la Terre, le complexe NGC 7822 constitue l’une des régions de formation stellaire les plus actives et les plus étudiées du bras de Persée . Cette vaste nébuleuse par émission, également référencée sous la désignation Sharpless 2-171 (Sh2-171), n’est pas un objet isolé mais le cœur d’un système dynamique en interaction avec son environnement, incluant la nébuleuse voisine Sh2-170. L’étude de cet ensemble offre un laboratoire idéal pour comprendre l’influence des étoiles massives sur le milieu interstellaire. 1. Un complexe hiérarchisé : de la nébuleuse à l’amas L’ensemble du complexe est structuré autour de l’amas ouvert Berkeley 59, un jeune amas d’étoiles âgé de seulement quelques millions d’années . C’est la radiation ultraviolette intense des étoiles de type O et B de cet amas qui ionise le gaz hydrogène environnant, provoquant la brillance caractéristique de la nébuleuse en émission Sh2-171 . Parmi ces étoiles excitatrices, l’étoile binaire à éclipses BD+66 1673 joue un rôle prédominant. Classée de type spectral O5V, elle affiche une température de surface avoisinant les 45 000 Kelvin et une luminosité environ 100 000 fois supérieure à celle du Soleil, ce qui en fait l’une des étoiles les plus chaudes situées à moins de 3 260 années-lumière (1 kiloparsec) du Système solaire . 2. Dynamique des vents stellaires : l’expansion en couches de Sh2-171 Une étude publiée en 2022 dans Astronomy & Astrophysics par G. F. Gahm et ses collaborateurs a révélé des aspects cruciaux de la dynamique interne du complexe Sh2-171 (NGC 7822) . En analysant les spectres optiques de 27 étoiles de l’amas Berkeley 59, ainsi que la cartographie moléculaire du monoxyde de carbone, les chercheurs ont démontré que l’amas est entouré d’une coquille moléculaire en expansion. Cette coquille ne se comporte pas de manière uniforme : les données révèlent l’existence d’au moins trois structures de coquilles distinctes s’éloignant de l’amas à des vitesses différentes (4 km/s, 12 km/s, et des valeurs intermédiaires) . Ces vitesses d’expansion ne sont pas aléatoires. La modélisation dynamique du système indique que ces structures sont la conséquence directe des vents stellaires combinés des étoiles massives de l’amas. Les fragments de nuages denses, détachés de la coquille principale, se déplacent plus vite et plus loin que la coquille elle-même car ils sont moins efficacement ralentis par le milieu interstellaire ambiant . Ce mécanisme explique la morphologie complexe de la région, sculptée par le rayonnement et le vent stellaire. 3. Sh2-170 : un objet distinct mais contextuel À proximité immédiate, au sud de NGC 7822, se trouve la nébuleuse Sh2-170 (ou Sharpless 2-170), parfois surnommée la “Petite Rosette” en raison de sa forme circulaire (Ici en bord du champ à gauche) . Des analyses astrométriques et spectroscopiques récentes, notamment basées sur les données Gaia, confirment que bien que projetée dans le même champ galactique, cette nébuleuse n’est pas physiquement liée à NGC 7822. La distance séparant les deux objets est estimée à environ 4 600 années-lumière, ce qui en fait des entités indépendantes superposées par effet de perspective le long de la ligne de visée . 4. Implications astrophysiques et perspectives L’intérêt scientifique de l’ensemble NGC 7822/Sh2-171 dépasse la simple description morphologique. La découverte de structures d’expansion multiples autour de Berkeley 59 remet en question certains modèles simplifiés de rétroaction stellaire. Le fait que des étoiles de l’amas, comme BD+66 1673, soient identifiées comme des systèmes binaires spectroscopiques (voire triples) ajoute une complexité supplémentaire à la compréhension de l’injection d’énergie dans la nébuleuse Zoom Le 23 mars 2026 – lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) Bortle 6 107 poses de 120″ avec une caméra ASI533MC sur un objectif Samyang 135 + EAF et filtre Antlia TriBand. Monture StarAdventurer mini. Pointage manuel, acquisition et mise au point sur Kstars/Ekos. Workflow: Prétraitement sur Siril avec flats/biases uniquement. Astrométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie. Scripts Python: AutoBGE, Aberration remover, GraXpert background extraction, SyQon Starless, SyQon Prism. Etirement: Asinh + Hyperbolique Généralisé. VeraLux Curves + Revela. Montage starless et starmask sur Photoshop, ajustement des niveaux et couleurs. Réduction d’étoiles avec le script de Harry Collis. Remarque: avec un ciel très médiocre (2 lampadaires à proximité) et une lune à 30% le signal est quand même bien ressorti malgré un gradient très important. Views: 7
Le complexe de nébuleuses des Voiles
Ce complexe nébuleux extrêmement riche, référencé dans plusieurs catalogues (GUM10 à 26, RCW 24 à 42, CED106 a à i, vdBH, …), est principalement composé de rémanents de supernovae est situé dans un quadrilatère délimité par: au Sud Regor (γ Vel), à l’Ouest Naos (ζ Pup), à l’Est Suhail (λ Vel) et au Nord β Pyx. Ces nébuleuses se trouvent donc dans l’ancienne constellation des Voiles du Navire Argo.Nommée d’après l’astronome australien Colin Stanley Gum (1924-1960), cette nébuleuse est si vaste (40° d’arc) qu’elle est en réalité difficile à voir. Nous nous trouvons seulement à quelque 450 années-lumière de l’extrémité la plus proche de ce nuage d’hydrogène gazeux, contre 1500 années-lumière pour son extrémité la plus éloignée. Cette région de faible émission est difficile à distinguer contre le fond du ciel constitué d’étoiles de la Voie Lactée d’une grande densité. La partie centrale connue sous le nom de Vela SNR est un rémanent de supernovae qui a explosé il y a environ 12000 ans. Voir la vue à très grand champ (40°) sur le site APOD de la NASA, réalisée en Hα par John Gleason. Les différentes tuiles qui composent ce projet font à peu près 9°25 x 6°10 pour la version avec le Canon 1000D et 4°50 x 4°50 avec l’ASI533MC. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le projet en cours: Avril 2024: Sergio Pro (Astro) & Thierry Boufflet sont heureux de vous présenter une mosaïque grand champs de 12 tuiles centrées sur le rémanant de supernova Vela SNR. Une collaboration entre l’hémisphère nord et le sud. Nous sommes dans la constellation des Voiles juste au nord de la fameuse Carène.Sergio : Acquisition des images, assemblage et pré-traitementThierry : Post-traitement PixinsightEquipements :Caméra : ASI533MCOptique : Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia Tri-Band.Monture : SkyWatcher EQM 35proLes 12 tuiles représentent un total de 47h de poses (240″unitaire)Image lauréate du Astronomy Picture of the Day (AAPOD2) du 21 avril 2024.Voir aussi sur Astrobin où elle est nominée Top Pic le 03 mai 2024 Mars 2026, nouvelle version RVB avec les scripts Py. VeraLux et SyQon_Starless de Siril1.4.2, ci-dessous. Ajout de 3 tuiles au sud. Taille originale 6840 x 9059 pixels, temps d’intégration total: 50h et 36min. Version HSO-RVB. Le champ couvert est d’environ 16 x 12 degrés. > Bouton: Zoom, pour une meilleure visualisation en plein format. (fichier de 18 Mo) Zoom Version d’avril 2024 (primée AAPOD2 et Astrobin) Zoom Zoom 27 février 2026: Tuile 08 centrée sur H Vel (HD 76805) Samyang 135, ASI533MC+ filtre Antlia Tri-Band. 5h40 de pose (240″ chaque), traitement Siril 1.4.2, avec scripts python SyQon, VeraLux et GraXpert, finalisation sur Photoshop. Version HO-RVB février 2024 3 tuiles assemblées. Samyang 135, ASI533 + filtre Antlia Tri-Band. Poses de +ou- 4h en moyenne pour chaque tuile. Même traitement que l’image du 18 janvier. Assemblage sur Photoshop. Annotation des objets dans le champ. Catalogues: New General Catalog (NGC), Van den Berg (vdBH), 182 nébuleuses compilées par Rogers, Campbell et Whiteoak (RCW), nébuleuses planétaires (PN), rémanents de supernovae (SNR), nébuleuses brillantes galactiques par Cederblad et Cohen (Ced), amas ouverts et nébuleuse par Van Den Berg et Hagen (vdB-Ha). plus d’infos sur les catalogues d’objets Le 18 janvier 2024 Vela SNR : Samyang135 à F:2, camera ASI533MC, gain 105, Offset: 30, Température: -10°C + filtre Antlia Tri-Band. 48 x 240″ + 25DOF. Monture: EQM35Pro. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. Prétraitement, empilement, séparation des couches et étirement sur Siril 1.2 + module Starnet. Retrait de gradient sur GraXpert. Montage des couches, étalonnage sur Photoshop, lissage du bruit pour chaque couches sur Topaz DeNoise AI. Version SHO-RVB Le 06 décembre 2023 Le centre du complexe: le rémanant de supernova Vela SNR. Astrographe TS76EDPH + caméra ASI533MC refroidie à -10, gain: 200. 6 poses de 300″ seulement!!! sans DOF. Version RVB. À compléter donc. Acquisition sous Kstars/Ekos, empilement et étirement: Siril, étalonnage: Photoshop. Localisation: Localisation des nébuleuses de Gum sur la carte H alpha en fausses couleurs. Source sur le site galaxymap.org Projet complet: en cours d’élaboration et reprise des tuiles avec la camera ASI533MC beaucoup plus sensible que le Canon 1000D! (voir au dessus) Voici pour l’instant 18 tuiles empilées dans Siril, assemblées avec AstroPixelProcessor et Photoshop. La plus grande difficulté est d’égaliser chaque tuile en terme de luminosité, contraste et colorimétrie. J’ai fais plusieurs tentatives avec des .fits 32bits en mode linéaire, en mode étiré, le résultat le plus probant est finalement avec des .tif 16bits étirés. J’ai enregistré dans AstroPixelProcessor les tuiles positionnées puis tout a été importé dans des calques photoshop pour l’égalisation de chacune. Les différences entre chaque tuile s’explique par les temps de poses cumulés qui diffèrent de 0h47′ à 2h46′. Il va donc falloir continuer les acquisitions pour obtenir un temps minimum de 3h par tuile. Voici le résultat du 04 avril 2023: Image zoomable, utilisez la molette de la souris ou les boutons + et -. Utilisez 2 doigts sur écran tactile. Cliquez-glissez pour se déplacer dans l’image. Le bouton sous l’image permet la visualisation en plein écran, utilisez la flèche “retour” de votre navigateur pour revenir à la page principale. L’image ici couvre un champ d’environ 30° x 19° Version d’avril 2023 18 tuiles assemblées, le champ mesure environ 32° x 25°. Assemblage sur Photoshop. Astrométrie Views: 167
la galaxie M 81 dans son environnement
La galaxie Messier 81, située à environ 12 millions d’années-lumière dans la constellation de la Grande Ourse, est une magnifique spirale de type Sb. D’un diamètre de 90 000 années-lumière, elle forme avec ses voisines M 82 et NGC 3077 un groupe galactique lié gravitationnellement, appelé groupe de M 81. Caractéristiques notables : – Structure : M 81 présente des bras spiraux bien définis et un noyau actif abritant un trou noir supermassif. – Interaction galactique : Des marées gravitationnelles avec M 82 et NGC 3077 ont perturbé leur morphologie et déclenché des sursauts de formation d’étoiles, notamment dans M 82, dite la galaxie du Cigare. – Environnement : Le groupe de M 81 fait partie du superamas de la Vierge, et son étude aide à comprendre l’évolution des galaxies en interaction. M 81 est visible avec des jumelles sous un ciel sombre, offrant un exemple fascinant de dynamique galactique. Le grand champ présenté ici permet de visualiser les IFN qui sont de vastes structures de gaz et de poussières extrêmement ténues, situées bien au-dessus du plan galactique de la Voie lactée. Contrairement aux nébuleuses classiques (comme Orion ou la Lagune), elles ne sont pas associées à des régions de formation d’étoiles, mais plutôt illuminées par la lumière de toutes les étoiles de la Galaxie. Lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) – Bortle 5 zoom 03/03/26 – Retraitement avec les scripts Python de Siril 1.4.2 – Veralux, SiQon Prism, Starless, et Photoshop avec plugin LumaRange Pro. Le 29 avril 2025 Ajout de 121 poses de 120″ (pour un total de 6h40′) à la session précédente. Prétraitement: Siril 1.4 beta (nouvelles fonctionalités), Cosmic Clarity Denoise, GraXpert,. Etalonnage sur Photoshop, HC actions, Topaz DenoiseAI. Version HO(luminance)-RVB. Palette pseudo Foraax Le 19 avril 2025 M 81 et ses compagnes dans les nuages d’IFN (Integrated Flux Nebula). 51 poses de 2min. Samyang 135 et ASI533MC pro avec filtre ZWO IRcut, gain: 105, Temp: -10°c. Monture Star aventure mini, sans auto guidage, pré-traitement avec darks uniquement. Traitement: Siril, GraXpert et Photoshop. Version RVB. Traitement avec séparation des couches Ha et OIII dans Siril, assemblage avec la version RVB dans photoshop. Les objets présents dans le champ Views: 37
Éclipse partielle de soleil 17/02/2026 à la Réunion
Le 17 février 2026 Lieu de prise de vue: Etang-Salé (la Réunion) Objectif: Canon 100-400 @ 400mm + filtre Mylar et Antlia TriBand. Caméra: ASI533 MC. Time laps de 16h 37′ 46″ à 18h 24′ 43″, intervale de 10s. 470 images conservées (retrait des passages nuageux). Monture EQM35pro. Pilotage de la monture: Kstars/Ekos, acquisition: ASICap. Dématriçage et conversion de la séquence .ser en fichiers .tif avec Siril, étalonnage et centrage des images sur Photoshop, conversion des images en séquence vidéo sur QuickTime (qualité ProRes), import dans FinalCut Pro pour le titrage, quelques corrections de couleur et l’ajout de la bande son. Export final en HEVC 10bits. https://www.sergio-astro.fr/zoomify/eclipse-sun26/eclipseHEVC.m4v Views: 34
CG4: un monstre cosmique !
Dans les profondeurs de la constellation de la Poupe (Puppis), à environ 1 300 années-lumière de la Terre, flotte une structure qui semble tout droit sortie d’un univers fantastique : CG4. Surnommée poétiquement “la Main de Dieu” ou “la Gueule de la Bête” , cette nébuleuse est en réalité un globule cométaire, une classe d’objets célestes à la forme singulière découverte pour la première fois en 1976 sur des clichés du UK Schmidt Telescope . Une Tête et une Queue dans l’Espace Comme son nom l’indique, un globule cométaire se caractérise par une morphologie rappelant celle d’une comète. CG4 ne fait pas exception. Sa structure se divise en deux parties distinctes : · Une tête dense et opaque : Composée de gaz et de poussières interstellaires, cette tête est un nuage moléculaire froid d’environ 1,5 année-lumière de diamètre . Sa forme sombre et rugueuse est éclairée par le rayonnement intense d’étoiles proches, créant un jeu d’ombre et de lumière saisissant. · Une queue vaporeuse et allongée : S’étirant sur pas moins de 8 années-lumière, cette traînée de matière plus ténue semble s’éloigner de la tête, comme balayée par un vent puissant . Mais contrairement aux comètes, ce n’est pas la radiation solaire qui façonne CG4, mais les forces colossales à l’œuvre dans la nébuleuse de Gum, une immense bulle de gaz ionisé dans laquelle baigne le globule . Un Berceau Stellaire sous Influence CG4 n’est pas une simple sculpture cosmique. C’est une région dynamique où naissent des étoiles. Les observations menées en radioastronomie (notamment par le télescope SEST) ont permis de détecter du gaz moléculaire (CO, HCO+) en son sein, révélant une masse d’hydrogène moléculaire estimée à environ 50 masses solaires et une température très froide d’environ 16 kelvins . L’environnement de CG4 est particulièrement agressif. Il est soumis aux rayonnements ultraviolets intenses d’étoiles massives voisines, comme les étoiles Zeta Puppis et Gamma2 Velorum, situées à quelques dizaines de parsecs . Ces rayonnements érodent progressivement la tête du globule, créant ce “museau” caractéristique. Ce phénomène, bien que destructeur à grande échelle, peut paradoxalement déclencher la formation de nouvelles étoiles. En comprimant les parties les plus denses du nuage moléculaire, les ondes de choc et le rayonnement peuvent provoquer leur effondrement gravitationnel, donnant naissance à des étoiles de faible masse . Les astronomes ont ainsi identifié dans cette région de jeunes étoiles en cours de formation (étoiles de type T-Tauri), faisant de CG4 un laboratoire idéal pour étudier la formation stellaire dite “déclenchée” dans un environnement d’intensité radiative intermédiaire entre des régions calmes comme le Taureau et des fournaises comme Orion . Une Illusion d’Optique Cosmique L’une des images les plus célèbres de CG4, capturée par le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO en 2015, ajoute une touche de magie au tableau . On y voit la “gueule” sombre et poussiéreuse du globule prête à “avaler” une galaxie spirale brillante, ESO 257-19 (ou PGC 21338). Bien sûr, il s’agit d’une simple illusion de perspective : la galaxie est en réalité bien plus lointaine, située à plus de cent millions d’années-lumière derrière CG4. CG4 est donc bien plus qu’une jolie nébuleuse. C’est un témoin des interactions puissantes entre étoiles massives et nuages interstellaires, un site actif de naissance stellaire et une formidable toile de fond pour une illusion d’optique à l’échelle cosmique. Le 11 février 2026: CG4 ASI533MC sur TS76EDPH @F:4.5 + filtre Optolong L-eXtreme. 78 poses de 360″ + DOF. Pré-traitement, séparation des couches, étirement sur Siril 1.4.1, scripts .py: GraXpert, Cosmic-Clarity Denoise, AberrationRemover, SyQon-Starless, VeraLux Curve, Étirement hyperbolique généralisé. Finalisation sur Photoshop. Monture: EQM35 pro, guide: TS50 + ASI224MC, focuser ASI. Pointage, guidage, acquisitions sur Kstars-Ekos 3.8.1 MacBook Pro M2. Views: 15
Nébuleuse de la Mouette IC 2177
La Nébuleuse de la Mouette (IC 2177) : Un chef-d’œuvre cosmique entre gaz et étoiles Localisation : À la frontière des constellations du Grand Chien (Canis Major) et de la Licorne (Monoceros), à environ 3 650 années-lumière de la Terre. Structure et composition : IC 2177, communément appelée la Nébuleuse de la Mouette en raison de sa forme évocatrice, est une vaste région de gaz ionisé et de poussières interstellaires. Ses ailes déployées, qui s’étendent sur près de 250 années-lumière, sont principalement constituées d’hydrogène excité par le rayonnement ultraviolet des jeunes étoiles massives nichées en son sein. Formation et évolution : Cette nébuleuse en émission doit ses couleurs rosées et bleutées à l’intense activité stellaire qui l’anime. Les étoiles nouvellement formées, notamment dans la région de NGC 2327 (souvent considérée comme la « tête » de la Mouette), chauffent et ionisent le gaz environnant, créant ces paysages cosmiques lumineux. Les filaments sombres qui strient la nébuleuse trahissent la présence de poussières denses, vestiges des nuages moléculaires qui lui ont donné naissance. Observation et découverte : Bien que repérée dès le début du XXe siècle, IC 2177 doit sa popularité aux images modernes capturées par des télescopes comme Hubble ou les observatoires terrestres à grand champ. Visible avec un télescope amateur sous un ciel très noir, elle révèle toute sa splendeur en photographie longue pose, où ses nuances rougeâtres (dominées par l’émission de l’hydrogène alpha) contrastent avec les reflets bleutés de la lumière stellaire diffusée. Signification scientifique : Comme d’autres nurseries stellaires, la Nébuleuse de la Mouette offre aux astronomes un laboratoire naturel pour étudier la naissance des étoiles et l’impact des rayonnements sur le milieu interstellaire. Sa structure complexe illustre les forces dynamiques à l’œuvre dans les galaxies, entre gravitation, vents stellaires et supernovae. En résumé : IC 2177 est bien plus qu’une simple silhouette céleste – c’est un témoin actif de la vie turbulente des étoiles, un paysage cosmique en perpétuelle transformation, et une preuve éclatante de la beauté que recèlent les profondeurs de l’espace. (Sources : NASA/ESA, bases de données astronomiques) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 18 janvier 2026 Ajout de poses aux sessions précédentes pour un total de 4h30. Même set-up. prétraitement et traitement sur Siril 1.4 et scripts Py. GraXpert, SCUNet_Denoise, Starnet, VeraLux (HyperMetic_Stretch, Alchemy, StarComposer). Etalonnage sur Photoshop. les 13/12/2024 et 20/02/2025 IC 2177. Camera ASI 533 MC sur objectif Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 40 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. prétraitement uniquement avec les darks. Séparation des couches, starless avec Siril, retrait de gradient et denoise avec GraXpert. Montage des couches et étalonnage sur Photoshop. Scripts de Harry Collis. Version HO-RVB. Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. le 28 février 2022Canon 1000D Astrodon + TS76EDPH F:4.5 + filtre Optolong L-eXtreme 60 poses de 180′′ à 800 iso + 15 Darks, 20 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL (avec Drizzle), étalonnage sur Photoshop (couche Ha en luminance + RVB) . L’image apparait très bruitée par manque de temps d’acquisition ! À compléter donc… Localisation et astrométrie Views: 44
SMC petit nuage de Magellan et 47 Toucan
Le Petit Nuage de Magellan (SMC) et l’amas globulaire 47 Toucan. SMC est une petite galaxie proche de la Voie Lactée qui contient plusieurs nébuleuses et amas d’étoiles. Sa distance est d’env. 200000 années lumière et fait env. 7000 AL de diamètre. L’amas globulaire 47 Tuc. est le deuxième plus brillant (après Omega Cen.) Il est situé à env. 13400 AL de distance et a un diamètre d’env. 120 AL. donc largement en avant plan de SMC. En savoir plus: Wikipedia Dimensions apparente de SMC: 5° 9′ x 3° 24′ Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom SMC le 11 janvier 2026 Camera ASI533MC sur Samyang 135, filtre Antlia TriBand. 17 poses de 300″ T°:-10°C, gain: 105 + DOF. Monture EQM35pro, guidage ASI224MC sur TS50. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos 1.8.0. Prétraitement Siril 1.4, Script Py, VeraLux, montage des couches, étalonnage sur Photoshop. Version HSO-RVB. Le 16 octobre 2021Canon 80D + TS76EDPH F:4.5 sur EQM 35. Filtre CLS Astronomik: 142 poses de 30′′ à 3200 isoet filtre LeXtreme optolong 100 poses de 60′′ à 6400 iso + 20 Darks, 20 Offsets et 20 Flats pour chaque session.Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop SMC combinaison de 4 sessions pour un total de 4h 10′ de poses. Objectif Samyang 135 à F:2, Canon 80D filtre CLS sur Star Adventurer mini. Empilement et pré traitement sur Siril, étalonnage, recadrage sur Photoshop, Star-Exterminator, Topaz Denoise AI Le 26 novembre 2025 Le groupe de nébuleuses centrée sur NGC 371 au nord du Petit Nuage de Magellan. Camera ASI533MC sur téléobjectif Canon 100-400 à 400mm ouvert à 5,6 + Filtre Antlia TriBand (et filtre polarisant que j’avais oublié d’enlever!). Monture: SW EQM35, guidage avec TS50 + ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. 22 poses de 300″ gain: 105, T°: -10°C. Traitement: Siril 1.4 (GraXpert, VeraLux HyperMetric Stretch) et Photoshop Zoom Astrométrie Sur Siril Voir aussi l’article sur 47 Toucan Views: 8
47 Toucan
47 Tucanae (47 du Toucan en français ; 47 Tuc en abrégé), aussi désigné NGC 104 ou Caldwell 106, est un amas globulaire appartenant à notre galaxie, la Voie lactée, et situé dans la constellation du Toucan. Il fait partie des plus gros amas globulaire de notre galaxie (avec Omega Centauri, dont la nature exacte reste incertaine : il pourrait s’agir d’une galaxie naine), et des plus lumineux vu depuis la Terre, sa magnitude apparente étant d’environ 4.1, ce qui en fait un objet aisément observable à l’œil nu. (suite sur Wikipedia) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) L’amas globulaire 47 Toucan: le 24 septembre 2020 Canon 80D + objectif Tamron 70-300 à 300mm F:5.6 200 poses de 10′′ à 1600 iso + 21 Darks, 21 Offsets et 20 Flats. Empilement et traitement sur SiriL, étalonnage sur Photoshop Voir aussi la page sur le Petit nuage de Magellan Views: 12
LMC grand nuage de Magellan et la Tarentule
Le Grand Nuage de Magellan, (on l’appel aussi souvent LMC dans la littérature en référence à l’anglais Large Magellanic Cloud), est une galaxie naine de type SB(s)m appartenant au Groupe local et située dans les constellations de la Dorade et de la Table. Satellite de la Voie lactée, il s’agit d’une petite galaxie spirale magellanique, caractérisée par une grande barre et un seul bras spiral. Elle se trouve à une distance de 50 ± 3 kpc (∼163 000 a.l.). En 2019, cette distance est déterminée avec une précision de 1 % : 49,59 ± 0,54 kpc. C’est la troisième galaxie la plus proche de la Voie lactée, après les galaxies naines du Grand Chien et du Sagittaire. D’un diamètre de ∼14 000 a.l., c’est la quatrième plus massive du Groupe local après la galaxie d’Andromède (M31), la Voie lactée et la galaxie du Triangle (M33). Suite sur Wikipedia. Le LMC contient la nébuleuse de la Tarentule, (également connue sous le nom de 30 Doradus, ou NGC 2070 ou Caldwell 103) est une région HII dans le Grand Nuage de Magellan. Initialement, on pensait qu’il s’agissait d’une étoile (d’où la dénomination désuète de 30 Doradus dans la classification de Flamsteed), mais en 1751 Nicolas-Louis de Lacaille a pu identifier sa nature nébuleuse. Elle se situe à 160 000 années-lumière de la Terre. Le taux de formation d’étoiles y est plus élevé qu’en n’importe quelle région de notre Galaxie, ce qui a été à nouveau confirmé en 20226. La nébuleuse de la Tarentule est la plus grosse nébuleuse connue à ce jour. Le Grand Nuage de Magellan est visible à l’œil nu il est plus de 3 fois plus étendu que la galaxie d’Andromede avec un diamètre apparent de 10° 45′ x 9° 10′. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 02 janvier 2026 Groupe de nébuleuses au nord du LMC centré sur NGC 1776 Camera ASI533MC sur TS76EDPH. Filtre Antlia TriBand. Première session de 24 poses de 300″, Gain 105, T°: -10°C. Monture EQM35Pro, guidage: TS50+ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos MacBookPro M2. Prétraitement, étirement… Siril 1.4 avec script VeraLux HyperMetric Stretch. Etalonnage sur Photoshop. Le 27 novembre 2025 Nébuleuse de la Tarentule (NGC 2070) Camera ASI533MC sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. Filtre Antlia TriBand. 21 poses de 300″, Gain 105, T°: -10°C. Monture EQM35Pro, guidage: TS50+ASI224. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos MacBookPro M2. Prétraitement, étirement… Siril 1.4.0 rc2. Combinaison avec la session du 10 novembre 2024. Etalonnage sur Photoshop. Version HOO-RVB 11 novembre 2024: Grand Nuage de Magellan – Lieu de prise de vue: Observatoire des Makes – Caméra ASI533 MC sur objectif Samyang 135 à F:2, Filtre Antlia TriBand . Monture SW-EQM35. Pointage, guidage et capture sous Kstars/Ekos. 25 poses de 240″ + DOF. Pré-traitement, empilement, starless sur Siril, post production sur GraXpert, Photoshop, Topaz Denoise AI. Le 10 novembre 2024 – NGC 2070: nébuleuse de la Tarentule. Lieu de prise de vue: Observatoire des Makes – Composite de deux sessions, la première réalisée par Michel Lieca de l’AAR, sur un astrographe Askar 400 et ASI2600MC pro filtre Bi-bandes Optolong. 100 poses de 30″, T°:-10, Gain: 100 + DOF. Capture: ASI AIR. Monture: ASI AM3. La seconde par moi-même sur astrographe TS76EDPH à F/ 4.5 et ASI533 MC pro + filtre Optolong L-eXtreme. Pré-traitement, empilement, starless: Siril, post production: GraXpert, Photoshop et Topaz Denoise AI. Monture: EQM 35. Pointage, guidage et acquisition Kstars/Ekos. Janvier-février 2021 Canon 80D + objectif Samyang 135 à F:2 – Monture StarAdventurer Mini, sans auto guidage – Combinaison de 467 photos pour un total d’environ 3h– lots à 800, 1600+ filtre CLS et 3200 iso + Filtre Optolong L-eXtreme – Empilement et traitement des lots sur SiriL, étalonnage sur Photoshop. Astrométrie Où l’on s’aperçoit qu’il y a du monde !!! La nébuleuse de la Tarentule est visible en haut à droite de la barre principale du grand Nuage de Magellan. Elle est cataloguée sous les numéros: NGC 2070, C103 ou l’amas 30 Dorade. Le Grand Nuage de Magellan et la Nébuleuse de la Tarentule À seulement 160 000 années-lumière de la Terre, le Grand Nuage de Magellan (LMC) est l’une des galaxies les plus proches de la Voie Lactée et un véritable laboratoire d’astrophysique. En son cœur se trouve 30 Doradus, plus connue sous le nom de nébuleuse de la Tarentule, la région de formation d’étoiles la plus active du Groupe Local. 1. Le Grand Nuage de Magellan : Une Galaxie Satellite Spectaculaire Caractéristiques Clés – Type : Galaxie naine irrégulière, satellite de la Voie Lactée. Taille : Environ 14 000 années-lumière de diamètre. Contenu : Des milliards d’étoiles, dont de nombreuses jeunes et massives. Des nébuleuses géantes (Tarentule, NGC 1929 et NGC 1963). Des restes de supernovae et des amas stellaires. La Nébuleuse de la Tarentule (30 Doradus) – La plus grande nurserie stellaire du Groupe Local. Diamètre : ~1 000 années-lumière. – Particularité : R136, un amas d’étoiles supergéantes (dont certaines dépassent 100 masses solaires). Gaz ionisé intense (Hα, OIII) et poussières interstellaires. 2. Conseils d’Astrophotographie pour le LMC et la Tarentule Matériel Recommandé – Télescope : – Petit réfracteur (60-80 mm) ou objectif photo grand-angle (24-85 mm) pour capturer l’ensemble du LMC. – Télescope de 150-300 mm pour des détails sur la Tarentule. – Caméra : – APSC ou plein format (Canon 6D, Sony A7 modifié) pour le champ large. – Caméra astronomique (ZWO ASI 2600MC) pour une meilleure sensibilité Hα. – Monture : – Monture équatoriale (Star Adventurer, HEQ5) pour des poses longues. Paramètres d’Acquisition – Temps de pose : – 30-120 secondes par image (selon la focale et la pollution lumineuse). – ISO : 800-1600 (pour éviter le bruit). – Nombre d’images : – Minimum 2-3 heures pour révéler les nébulosités. – Filtres : – Filtre duo-narrowband (Optolong L-Enhance)
La constellation d’Orion et ses nébuleuses
La partie centrale de la constellation d’Orion est une zone très riche en nébuleuses et gaz interstellaire. La grande boucle rouge, la ceinture de Barnard, entoure les trois étoiles du baudrier d’Orion: Mintaka en haut, Alnilam au centre et Alnitak en bas, bordée par les nébuleuse de la Flamme (NGC2024). Juste à côté la célèbre Tête de Cheval (IC434) se détache sur un fond rouge écarlate. L’épée d’Orion est matérialisée par la grande nébuleuse M 42. Cette image est un composite de prises réalisées au Canon 80D avec un objectif Samyang 135 à F:2 et un Yongnuo 50 à F:1.8. Les lots ont été traités sur Siril puis étalonnés et montés sur Photoshop. La monture est une EQM35Pro pour les prise au 135 et une Star Adventurer mini pour les prises au 50 mm Les lots du 18 janvier 2021 au 135 sont de 94 poses de 20″ à 200 iso, 20 x 30″ à 800, 20 x 15″ à 1600 iso, plus darks, flats et Offsets. Les lots au 50 sont de janvier 2019. Version retraitée avec Siril 1.4 et les scripts VeraLux en décembre 2025. Voir aussi les articles sur les nébuleuses de la Tête de Sorcière et de la Tête de Cheval Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) La version au Samyang 135 sur Canon 80D (sans filtres) À droite la grande nébuleuse d’Orion (M 42) en bas à gauche la nébuleuse de la Tête de Cheval (IC 434) et la nébuleuse de la Flamme (NGC 2024) M 42 la grande nébuleuse d’Orion le 06 décembre 2023 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 43 poses de 60″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, Topaz DeNoise AI. Retraitement le 26/12/2025 avec l’utilisation des scripts Py: VeraLux. Version RVB Le 14/11/2021 Combinaison de 280 poses de 20″ à 3200 iso avec Canon 80D + filtre L-eXtreme, sur astrographe TS76EDPH. Monture EQM 35pro sans autoguidage. Views: 26
Nébuleuse de la Tête de Sorcière (IC 2118)
À la lumière des étoiles, ce sinistre visage brille dans l’obscurité, un profil tordu évoquant son nom populaire, la nébuleuse de la Tête de Sorcière. En fait, cet envoûtant portrait donne l’impression que la sorcière a fixé son regard sur la brillante étoile supergéante Rigel d’Orion. Connue dans les catalogues sous le nom de IC 2118 ou NGC 1909, la nébuleuse de la Tête de Sorcière s’étend sur environ 50 années-lumière et est composée de grains de poussière interstellaire qui reflètent la lumière de l’étoile Rigel. La couleur bleue de la nébuleuse de la Tête de Sorcière et de la poussière entourant Rigel est causée non seulement par l’intense lumière bleue de l’étoile Rigel, mais aussi parce que les grains de poussière diffusent la lumière bleue plus efficacement que la rouge. C’est le même processus physique qui fait apparaître le ciel de jour de la Terre en bleu, bien que les diffuseurs de l’atmosphère terrestre soient des molécules d’azote et d’oxygène. Rigel, la nébuleuse de la Tête de Sorcière, ainsi que le gaz et la poussière qui les entourent se trouvent à environ 800 années-lumière. Source APOD NASA Lieu de prise de vue: La Rivière (La Réunion) Bortle 4 Le 20 décembre 2025 – NGC 1909 TS76EDPH et camera ASI533MC + filtre Antlia TriBand. Guidage avec TS50 + ASI224MC, monture EQM35Pro. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. 22 poses de 300″ + Darks. Prétraitement sur Siril 1.4, scripts Py: GraXpert, VeraLux_HyperMetric_Stretch, SCUNet_Denoise, HDR_multiscale. Etalonnage sur photoshop. Le 7 janvier 2024, IC 2118 la Tête de Sorcière. Samyang 135 à F:2 et ASI533MC + filtre Antlia TriBand sur EQM35 Pro. 21 poses de 180″, gain 105, T°: -10 Offset: 30. Acquisition et guidage: Kstars/Ekos. ASI224MC sur Tamron 70-300 à 300mm. 20DOF – Prétraitement, Extraction des canaux et Empilement + Starnet sur Siril,. Combinaison des couches et finalisation sur Photoshop, StarXterminator et Topaz Denoise AI. Version SHO-RVB Views: 31
Nébuleuse de la Tête de Dauphin (Sh2-308)
Sh2-308 : La Nébuleuse de la Tête de Dauphin, un souffle stellaire géant Localisation : À environ 5 200 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Grand Chien (Canis Major), Sh2-308 est une bulle cosmique sculptée par les vents violents d’une étoile massive en fin de vie. Origine et formation : – Étoile responsable : Une étoile Wolf-Rayet (WR 6, HD 50896), type rare et extrêmement chaud (plus de 100 000°C en surface), expulsant son enveloppe gazeuse à des vitesses dépassant 2 000 km/s. – Mécanisme : Les vents stellaires intenses ont balayé le milieu interstellaire environnant, créant une coquille de gaz ionisé en expansion depuis près de 70 000 ans. – Taille : Environ 60 années-lumière de diamètre, soit une structure bien plus vaste que le système solaire. Apparence et surnom : – “Tête de Dauphin” : En lumière filtrée (notamment en hydrogène alpha), la nébuleuse révèle une forme évocatrice, avec des contours arrondis et des filaments gazeux rappelant le profil d’un cétacé cosmique. – Couleurs dominantes : Bleutées en imagerie astronomique (dominées par l’émission de l’oxygène ionisé), contrastant avec les régions plus denses de gaz rougeoyant. Observation et découverte : – Cataloguée dans les années 1950 par l’astronome Stewart Sharpless (d’où sa désignation Sh2-308). – Mieux visible en photographie longue pose que visuellement, en raison de sa faible luminosité de surface. – Cible privilégiée des télescopes professionnels comme le VLT ou Hubble, révélant des détails fins de sa structure soufflée. Enjeux scientifiques : – Laboratoire pour étudier l’impact des étoiles Wolf-Rayet sur leur environnement. – Préfiguration du destin du système solaire : Dans quelques milliards d’années, le Soleil générera une nébuleuse planétaire de moindre envergure. – Dynamique des bulles interstellaires : Les astronomes analysent son taux d’expansion et sa composition chimique (enrichie en hélium et azote). Anecdote : L’étoile WR 6, cachée près du centre de la nébuleuse, est 500 000 fois plus lumineuse que le Soleil mais invisible à l’œil nu depuis la Terre en raison de son éloignement et de l’absorption par les poussières galactiques. En résumé : Sh2-308 est bien plus qu’une curiosité céleste – c’est un monument éphémère érigé par les forces titanesques d’une étoile mourante, et une fenêtre sur le futur violent des systèmes stellaires massifs. (Sources : NASA/ESA, bases de données SIMBAD, articles scientifiques sur les étoiles Wolf-Rayet.) Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 14 décembre 2025 – Sh2-308 combinaisons de 3 sessions pour un total de 4h40′ d’acquisition. Avec une TS76EDPH et un objectif Canon 100-400 à 400mm de focale et une camera ASI533MC + filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Poses unitaires de 300″, T°:-10°C. Guidage: TS50 + ASI224MC. Monture EQM35Pro. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop. Version HOO-RVB. https://srv2.zoomable.ca/viewer.php?i=imgea7281407690cecb_Dauphin_HO_RVB_HD&bg={cccccc} 22 décembre 2024, la Tête de Dauphin dans son environnement.Samyang 135 + ASI533MC + filtre Antlia TriBand. 26 poses de 300″, gain: 105, T°: -10°C + DOF. Pointage, acquisition, guidage sur Kstars/Ekos. Prétraitement, séparation de couches, étirement, starless sur Siril, post traitement sur Photoshop, ON1, Topaz DenoiseAI. Version HO (luminance)-RVB (couleurs) Le 12 décembre 2023 – Sh2-308 Astrographe TS76EDPH F:4.5, Caméra ASI 533MC Pro, gain:200, T°:-10, filtre Antlia Tri-Bandes. 45 poses de 300″ + 25 Darks. Guidage: Tamron 70-300@300mm + ASI224MC. Pointage, acquisition et guidage sous Kstars/Ekos – MacBookPro 16″ M2. Prétraitement: Siril, Etalonnage: Photoshop, StarXTerminator, Topaz DeNoise AI. Version SHO-RVB Cumul de 6 sessions entre le 27/12/2021 et 17/01/2023, totalisant 12h15 minutes de poses unitaires de 2, 3 et 5 minutes avec un astrographe TS76EDPH à F:4.5 et un Canon 80D (non défiltré) avec et sans filtre Optolong L-eXtreme. Monture Skywatcher EQM35 Pro, Guidage: objectif Tamron à 300mm et camera ZWO224 MC Empilement, prétraitement: Siril 1.0.6, Traitement et étalonnage: Starnet++, StarExterminator, Photoshop. Localisation Localisation sur Stellarium en ligne: https://stellarium-web.org/skysource/EZCMa?fov=8.1593&date=2023-01-23T16:05:18Z&lat=-21.10&lng=55.60&elev=0 Voir aussi sur Astrobin: https://www.astrobin.com/pah3g2/ Views: 22
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240)
Sh2-240 : la “nébuleuse du Spaghetti”, un rémanent de supernova spectaculaire Dans le ciel d’hiver, à cheval sur les constellations du Taureau et du Cocher, se dissimule un objet céleste d’énorme dimensions et aux formes intrigantes : Sh2-240, surnommée la nébuleuse du Spaghetti. Cette structure cosmique étendue est en réalité le rémanent d’une supernova (SNR G180.0-01.7) vieux de plusieurs milliers d’années. Découverte par l’astronome américain Stewart Sharpless dans les années 1950, cette nébuleuse couvre une surface apparente étonnante de près de 3 degrés dans le ciel, soit l’équivalent de six pleines lunes côte à côte ! En réalité, située à environ 3 000 années-lumière de la Terre, sa taille réelle avoisine les 150 années-lumière, ce qui en fait l’un des plus grands rémanents de supernova connus dans notre Galaxie. Une origine violente! Sh2-240 est née de l’explosion cataclysmique d’une étoile massive arrivée en fin de vie. L’onde de choc issue de cette supernova a balayé le milieu interstellaire environnant, chauffant et ionisant le gaz, créant ces filaments luminescents qui lui valent son surnom évocateur. Les observations en différentes longueurs d’onde révèlent des structures complexes où se mêlent des zones d’émission rouge (hydrogène ionisé) et des filaments bleutés (rayonnement synchrotron émis par des électrons accélérés). Un objet pour astronomes avertis Malgré sa taille, la nébuleuse du Spaghetti n’est pas un objet facile à observer. Sa faible luminosité de surface la rend invisible en visuel dans les instruments d’astronomie amateur classiques. Ce sont les astrophotographes expérimentés, équipés de filtres spécifiques (comme le H-alpha, le OIII et le SII) et de longs temps de pose, qui parviennent à capturer ses structures filamenteuses délicates. Les télescopes professionnels, comme le télescope spatial Hubble ou les radiotélescopes, permettent d’étudier en détail sa composition et sa dynamique. Une fenêtre sur la vie des étoiles L’étude de Sh2-240 offre aux astrophysiciens une fenêtre unique sur le cycle de la matière stellaire. Ces rémanents enrichissent le milieu interstellaire en éléments lourds (oxygène, fer, silicium…) forgés dans l’étoile progénitrice et lors de l’explosion, contribuant à la formation des futures générations d’étoiles et de planètes. La nébuleuse du Spaghetti nous rappelle ainsi que la mort violente d’une étoile peut donner naissance à certaines des structures les plus éthérées et fascinantes du cosmos, un spectacle silencieux qui se déploie à l’échelle de siècles et de distances vertigineuses. Pour observer Sh2-240 : coordonnées approximatives – Ascension droite : 5h 39m / Déclinaison : +27° 59′ (époque J2000). Meilleure période d’observation : novembre à février. Traitement 1 zoom Traitement avec le script python de Siril 1.4 “VeraLux_Hypermetric_Stretch” zoom Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire cette magnifique nébuleuse mais étant dans l’hémisphère sud elle reste très basse sur l’horizon. Heureusement mon amis Thierry Boufflet m’a généreusement prêté ses fichiers d’acquisition fait depuis son observatoire personnel dans le sud de la France et je lui en suis infiniment reconnaissant! Matériel utilisé: Lunette Takahashi FS-60CP, Caméra RisingCam ATR37100KMA (mono), Monture Sky-Watcher Wave 150i Strainwave Mount, Filtres: Antlia 3.5nm Narrowband H-alpha 36 mm, Antlia 3.5nm Narrowband Oxygen III 36 mm, ZWO Blue 36 mm, ZWO Green 36 mm, ZWO Red 36 mm. Intégration: R 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% G 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% B 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% Hα 114×600″ 19h 14 nov. 🌛28% OIII 114×600″ 19h 15 nov. 🌛19% Totaux 40h 14-16 nov. 🌛17% Traitement: Voici mon flux de travail: -1 Traitement de chaque fichier monochrome dans Siril avec GraXpert: retrait de gradient et denoise -2 Chargement des fichiers en séquence, photométrie, alignement et recadrage. Renommage des fichiers selon leur noms d’origine. -3 Soustraction du continuum: Ha – rouge, gain à 3 et OIII – vert, gain à 4 -4 Composition RVB avec pour le canal rouge le fichier Ha résultant de la soustraction du continuum et pour les autres canaux le fichier OIII précédemment calculé. -5 Photométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie -6 Etirement de l’histogramme via le script python: VeraLux_HyperMetric_Stretch. -7 Starless -8 Réduction d’étoiles sur le Starmask via le script DSA-Star_Reduction -9 Enregistrement du Starless et du Starmask au format .tif (16bits) -10 Montage des couches sur Photoshop, retrait du bruit résiduel et accentuation sur Topaz DenoiseAI -11 Finalisation des couleurs avec le module Camera Raw et de calques de réglage: Teinte/Saturation et du contraste avec le script de luminance de Harry Collis associé aux calques de réglage: Courbe. -12 Enregistrement pour le Web en .jpg pour publication et en .psd pour archivage. Views: 32
L’amas de galaxies de la Dorade
L’amas de la Dorade est un amas de galaxies riche situé dans le superamas du Vierge. En tant que l’un des amas les plus proches (environ 62 millions d’années-lumière), il constitue un laboratoire unique pour étudier la formation et l’évolution des amas, le comportement du milieu intra-amas et les interactions galaxies-milieu. En 1993, A.M. Garcia identifia deux groupes distincts parmi les galaxies retenues par les autres études. Selon Garcia, 7 galaxies font partie du groupe de NGC 1566 (NGC 1536, NGC 1566, NGC 1581, NGC 1596, NGC 1602, IC 2058 et ESO 157-30) et 5 autres galaxies font partie du groupe de NGC 1533 (NGC 1543, NGC 1546, NGC 1549, NGC 1553 et NGC 1574). La distance des galaxies du groupe de NGC 1566 est de 21,5 Mpc et celle du groupe de NGC 1553 est de 16,1 Mpc[6]. Finalement, dans une étude réalisée en 2005 par Kilborn et al.[7], on retrouve une liste de 24 galaxies appartenant au groupe de NGC 1566. Toutes les galaxies des deux groupes identifiés par Garcia apparaissent dans la liste de Kilborn et al. Les amas de galaxies sont les plus grandes structures liées par la gravité dans l’univers. L’amas de la Dorade est un objet d’étude privilégié en raison de sa proximité, qui permet une observation détaillée de ses composants. 1. Masse et Dynamique : L’amas a une masse totale estimée à ∼ 10¹⁴ masses solaires. Contrairement à des amas plus évolués et relaxés comme Coma, la Dorade présente une dynamique complexe, avec des sous-structures indiquant qu’il est peut-être en train de fusionner avec le groupe voisin de NGC 1316 (Fornax A), suggérant un amas encore en formation. 2. Milieu Intra-amas (ICM) : L’ICM de la Dorade est un gaz diffus à plusieurs millions de degrés Kelvin, émetteur de rayons X. Les observations en X révèlent une morphologie asymétrique et une température variable, corroborant l’hypothèse d’une dynamique active et de fusions en cours. 3. Population Galactique : L’amas abrite une population diverse de galaxies, allant des elliptiques géantes aux galaxies naines. La répartition des types morphologiques suit le gradient de densité observé dans d’autres amas (séquence de Hubble), avec les galaxies elliptiques dominantes au centre et les spirales plus nombreuses en périphérie. Voir aussi sur Wikipedia zoom Liste des galaxies présentes dans le champ. Lieu de prises de vues: La Rivière Saint-Louis (île de la Réunion) Bortle 4 Le 18 novembre 2018 99 poses de 60″ avec ASI533MC sur Samyang 135 à F:2 et filtre IrCut, gain:105, T°:-10°C. Monture EQM 35pro. Guidage: ASI224 sur TS50. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. Prétraitement, étirement, empilement sur Siril 1.4.0 rc1 avec scripts Py, finalisation sur Photoshop. Views: 8
La comète C/2024 R2 SWAN
La comète a été repérée pour la première fois sur des images de l’instrument SWAN à bord du Solar and Heliospheric Observatory (SOHO) par l’astronome amateur Vladimir Bezugly le 9 septembre 2025. La présence de la comète a été confirmée par d’autres astronomes amateurs, avec une magnitude estimée à 7,4 et une queue d’environ 2 degrés de long. Entre août et septembre 2025, la comète s’est rapidement éclaircie, passant de la magnitude 11 à la magnitude 8. La comète a atteint une magnitude apparente de 6,2 le 16 septembre 2025. J’ai pu photographier cette comète le 18 novembre 2025 depuis la Réunion mais sa luminosité avait déjà fortement chutée en étant à la magnitude 9,8. Voir sur Wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/C/2025_R2_(SWAN) En savoir plus sur les comètes du moment: https://astro.vanbuitenen.nl/comets zoom Le 18 novembre 2025 57 poses de 60″ avec ASI533 MC + filtre IrCut sur Samyang 135 à F:2. Monture EQM 35 pro, guidage ASI224 sur TS 50mm. Prétraitement, empilement sur Siril 1.4.0 rc1, montage des couches et étalonnage sur Photoshop. Tutoriel: https://youtu.be/e6vniIQGazs Views: 8