Voici un grand champ centré sur la galaxie IC 3005 appartenant au groupe de NGC 4105 Bon, ça n’est pas le Hubble Deep Field ou celui du James Webb mais ce champ regorge de galaxies de toutes natures, visibles jusqu’à la 16ème magnitude environ!!! Il mesure 1°35 de côté et se situe dans la constellation australe de l’Hydre, entre α Corvi et β Hydrae. Le 19 mai 2026: Champ de galaxies centré sur IC 3005. Objectif Canon 100-400@400mm sur ASI533MC + filtre Ir Cut. Monture EQM35Pro, pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos – MacBook Pro M2. 14 poses (seulement!) de 300″, prétraitement sur Siril, finalisation sur photoshop. Lieu de prise de vue: La Rivière (Réunion). Bortle:4 Détail des galaxies présentes dans le champ généré par le plugin: Galaxy_Annotations.py ACCÈS À LA VERSION INTERACTIVE Loading PDF… Error loading PDF. Please check the URL or file. − + ← 1 / 1 → ⛶ ↓ 🖨 Cliquez sur le bouton « Version interactive » pour afficher en grand. Cliquez sur chaque objet pour afficher le détail sur le site de la base Aladin de l’université de Strasbourg et du portail CDS. Cliquez sur la flèche retour de votre navigateur pour revenir sur cette page.
Comète C/2025 R3 (PanSTARRS)
La comète C/2025 R3 (PanSTARRS) traverse la constellation d’Orion La comète C/2025 R3 (PanSTARRS), découverte par le programme de surveillance astronomique Pan-STARRS en septembre 2025, offre actuellement un spectacle céleste remarquable: sa trajectoire la fait traverser la constellation iconique d’Orion, créant un contraste saisissant entre cette visiteuse glacée du système solaire externe et les brillantes étoiles et nébuleuses comme « la Tête de Sorcière » ou la célèbre nébuleuse d’Orion M42 Une visiteuse du fin fond du système solaire Les comètes comme C/2025 R3 sont des reliques glacées de la formation du système solaire. Provenant très probablement du nuage de Oort , un réservoir sphérique situé à des milliers d’unités astronomiques du Soleil, elles s’illuminent lorsqu’elles s’approchent de notre étoile. Le rayonnement solaire chauffe leur noyau, sublimant la glace et libérant poussières et gaz qui forment une chevelure (coma) brillante et souvent une ou plusieurs queues pointant à l’opposé du Soleil. Pourquoi ce passage près d’Orion est-il intéressant ? – Un cadre spectaculaire : La traversée d’Orion, offre un repère visuel facile. La comète peut être observée non loin de points de repère célèbres comme la nébuleuse d’Orion (M42) ou la ceinture du Chasseur (les trois étoiles Alnitak, Alnilam et Mintaka). Ce contexte permet aux astrophotographes de capturer des images mémorables. Prévisions d’observation et trajectoire Voir le détail de sa trajectoire et de sa magnitude sur le site de Astro Van Buitenen: https://astro.vanbuitenen.nl/comet/2025R3 En résumé, la traversée de la comète C/2025 R3 (PanSTARRS) dans la constellation d’Orion est plus qu’un simple alignement esthétique. C’est une opportunité unique pour les amateurs d’admirer un objet dynamique du système solaire dans un décor céleste mythique, et pour les scientifiques d’étudier la nature et le comportement de cette messagère des confins glacés de notre système stellaire. Zoom Le 08 mai 2026 de 19h11 à 20h13 – 167 poses de 15″ à 800ISO: Canon 80D sur Samyang 135 à F:2. Monture EQM35 Pro. La comète traverse la constellation d’Orion et passe entre la nébuleuse de la Tête de Sorcière (NGC 1909) en haut à gauche et la grande nébuleuse d’Orion (M 42) en bas à droite de l’image. Traitement sur Siril et photoshop. Lieu de prise de vue: Pierrefonds aéroport (La Réunion) Zoom Le 4 mai 2026 – 180 poses de 10″ à 200 ISO: Canon 80D sur Samyang 135 à F:2. Monture EQM35 Pro. Traitement sur Siril et photoshop. Lieu de prise de vue: Etang du Gol. (La Réunion) Détails astronomiques et position sur: https://astro.vanbuitenen.nl/comet/2025R3
Theta Muscae et SNR G304.4-03.1
SNR G304.4-03.1 : Un rémanent de supernova énigmatique près de Theta Muscae Le rémanent de supernova (SNR) G304.4-03.1, également catalogué sous le nom de G304.3-0.5, est l’un des vestiges les plus énigmatiques et énergétiques de notre Galaxie. Sa proximité apparente sur le ciel avec l’étoile brillante Theta Muscae, un système stellaire multiple dans la constellation de la Mouche, est en réalité une coïncidence de perspective, car ce SNR se situe bien plus loin dans le bras spiral de la Voie Lactée. Caractéristiques et découverte Identifié grâce à des observations en rayons X (par le satellite Chandra) et en ondes radio, SNR G304.4-03.1 est un cas particulier de rémanent jeune (estimé à quelques milliers d’années). Sa morphologie en rayons X révèle une coquille asymétrique et filamentaire, typique d’une onde de choc expansive interagissant avec un milieu interstellaire inhomogène. Particularité scientifique : sa nature en « enveloppe pleine » L’intérêt principal de G304.4-03.1 réside dans ses émissions gamma de très haute énergie (>100 GeV) détectées par le télescope H.E.S.S. La morphologie de cette émission coïncide avec celle du rémanent en rayons X, formant une « enveloppe pleine » (filled-center). Ce profil suggère une origine particulièrement énergétique, telle qu’un pulsar wind nebula (nébuleuse de pulsar) à l’intérieur du rémanent ou une accélération de particules extrêmement efficace au sein de l’onde de choc. Lien avec Theta Muscae Bien que visuellement proche, Theta Muscae est une étoile massive de type Wolf-Rayet WR/OB située à environ 7 400 années-lumière. SNR G304.4-03.1 se trouve quant à lui approximativement à 7 000 années-lumière. Cette relative proximité dans l’espace est fascinante mais probablement accidentelle. Il n’existe aucune preuve d’un lien physique ou d’une origine commune. Enjeux pour l’astronomie moderne SNR G304.4-03.1 constitue un « laboratoire naturel » clé pour comprendre les mécanismes d’accélération des particules cosmiques jusqu’aux énergies du Peta-electronvolt (PeV). Il est considéré comme l’un des candidats les plus prometteurs pour être un « PeVatron » galactique, c’est-à-dire une source capable d’accélérer des protons jusqu’à des énergies de l’ordre du peta-électronvolt, proche de l’énergie maximale détectée pour le rayonnement cosmique galactique. En résumé, bien que discret visuellement, SNR G304.4-03.1 est loin d’être anodin. C’est une source astrophysique majeure pour l’étude des phénomènes les plus violents de la Galaxie et des accélérateurs naturels de particules cosmiques de très haute énergie. Sa proximité avec Theta Muscae en fait une cible d’observation passionnante et un rappel de la complexité des structures superposées le long de notre ligne de visée dans la Voie Lactée. Lieu de prise de vue: La Rivière (La Réunion). Bortle:4 Avril 2026 – SNR G304.4-03.1 Caméra ASI533MC sur TS76EDPH. 13h52 de poses totales (unitaire de 300″) avec filtres Antlia TriBand et Optolong L-eXtreme. Monture EQM35Pro, guidage avec TS50 et ASI224MC. Pré traitement sur Siril avec DOF en RVB et séparation des couches Ha et OIII. Scripts python GraXpert, Veralux et SyQuon. Étalonnage et montage des couches sur Photoshop. Le rémanent essentiellement visible en OIII a été difficile à traiter, il faudrait encore plus de poses pour faire ressortir les fins filaments qui le compose !!! à suivre donc !!! Un grand champ centré sur Ced 122 – Une grande zone couverte d’un nuage d’étoiles dense et d’une faible nébuleuse EN émission en arrière-plan s’étend sur plus de 2 degrés dans la constellation de Centaure. Dans un ciel sombre, cette région est visible à l’œil nu et présente un contraste remarquable avec le sac de charbon qui se trouve à côté. L’astronome Sven Cederblad a publié son catalogue de 215 nébuleuses galactiques diffuses, d’émission et de réflexion en 1946 (Ced).Passez la souris sur l’image pour afficher les noms d’objets et le champ de SNR G304.4-03.1 zoom Le 04 août 2022 – Prise de vue: La Rivière (La Réunion) Bortle:4. Ced 122 et alentours, 24 poses de 120″. Samyang 135 sur Canon 1000D défiltré + filtre Astronomik CLS. Monture EQM35Pro. Traitement: Siril et Photoshop.
Le triplet du Lion
Le Triplet du Lion : un groupe galactique en interaction Le Triplet du Lion, également désigné sous le nom du groupe de M66 ou Arp 317, est un petit ensemble de galaxies en interaction situé dans la constellation du Lion. Il est composé de trois galaxies majeures : M65 (NGC 3623), M66 (NGC 3627) et NGC 3628. Ces trois galaxies spirales sont distantes d’environ 35 millions d’années-lumière de la Voie lactée. Caractéristiques:– M66: C’est la plus brillante du trio, une spirale barrée avec des bras déformés par les effets gravitationnels de ses voisines.– NGC 3628: Surnommée la « Galaxie du Hamburger », elle apparaît vue par la tranche et présente un vaste disque de poussière obscurcissant son bulbe galactique ainsi qu’une longue queue d’étoiles, résultat des forces de marée à l’œuvre dans le groupe.– M65: Une galaxie spirale qui semble moins perturbée, mais son histoire dynamique avec les deux autres galaxies est clairement trahie par leurs distorsions mutuelles. Intérêt scientifique:Le Triplet du Lion constitue un laboratoire privilégié pour étudier les interactions gravitationnelles entre galaxies. Ces rencontres proches peuvent déclencher une intense formation d’étoiles, notamment dans les régions où le gaz interstellaire est comprimé. Par ailleurs, les déformations observées permettent de retracer l’histoire dynamique du groupe et d’étudier l’évolution des galaxies dans un environnement riche. Observation:Accessible avec un télescope amateur de taille moyenne, le Triplet est particulièrement bien visible au printemps (dans l’hémisphère nord). Les trois galaxies, réunies dans un champ de moins d’un degré, offrent un spectacle saisissant mettant en valeur la diversité des morphologies galactiques. En résumé, le Triplet du Lion est bien plus qu’un alignement céleste fortuit : c’est un système lié gravitationnellement, témoignant des processus violents et créateurs qui façonnent l’évolution des galaxies dans l’Univers. Le 21 mai 2026. Triplet du Lion. Objectif Canon 100-400@400mm sur ASI533MC + filtre Ir Cut. Monture EQM35Pro, pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos – MacBook Pro M2. 42 poses de 120″, prétraitement sur Siril, finalisation sur photoshop. Lieu de prise de vue: La Rivière (Réunion). Bortle:4 zoom Le 07 avril 2026 – Lieu de prise de vue: « La Belle Etoile » (Doubs) Bortle:6 Leo Triplet: 150 images de 120″. Camera ASI533MC sur Samyang 135 + filtre Antlia TriBand. Monture: Star Adventurer Mini, pas d’autoguidage. Capture: Kstars-Ekos. Prétraitement avec DOF. Traitement sur Siril 1.4.2, scripts Py: GraXpert, Aberation remover, SyQon Prism, SyQonn starless. VeraLux: Hypermetric Stretch, Curve, Vectra… Montage des couches et étalonnage sur Photoshop. Version HO-RVB
Cederblad 214 et NGC 7762
NGC 7822 et Sh2-171 : Dynamique d’un complexe de formation stellaire en périphérie galactique Situé dans la constellation de Céphée, à environ 2 900 à 3 000 années-lumière de la Terre, le complexe NGC 7822 constitue l’une des régions de formation stellaire les plus actives et les plus étudiées du bras de Persée . Cette vaste nébuleuse par émission, également référencée sous la désignation Sharpless 2-171 (Sh2-171), n’est pas un objet isolé mais le cœur d’un système dynamique en interaction avec son environnement, incluant la nébuleuse voisine Sh2-170. L’étude de cet ensemble offre un laboratoire idéal pour comprendre l’influence des étoiles massives sur le milieu interstellaire. 1. Un complexe hiérarchisé : de la nébuleuse à l’amas L’ensemble du complexe est structuré autour de l’amas ouvert Berkeley 59, un jeune amas d’étoiles âgé de seulement quelques millions d’années . C’est la radiation ultraviolette intense des étoiles de type O et B de cet amas qui ionise le gaz hydrogène environnant, provoquant la brillance caractéristique de la nébuleuse en émission Sh2-171 . Parmi ces étoiles excitatrices, l’étoile binaire à éclipses BD+66 1673 joue un rôle prédominant. Classée de type spectral O5V, elle affiche une température de surface avoisinant les 45 000 Kelvin et une luminosité environ 100 000 fois supérieure à celle du Soleil, ce qui en fait l’une des étoiles les plus chaudes situées à moins de 3 260 années-lumière (1 kiloparsec) du Système solaire . 2. Dynamique des vents stellaires : l’expansion en couches de Sh2-171 Une étude publiée en 2022 dans Astronomy & Astrophysics par G. F. Gahm et ses collaborateurs a révélé des aspects cruciaux de la dynamique interne du complexe Sh2-171 (NGC 7822) . En analysant les spectres optiques de 27 étoiles de l’amas Berkeley 59, ainsi que la cartographie moléculaire du monoxyde de carbone, les chercheurs ont démontré que l’amas est entouré d’une coquille moléculaire en expansion. Cette coquille ne se comporte pas de manière uniforme : les données révèlent l’existence d’au moins trois structures de coquilles distinctes s’éloignant de l’amas à des vitesses différentes (4 km/s, 12 km/s, et des valeurs intermédiaires) . Ces vitesses d’expansion ne sont pas aléatoires. La modélisation dynamique du système indique que ces structures sont la conséquence directe des vents stellaires combinés des étoiles massives de l’amas. Les fragments de nuages denses, détachés de la coquille principale, se déplacent plus vite et plus loin que la coquille elle-même car ils sont moins efficacement ralentis par le milieu interstellaire ambiant . Ce mécanisme explique la morphologie complexe de la région, sculptée par le rayonnement et le vent stellaire. 3. Sh2-170 : un objet distinct mais contextuel À proximité immédiate, au sud de NGC 7822, se trouve la nébuleuse Sh2-170 (ou Sharpless 2-170), parfois surnommée la « Petite Rosette » en raison de sa forme circulaire (Ici en bord du champ à gauche) . Des analyses astrométriques et spectroscopiques récentes, notamment basées sur les données Gaia, confirment que bien que projetée dans le même champ galactique, cette nébuleuse n’est pas physiquement liée à NGC 7822. La distance séparant les deux objets est estimée à environ 4 600 années-lumière, ce qui en fait des entités indépendantes superposées par effet de perspective le long de la ligne de visée . 4. Implications astrophysiques et perspectives L’intérêt scientifique de l’ensemble NGC 7822/Sh2-171 dépasse la simple description morphologique. La découverte de structures d’expansion multiples autour de Berkeley 59 remet en question certains modèles simplifiés de rétroaction stellaire. Le fait que des étoiles de l’amas, comme BD+66 1673, soient identifiées comme des systèmes binaires spectroscopiques (voire triples) ajoute une complexité supplémentaire à la compréhension de l’injection d’énergie dans la nébuleuse Zoom Le 23 mars 2026 – lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) Bortle 6 107 poses de 120″ avec une caméra ASI533MC sur un objectif Samyang 135 + EAF et filtre Antlia TriBand. Monture StarAdventurer mini. Pointage manuel, acquisition et mise au point sur Kstars/Ekos. Workflow: Prétraitement sur Siril avec flats/biases uniquement. Astrométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie. Scripts Python: AutoBGE, Aberration remover, GraXpert background extraction, SyQon Starless, SyQon Prism. Etirement: Asinh + Hyperbolique Généralisé. VeraLux Curves + Revela. Montage starless et starmask sur Photoshop, ajustement des niveaux et couleurs. Réduction d’étoiles avec le script de Harry Collis. Remarque: avec un ciel très médiocre (2 lampadaires à proximité) et une lune à 30% le signal est quand même bien ressorti malgré un gradient très important.
Éclipse partielle de soleil 17/02/2026 à la Réunion
Le 17 février 2026 Lieu de prise de vue: Etang-Salé (la Réunion) Objectif: Canon 100-400 @ 400mm + filtre Mylar et Antlia TriBand. Caméra: ASI533 MC. Time laps de 16h 37′ 46″ à 18h 24′ 43″, intervale de 10s. 470 images conservées (retrait des passages nuageux). Monture EQM35pro. Pilotage de la monture: Kstars/Ekos, acquisition: ASICap. Dématriçage et conversion de la séquence .ser en fichiers .tif avec Siril, étalonnage et centrage des images sur Photoshop, conversion des images en séquence vidéo sur QuickTime (qualité ProRes), import dans FinalCut Pro pour le titrage, quelques corrections de couleur et l’ajout de la bande son. Export final en HEVC 10bits. https://www.sergio-astro.fr/zoomify/eclipse-sun26/eclipseHEVC.m4v
CG4: un monstre cosmique !
Dans les profondeurs de la constellation de la Poupe (Puppis), à environ 1 300 années-lumière de la Terre, flotte une structure qui semble tout droit sortie d’un univers fantastique : CG4. Surnommée poétiquement « la Main de Dieu » ou « la Gueule de la Bête » , cette nébuleuse est en réalité un globule cométaire, une classe d’objets célestes à la forme singulière découverte pour la première fois en 1976 sur des clichés du UK Schmidt Telescope . Une Tête et une Queue dans l’Espace Comme son nom l’indique, un globule cométaire se caractérise par une morphologie rappelant celle d’une comète. CG4 ne fait pas exception. Sa structure se divise en deux parties distinctes : · Une tête dense et opaque : Composée de gaz et de poussières interstellaires, cette tête est un nuage moléculaire froid d’environ 1,5 année-lumière de diamètre . Sa forme sombre et rugueuse est éclairée par le rayonnement intense d’étoiles proches, créant un jeu d’ombre et de lumière saisissant. · Une queue vaporeuse et allongée : S’étirant sur pas moins de 8 années-lumière, cette traînée de matière plus ténue semble s’éloigner de la tête, comme balayée par un vent puissant . Mais contrairement aux comètes, ce n’est pas la radiation solaire qui façonne CG4, mais les forces colossales à l’œuvre dans la nébuleuse de Gum, une immense bulle de gaz ionisé dans laquelle baigne le globule . Un Berceau Stellaire sous Influence CG4 n’est pas une simple sculpture cosmique. C’est une région dynamique où naissent des étoiles. Les observations menées en radioastronomie (notamment par le télescope SEST) ont permis de détecter du gaz moléculaire (CO, HCO+) en son sein, révélant une masse d’hydrogène moléculaire estimée à environ 50 masses solaires et une température très froide d’environ 16 kelvins . L’environnement de CG4 est particulièrement agressif. Il est soumis aux rayonnements ultraviolets intenses d’étoiles massives voisines, comme les étoiles Zeta Puppis et Gamma2 Velorum, situées à quelques dizaines de parsecs . Ces rayonnements érodent progressivement la tête du globule, créant ce « museau » caractéristique. Ce phénomène, bien que destructeur à grande échelle, peut paradoxalement déclencher la formation de nouvelles étoiles. En comprimant les parties les plus denses du nuage moléculaire, les ondes de choc et le rayonnement peuvent provoquer leur effondrement gravitationnel, donnant naissance à des étoiles de faible masse . Les astronomes ont ainsi identifié dans cette région de jeunes étoiles en cours de formation (étoiles de type T-Tauri), faisant de CG4 un laboratoire idéal pour étudier la formation stellaire dite « déclenchée » dans un environnement d’intensité radiative intermédiaire entre des régions calmes comme le Taureau et des fournaises comme Orion . Une Illusion d’Optique Cosmique L’une des images les plus célèbres de CG4, capturée par le Très Grand Télescope (VLT) de l’ESO en 2015, ajoute une touche de magie au tableau . On y voit la « gueule » sombre et poussiéreuse du globule prête à « avaler » une galaxie spirale brillante, ESO 257-19 (ou PGC 21338). Bien sûr, il s’agit d’une simple illusion de perspective : la galaxie est en réalité bien plus lointaine, située à plus de cent millions d’années-lumière derrière CG4. CG4 est donc bien plus qu’une jolie nébuleuse. C’est un témoin des interactions puissantes entre étoiles massives et nuages interstellaires, un site actif de naissance stellaire et une formidable toile de fond pour une illusion d’optique à l’échelle cosmique. Le 11 février 2026: CG4 ASI533MC sur TS76EDPH @F:4.5 + filtre Optolong L-eXtreme. 78 poses de 360″ + DOF. Pré-traitement, séparation des couches, étirement sur Siril 1.4.1, scripts .py: GraXpert, Cosmic-Clarity Denoise, AberrationRemover, SyQon-Starless, VeraLux Curve, Étirement hyperbolique généralisé. Finalisation sur Photoshop. Monture: EQM35 pro, guide: TS50 + ASI224MC, focuser ASI. Pointage, guidage, acquisitions sur Kstars-Ekos 3.8.1 MacBook Pro M2.
La nébuleuse du Spaghetti (Sh2-240)
Sh2-240 : la « nébuleuse du Spaghetti », un rémanent de supernova spectaculaire Dans le ciel d’hiver, à cheval sur les constellations du Taureau et du Cocher, se dissimule un objet céleste d’énorme dimensions et aux formes intrigantes : Sh2-240, surnommée la nébuleuse du Spaghetti. Cette structure cosmique étendue est en réalité le rémanent d’une supernova (SNR G180.0-01.7) vieux de plusieurs milliers d’années. Découverte par l’astronome américain Stewart Sharpless dans les années 1950, cette nébuleuse couvre une surface apparente étonnante de près de 3 degrés dans le ciel, soit l’équivalent de six pleines lunes côte à côte ! En réalité, située à environ 3 000 années-lumière de la Terre, sa taille réelle avoisine les 150 années-lumière, ce qui en fait l’un des plus grands rémanents de supernova connus dans notre Galaxie. Une origine violente! Sh2-240 est née de l’explosion cataclysmique d’une étoile massive arrivée en fin de vie. L’onde de choc issue de cette supernova a balayé le milieu interstellaire environnant, chauffant et ionisant le gaz, créant ces filaments luminescents qui lui valent son surnom évocateur. Les observations en différentes longueurs d’onde révèlent des structures complexes où se mêlent des zones d’émission rouge (hydrogène ionisé) et des filaments bleutés (rayonnement synchrotron émis par des électrons accélérés). Un objet pour astronomes avertis Malgré sa taille, la nébuleuse du Spaghetti n’est pas un objet facile à observer. Sa faible luminosité de surface la rend invisible en visuel dans les instruments d’astronomie amateur classiques. Ce sont les astrophotographes expérimentés, équipés de filtres spécifiques (comme le H-alpha, le OIII et le SII) et de longs temps de pose, qui parviennent à capturer ses structures filamenteuses délicates. Les télescopes professionnels, comme le télescope spatial Hubble ou les radiotélescopes, permettent d’étudier en détail sa composition et sa dynamique. Une fenêtre sur la vie des étoiles L’étude de Sh2-240 offre aux astrophysiciens une fenêtre unique sur le cycle de la matière stellaire. Ces rémanents enrichissent le milieu interstellaire en éléments lourds (oxygène, fer, silicium…) forgés dans l’étoile progénitrice et lors de l’explosion, contribuant à la formation des futures générations d’étoiles et de planètes. La nébuleuse du Spaghetti nous rappelle ainsi que la mort violente d’une étoile peut donner naissance à certaines des structures les plus éthérées et fascinantes du cosmos, un spectacle silencieux qui se déploie à l’échelle de siècles et de distances vertigineuses. Pour observer Sh2-240 : coordonnées approximatives – Ascension droite : 5h 39m / Déclinaison : +27° 59′ (époque J2000). Meilleure période d’observation : novembre à février. Traitement 1 zoom Traitement avec le script python de Siril 1.4 « VeraLux_Hypermetric_Stretch » zoom Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire cette magnifique nébuleuse mais étant dans l’hémisphère sud elle reste très basse sur l’horizon. Heureusement mon amis Thierry Boufflet m’a généreusement prêté ses fichiers d’acquisition fait depuis son observatoire personnel dans le sud de la France et je lui en suis infiniment reconnaissant! Matériel utilisé: Lunette Takahashi FS-60CP, Caméra RisingCam ATR37100KMA (mono), Monture Sky-Watcher Wave 150i Strainwave Mount, Filtres: Antlia 3.5nm Narrowband H-alpha 36 mm, Antlia 3.5nm Narrowband Oxygen III 36 mm, ZWO Blue 36 mm, ZWO Green 36 mm, ZWO Red 36 mm. Intégration: R 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% G 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% B 40×60″ 40′ 16 nov. 🌛12% Hα 114×600″ 19h 14 nov. 🌛28% OIII 114×600″ 19h 15 nov. 🌛19% Totaux 40h 14-16 nov. 🌛17% Traitement: Voici mon flux de travail: -1 Traitement de chaque fichier monochrome dans Siril avec GraXpert: retrait de gradient et denoise -2 Chargement des fichiers en séquence, photométrie, alignement et recadrage. Renommage des fichiers selon leur noms d’origine. -3 Soustraction du continuum: Ha – rouge, gain à 3 et OIII – vert, gain à 4 -4 Composition RVB avec pour le canal rouge le fichier Ha résultant de la soustraction du continuum et pour les autres canaux le fichier OIII précédemment calculé. -5 Photométrie et étalonnage des couleurs par spectrophotométrie -6 Etirement de l’histogramme via le script python: VeraLux_HyperMetric_Stretch. -7 Starless -8 Réduction d’étoiles sur le Starmask via le script DSA-Star_Reduction -9 Enregistrement du Starless et du Starmask au format .tif (16bits) -10 Montage des couches sur Photoshop, retrait du bruit résiduel et accentuation sur Topaz DenoiseAI -11 Finalisation des couleurs avec le module Camera Raw et de calques de réglage: Teinte/Saturation et du contraste avec le script de luminance de Harry Collis associé aux calques de réglage: Courbe. -12 Enregistrement pour le Web en .jpg pour publication et en .psd pour archivage.
L’amas de galaxies de la Dorade
L’amas de la Dorade est un amas de galaxies riche situé dans le superamas du Vierge. En tant que l’un des amas les plus proches (environ 62 millions d’années-lumière), il constitue un laboratoire unique pour étudier la formation et l’évolution des amas, le comportement du milieu intra-amas et les interactions galaxies-milieu. En 1993, A.M. Garcia identifia deux groupes distincts parmi les galaxies retenues par les autres études. Selon Garcia, 7 galaxies font partie du groupe de NGC 1566 (NGC 1536, NGC 1566, NGC 1581, NGC 1596, NGC 1602, IC 2058 et ESO 157-30) et 5 autres galaxies font partie du groupe de NGC 1533 (NGC 1543, NGC 1546, NGC 1549, NGC 1553 et NGC 1574). La distance des galaxies du groupe de NGC 1566 est de 21,5 Mpc et celle du groupe de NGC 1553 est de 16,1 Mpc[6]. Finalement, dans une étude réalisée en 2005 par Kilborn et al.[7], on retrouve une liste de 24 galaxies appartenant au groupe de NGC 1566. Toutes les galaxies des deux groupes identifiés par Garcia apparaissent dans la liste de Kilborn et al. Les amas de galaxies sont les plus grandes structures liées par la gravité dans l’univers. L’amas de la Dorade est un objet d’étude privilégié en raison de sa proximité, qui permet une observation détaillée de ses composants. 1. Masse et Dynamique : L’amas a une masse totale estimée à ∼ 10¹⁴ masses solaires. Contrairement à des amas plus évolués et relaxés comme Coma, la Dorade présente une dynamique complexe, avec des sous-structures indiquant qu’il est peut-être en train de fusionner avec le groupe voisin de NGC 1316 (Fornax A), suggérant un amas encore en formation. 2. Milieu Intra-amas (ICM) : L’ICM de la Dorade est un gaz diffus à plusieurs millions de degrés Kelvin, émetteur de rayons X. Les observations en X révèlent une morphologie asymétrique et une température variable, corroborant l’hypothèse d’une dynamique active et de fusions en cours. 3. Population Galactique : L’amas abrite une population diverse de galaxies, allant des elliptiques géantes aux galaxies naines. La répartition des types morphologiques suit le gradient de densité observé dans d’autres amas (séquence de Hubble), avec les galaxies elliptiques dominantes au centre et les spirales plus nombreuses en périphérie. Voir aussi sur Wikipedia zoom Liste des galaxies présentes dans le champ. Lieu de prises de vues: La Rivière Saint-Louis (île de la Réunion) Bortle 4 Le 18 novembre 2018 99 poses de 60″ avec ASI533MC sur Samyang 135 à F:2 et filtre IrCut, gain:105, T°:-10°C. Monture EQM 35pro. Guidage: ASI224 sur TS50. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos Mac. Prétraitement, étirement, empilement sur Siril 1.4.0 rc1 avec scripts Py, finalisation sur Photoshop.
La comète C/2024 R2 SWAN
La comète a été repérée pour la première fois sur des images de l’instrument SWAN à bord du Solar and Heliospheric Observatory (SOHO) par l’astronome amateur Vladimir Bezugly le 9 septembre 2025. La présence de la comète a été confirmée par d’autres astronomes amateurs, avec une magnitude estimée à 7,4 et une queue d’environ 2 degrés de long. Entre août et septembre 2025, la comète s’est rapidement éclaircie, passant de la magnitude 11 à la magnitude 8. La comète a atteint une magnitude apparente de 6,2 le 16 septembre 2025. J’ai pu photographier cette comète le 18 novembre 2025 depuis la Réunion mais sa luminosité avait déjà fortement chutée en étant à la magnitude 9,8. Voir sur Wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/C/2025_R2_(SWAN) En savoir plus sur les comètes du moment: https://astro.vanbuitenen.nl/comets zoom Le 18 novembre 2025 57 poses de 60″ avec ASI533 MC + filtre IrCut sur Samyang 135 à F:2. Monture EQM 35 pro, guidage ASI224 sur TS 50mm. Prétraitement, empilement sur Siril 1.4.0 rc1, montage des couches et étalonnage sur Photoshop. Tutoriel: https://youtu.be/e6vniIQGazs
La comète C/2025 A6 Lemmon
Découverte et identification · Découvreur : Mount Lemmon Survey (observatoire astronomique situé dans les monts Santa Catalina, en Arizona, États-Unis) · Date de découverte : Janvier 2025 (comète découverte récemment) · Désignation : Le « C » indique qu’il s’agit d’une comète non périodique, « 2025 » l’année de découverte, « A6 » son ordre de découverte dans la première quinzaine de janvier Caractéristiques orbitales · Type : Comète à longue période (probablement originaire du nuage d’Oort) · La période orbitale de C/2025 A6 (Lemmon) est estimée à 1350 ans et son passage près du Soleil, à lieu le 8 novembre 2025, pourrait réduire cette durée à 1150 ans. Gardons à l’esprit que les trajectoires des comètes autour du Soleil sont très elliptiques. Observations et visibilité · Magnitude prévue : La comète Lemmon a atteint la magnitude 5 mi octobre 2025, elle pourrait même être plus brillante lors de son passage au périhélie, théoriquement visible à l’œil nu dans de très bonnes conditions (hors pollution lumineuse). Particularités · Couleur : Comme d’autres comètes « Lemmon » présente une teinte verdâtre caractéristique due aux émissions de carbone diatomique (C₂) · Composition : Glace, poussière et matériaux organiques qui se subliment en approchant du Soleil. Lieu de prise de vue: Grandfontaine 25320 En savoir plus sur les comètes du moment: https://astro.vanbuitenen.nl/comets Le 03 novembre 2025 95 poses de 15″ avec le Samyang 135 à F:2 et ASI 533MC + filtre IR cut. Monture Star Adventurer Mini. Prétraitement, alignement étoiles et comète, retrait de gradient sur Astro Pixel Processor, étirement sur Siril, montage des deux Stack et finalisation sur Photoshop. La comète étant très basse sur l’horizon et un lampadaire à proximité du champ ont provoqué un gradient énorme qu’il a été difficile de traiter sur Siril, du coup j’en suis venu à bout grâce à Astro Pixel Processor, l’algorithme de suppression de la pollution atmosphérique est très puissant. Astrométrie le 30 octobre 2025 Vidéo de Lemmon vue au travers des nuages, des passages d’avions et satellites!!! – 197 poses de 15″ avec Samyang 135 à F:2 et ASI 533MC + filtre IR cut. Monture Star Adventurer Mini. Etirement de l’histogramme et conversion des .fit sur Siril, quelques corrections sur Photoshop, création de la séquence sur QuickTime, finalisation et ajout de la bande son sur Final Cut Pro. https://www.sergio-astro.fr/wp-content/uploads/2025/10/Lemmon.m4v Empilement d’une sélection d’une quarantaine d’images brutes dans Siril et traitement dans photoshop pour enlever les nuages!!! Le 16 octobre 2025, comète Lemmon C/2025 A6, ici près de l’étoile Cor Caroli (a2 CVn) Camera ASI533 MC sur objectif Samyang135 à F:2, filtre Ir Cut. 300 poses de 15″ gain: 105 T°: -10°C. Monture: Star Adventurer Mini. Prétraitement et empilement sur Siri 1.4b3, montage des couches et étalonnage sur photoshop. Un traitement particulièrement laborieux dû à un reflet causé par un lampadaire à proximité du spot de prise de vue.
RCW 114 « le Cœur du Dragon »
RCW 114 : Le Cœur du Dragon, un rémanent de supernova énigmatique Classification : Rémanent de supernova (SNR) à l’état de « coquille ». Localisation : À cheval sur les constellations de l’Ara (l’Autel) et du Scorpion. Distance estimée : ~ 650 années-lumière (révision récente, en faisant l’un des SNR les plus proches de la Terre). Diamètre : Environ 100 années-lumière. Origine et Découverte RCW 114 est le vestige d’une explosion cataclysmique : une supernova. Cet événement stellaire a dû être observable depuis la Terre il y a plusieurs milliers d’années, bien qu’aucune trace historique n’ait été formellement identifiée. Il a été catalogué pour la première fois dans les années 1960 dans le cadre du *Rodgers, Campbell & Whiteoak survey* (d’où son préfixe RCW), qui cartographiait les régions Hα du ciel austral. Une Structure Complexe en Filaments Ce qui caractérise immédiatement RCW 114 sur les images astronomiques, comme celles du satellite *Galaxy Evolution Explorer* (GALEX), est sa morphologie. Il ne présente pas une coquille lisse et uniforme, mais une structure filamentaire complexe et étendue, semblable à un entrelacs de voiles célestes. Ces filaments sont le résultat de l’onde de choc de la supernova rencontrant le milieu interstellaire environnant. Le gaz, comprimé et chauffé à des millions de degrés, rayonne intensément, particulièrement dans le domaine des rayons X (observé par des instruments comme XMM-Newton). Le « Cœur du Dragon » et Son Pulsar La désignation poétique « Cœur du Dragon » provient de la forme que certains astronomes discernent dans la structure globale des filaments, évoquant un cœur de dragon mythique. Plus scientifiquement, en son centre se cache le reste de l’étoile qui a explosé : un pulsar, nommé PSR J1913-1011 ou B1727-47. Il s’agit d’une étoile à neutrons hyper-dense en rotation rapide (elle tourne sur elle-même environ 6 fois par seconde), émettant un faisceau de radiations qui balaie l’espace comme un phare cosmique. La découverte de ce pulsar a été cruciale pour confirmer la nature de RCW 114 en tant que rémanent de supernova issue de l’effondrement du cœur d’une étoile massive (Supernova de type II ou Ib/c). Une Proximité Surprenante! Des mesures récentes basées sur les données du satellite *Gaia* ont considérablement révisé la distance de RCW 114, la plaçant à seulement environ 650 années-lumière de notre système solaire. Cette proximité en fait l’un des rémanents de supernova les plus proches de nous, à une distance similaire à la célèbre nébuleuse de Vela. Cette revision a des implications majeures : 1. Taille réelle : Son diamètre apparent dans le ciel implique désormais une taille physique réelle immense, d’environ 100 années-lumière. 2. Impact local : Elle suggère que l’onde de choc de cette supernova a potentiellement influencé une grande bulle locale de gaz et de poussière dans notre voisinage galactique, contribuant peut-être même à la formation d’étoiles à proximité en comprimant des nuages moléculaires. En résumé, RCW 114 n’est pas seulement une relique spectaculaire d’une mort stellaire violente ; c’est un laboratoire proche pour étudier la physique des chocs, l’évolution des rémanents de supernova et leur impact sur le milieu interstellaire qui les entoure. Sa récente reclassification en tant que voisin cosmique proche en fait un objet d’étude privilégié pour comprendre le cycle de vie et de mort des étoiles dans notre Galaxie. zoom Août 2025 RCW 114 – Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Objectif Samyang 135 @ F:2 sur caméra ASI533MC. Refroidissement: -10°C, gain 105, offset: 30. 5 sessions: 31 x 360″ et 43 x 360″ avec filtre Antlia TriBand. 43 x 360″ et 42 x 360 + 23 x 600″ avec filtre Optolong L-eXtrem. 179 images retenues pour un total de 19h14 de pose. – Guidage: TS50 + ASI224MC – Monture: EQM35. Pointage, guidage et acquisition sur Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement avec DOF, séparation des couches, étirement + scripts Py (GraXpert, Continuum substraction, DBXtract) sur Siril 1.4 beta3, étalonnage sur Photoshop avec actions de Harry Collis.
La nébuleuse de la Chauve-souris: LDN 43
La nébuleuse de la Chauve-souris, désignée sous le catalogue LDN 43 pour Lynds Dark Nebula 43, est une nébuleuse obscure située dans la constellation d’Ophiuchus, à environ 1400 années-lumière de la Terre. Ce terme désigne des régions de poussière et de gaz dans l’espace qui bloquent la lumière des étoiles situées derrière elles. La nébuleuse de la Chauve-souris est particulièrement connue pour sa forme distinctive qui rappelle celle de ce mammifère ou du super héros Batman! Caractéristiques – Classification: Nébuleuse obscure – Coordonnées: RA 16h 34m 30.42s / Dec -15° 47’ 12.1” – Dimensions: Environ 50′ x 15′ minutes d’arc. – Magnitudes: Pas d’étoiles intrinsèquement brillantes; la nébuleuse est un bon exemple d’un nuage de poussière qui ne s’illumine pas par lui-même, sauf au centre où se trouve LBN 7 une nébuleuse par réflexion brillante. À l’intérieur de la zone de nébuleuse sombre se trouvent également deux nébuleuses cométaires GN 16.31.3 et GN 16.31.7). La nébuleuse de la Chauve-souris est appréciée des astronomes amateurs et professionnels pour son apparence esthétique, elle se révèle dans des images en poses longues montrant sa silhouette sur le fond d’étoiles et nébulosités plus brillantes. La structure de cette nébuleuse est composée de particules de poussière et de gaz qui forment des filaments sombres, créant une image étonnante qui ressemble à une chauve-souris en vol. LDN 43 fait partie d’un complexe de nébuleuses sombres plus large dans la région, souvent étudié pour comprendre les processus de formation stellaire. Les nébuleuses sombres comme LDN 43 jouent un rôle crucial dans le cycle de vie des étoiles, car elles sont des sites de formation potentielle pour de nouvelles étoiles. Elle représente un objet d’intérêt pour les astronomes et les astrophotographes, tandis que son étude continue d’éclairer notre compréhension des mécanismes de la formation stellaire et de l’évolution des nébuleuses dans l’univers. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom juin 2025 Voici un champ large montrant LDN 43 dans son environnement de nébuleuses par réflexion et sombres. ASI533 MC + filtre Antlia Tri-Band sur Samyang 135 à F:2. Monture: EQM35Pro. 39 poses de 300″ + DOF. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement sur Siril 1.2, Séparation des couches, starless, étirement… sur Siril 1.4b2. Etalonnage sur photoshop. Zoom Une autre version de LDN 43 avec un traitement différent de la couche Ha, avec soustraction du continuum (script py dans Siril 1.4b2) et mixée avec les couches RVB dans photoshop.
La galaxie naine du Fourneau PGC 10074
L’une des expériences d’observation les plus étranges est d’observer une poignée d’amas globulaires qui résident dans une galaxie située à environ 530 000 années-lumière… tandis que la galaxie elle-même reste résolument invisible. La galaxie naine du Fourneau couvre une zone du ciel de 17′ x 13′ et a une magnitude de 9,3, ce qui semble en faire une cible facile. Il est donc très étrange de regarder dans sa direction et de ne rien voir du tout. Pas le moindre indice de la galaxie n’est visible sur une image brute! L’amas globulaire le plus lumineux de la galaxie, NGC 1049, a été découvert en 1935 par John Herschel lorsqu’il se trouvait au Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud pour cataloguer les cieux australs. Sa galaxie mère a été découverte un siècle plus tard, en 1938, par Harlow Shapley. Il était également en Afrique du Sud, à l’Observatoire Boyden à Bloemfontein, et l’a découverte sur des plaques photographiques prises par le réfracteur Bruce de 24 pouces (61 cm) de l’observatoire. Le 4 janvier 2025 J’ai utilisé mon mon astrographe TS76EDPH pour observer cette faible galaxie et ses amas globulaires. Camera ASI 533MC + filtre Ir-Cut. Seulement une heure de poses unitaires de 5 minutes. Monture EQM 35 Pro, Guidage avec TS50 + ASI 224MC. Pointage, guidage et acquisition avec Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Prétraitement avec darks uniquement sur Siril 1.4 beta2, scripts Python, finalisation sur photoshop. Du temps de pose supplémentaire sera nécéssaire pour améliorer cette image! zoom Répertoire des galaxies dans le champ (créé avec le script Python: Galaxy_Annotation.py)
La galaxie NGC 3631 par le GTC
– NGC 3631, une galaxie spirale faiblement barrée découverte par John Herschel en 1830. Elle mesure environ 90 000 années-lumière de diamètre, située à 53 millions d’années-lumière de la Terre. Elle présente des zones de formation stellaire active dues aux interactions gravitationnelles avec ses voisines NGC 3627 et NGC 3628. NGC 3631 permet d’étudier la formation et l’évolution des galaxies. Ici il s’agit de fichiers publics en basse résolution du Gran Telescopios Canarias que j’ai traités sur Siril et photoshop.
β Circini et son environnement de nébuleuses.
La constellation du Compas (Circinus), bien que discrète dans le ciel austral, abrite une région fascinante autour de son étoile la plus brillante, Beta Circini. Cette zone, située à environ 100 années-lumière de la Terre, est un véritable laboratoire cosmique où se mêlent nuages moléculaires, nébuleuses et processus de formation stellaire. Beta Circini : Une Étoile au Cœur d’un Paysage Céleste Beta Circini (β Cir) est une étoile bleu-blanc de type spectral B3V, bien plus chaude et massive que notre Soleil. Sa lumière intense illumine les nuages de gaz et de poussière environnants, créant des nébuleuses par réflexion et émission. Les Nébuleuses Autour de Beta Circini 1. Nuages Moléculaires et Nébuleuses Sombres La région est riche en nuages moléculaires, réservoirs de matière où naissent de nouvelles étoiles. Certaines zones denses forment des nébuleuses sombres, comme celles observées près du plan galactique, où la poussière absorbe la lumière des étoiles d’arrière-plan. 2. Nébuleuses par Réflexion La lumière bleutée de Beta Circini se reflète sur les particules de poussière alentour, donnant naissance à des nébuleuses par réflexion. Ces structures, souvent de couleur bleue, révèlent la présence de matière interstellaire dispersée. 3. Régions HII et Nébuleuses par Émission À proximité, des étoiles jeunes et chaudes ionisent l’hydrogène environnant, produisant des nébuleuses par émission rougeâtres. Ces zones, appelées régions HII, sont des berceaux stellaires actifs où se forment des étoiles massives. Un Environnement Dynamique La région de Beta Circini se trouve près du bras spiral de la Galaxie, où les interactions gravitationnelles et les vents stellaires sculptent en permanence les nébuleuses. Les astronomes y étudient : – La formation des étoiles dans des conditions variées. – L’impact des rayons ultraviolets des étoiles massives sur le gaz interstellaire. – La chimie complexe des nuages moléculaires, riches en molécules organiques. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Zoom Mai 2025 Ce grand champ centré sur β Circini montre plusieurs nébuleuses répertoriées dans les catalogues RCW et van den Bergh ainsi que des nébuleuse obscures et des rémanents de supernovae. Camera ASI 533 MC sur Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 108 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. Prétraitement avec DOF sur Siril 1.4 B2. Séparation des couches, scripts python (Continuum substraction, GraXpert, Cosmic clarity, Statistical stretch). étalonnage sur photoshop. Version HaRVB. Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2.
Nébuleuses IC 1805 (Cœur) et IC 1848 (Âme)
IC 1805 (Cœur) , et IC 1848 (Âme) deux joyaux cosmiques interconnectés dans Cassiopée : IC 1805 – Nébuleuse du Cœur (Heart Nebula) – Morphologie : – Structure en forme de cœur, sculptée par le rayonnement intense des étoiles massives de l’amas Melotte 15 (au centre). – Contient des « piliers de création » similaires à ceux de la nébuleuse de l’Aigle, où naissent de nouvelles étoiles. – Région HII (hydrogène ionisé) étendue (~200 années-lumière de diamètre). – Étoiles clés : – Melotte 15 : Amas ouvert de jeunes étoiles de type O et B, âgées de seulement 1,5 million d’années. Certaines étoiles sont 50 fois plus massives que le Soleil. – Leur vent stellaire et leur rayonnement UV ionisent le gaz, créant la lueur rouge caractéristique (émission H-alpha). – Détails cachés : – Nuages sombres de poussière (globules de Bok) en silhouette devant le gaz lumineux. – Structures filamentaires révélées en infrarouge (observables avec des télescopes comme Spitzer ou JWST). IC 1848 – Nébuleuse de l’Âme (Soul Nebula) – Morphologie : – Plus diffuse qu’IC 1805. – Contient plusieurs sous-régions HII et des globules cométaires (petits nuages où se forment des étoiles). – Associée à l’amas ouvert CR 34 et à des étoiles chaudes ionisant le gaz. – Étoiles et phénomènes : – W5, une vaste région de formation stellaire hiérarchique : les étoiles les plus vieilles sont au centre, tandis que les plus jeunes se forment en périphérie (propagation par « triggered star formation »). – Présence de masers (émission moléculaire intense) traçant des zones de chocs stellaires. – Interaction avec IC 1805 : – Les deux nébuleuses font partie du même complexe géant de Cassiopée (Cas OB6), un vestige de supernova ou un ancien nuage moléculaire fragmenté. – Séparées par ~300 années-lumière dans l’espace, mais liées par des filaments de gaz et de poussière. Données techniques communes – Distance : ~7 500 années-lumière (bras de Persée de la Voie lactée). – Constellation : Cassiopée (repérable près de l’étoile ε Cassiopeiae). – Observation : – Visibles en astrophotographie de préférence avec des filtres H-alpha et OIII. – Magnitude intégrée faible : invisibles à l’œil nu, mais détectables avec des jumelles sous un ciel très noir. – Contexte galactique : Ces nébuleuses témoignent de l’évolution des étoiles massives et de leur impact sur le milieu interstellaire (ionisation, vents stellaires, futures supernovae). zoom Lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) – Bortle 5 Les 15 novembre 2020 et 19 avril 2025 IC 1805 et IC 1848 65 poses de 2min avec Samyang 135 à F:2 sur Sony A7s à 3200 Iso plus 26 poses de 2min avec ASI533MC + filtre IrCut. Monture Star Adventurer Mini sans auto guidage. Prétraitement, séparation des couches et starless sur Siril, retrait de gradient et denoise sur GraXpert. Montage des couches et assemblage des sessions sur Photoshop.
la galaxie M 81 dans son environnement
La galaxie Messier 81, située à environ 12 millions d’années-lumière dans la constellation de la Grande Ourse, est une magnifique spirale de type Sb. D’un diamètre de 90 000 années-lumière, elle forme avec ses voisines M 82 et NGC 3077 un groupe galactique lié gravitationnellement, appelé groupe de M 81. Caractéristiques notables : – Structure : M 81 présente des bras spiraux bien définis et un noyau actif abritant un trou noir supermassif. – Interaction galactique : Des marées gravitationnelles avec M 82 et NGC 3077 ont perturbé leur morphologie et déclenché des sursauts de formation d’étoiles, notamment dans M 82, dite la galaxie du Cigare. – Environnement : Le groupe de M 81 fait partie du superamas de la Vierge, et son étude aide à comprendre l’évolution des galaxies en interaction. M 81 est visible avec des jumelles sous un ciel sombre, offrant un exemple fascinant de dynamique galactique. Le grand champ présenté ici permet de visualiser les IFN qui sont de vastes structures de gaz et de poussières extrêmement ténues, situées bien au-dessus du plan galactique de la Voie lactée. Contrairement aux nébuleuses classiques (comme Orion ou la Lagune), elles ne sont pas associées à des régions de formation d’étoiles, mais plutôt illuminées par la lumière de toutes les étoiles de la Galaxie. Lieu de prise de vue: Grandfontaine (25) – Bortle 5 zoom 03/03/26 – Retraitement avec les scripts Python de Siril 1.4.2 – Veralux, SiQon Prism, Starless, et Photoshop avec plugin LumaRange Pro. Le 29 avril 2025 Ajout de 121 poses de 120″ (pour un total de 6h40′) à la session précédente. Prétraitement: Siril 1.4 beta (nouvelles fonctionalités), Cosmic Clarity Denoise, GraXpert,. Etalonnage sur Photoshop, HC actions, Topaz DenoiseAI. Version HO(luminance)-RVB. Palette pseudo Foraax Le 19 avril 2025 M 81 et ses compagnes dans les nuages d’IFN (Integrated Flux Nebula). 51 poses de 2min. Samyang 135 et ASI533MC pro avec filtre ZWO IRcut, gain: 105, Temp: -10°c. Monture Star aventure mini, sans auto guidage, pré-traitement avec darks uniquement. Traitement: Siril, GraXpert et Photoshop. Version RVB. Traitement avec séparation des couches Ha et OIII dans Siril, assemblage avec la version RVB dans photoshop. Les objets présents dans le champ
Diprotodon-SNR G278.94+1.35 et Phi Velorum
Diprotodon-G278.94+1.35-SNR et Phi Velorum : Deux rémanents, deux histoires stellaires Dans les vastes étendues du bras galactique de Persée, à plus de 15 000 années-lumière de la Terre, se cache un vestige stellaire aussi intrigant que méconnu : Diprotodon-G278.94+1.35-SNR. Ce rémanent de supernova, récemment identifié grâce aux observations radio et X, offre une fenêtre rare sur les explosions stellaires dans des régions peu explorées de notre galaxie. Une découverte récente, une histoire ancienne Détecté pour la première fois dans les données du radiotélescope ASKAP (Australie) et confirmé par les observations en rayons X du satellite Chandra, Diprotodon-G278.94+1.35-SNR est un rémanent de supernova de type « coquille », typique des explosions d’étoiles massives. Son nom, inspiré du Diprotodon (un marsupial géant préhistorique), évoque à la fois son caractère fossile et son immense structure gazeuse, s’étendant sur près de 80 années-lumière. « Ce rémanent est particulièrement intéressant car il se situe dans une région peu dense de la Voie lactée, loin des zones de formation stellaire intense », explique le Dr. Sophie Laurent, astrophysicienne au CNRS. Cette nébuleuse, éclairée par la jeune étoile Herbig Ae/Be IRAS 10082-5647, se trouve à environ 7 844 années-lumière dans la constellation de Vela. Une structure complexe et des énigmes persistantes Les images radio révèlent une morphologie asymétrique, avec des filaments brillants et des zones de turbulence, signes d’une explosion non uniforme. Les données en rayons X indiquent la présence de gaz chauffé à des millions de degrés, enrichi en éléments lourds comme le fer et le silicium, typiques des supernovae de type II (effondrement d’une étoile massive). Cependant, les astronomes n’ont pas encore détecté d’étoile à neutrons ou de trou noir résiduel, ce qui soulève des questions : – L’étoile progénitrice a-t-elle complètement été dispersée ? – Ou bien le résidu compact est-il trop faible pour être observé ? « Il est possible que le cœur de l’étoile se soit effondré en un objet sombre, difficile à repérer dans cette région peu étudiée », avance le Pr. Marco Bianchi, spécialiste des rémanents à l’Université de Bologne. Un laboratoire pour étudier les milieux interstellaires extrêmes Contrairement aux rémanents célèbres comme Cassiopeia A ou la Nébuleuse du Crabe, Diprotodon-G278.94+1.35-SNR évolue dans un environnement galactique peu dense, ce qui en fait un cas d’étude précieux pour comprendre : – Comment les ondes de choc des supernovae interagissent avec des milieux diffus – Comment les éléments lourds se dispersent dans des régions éloignées Les futures observations avec le Square Kilometre Array (SKA) et le télescope spatial James Webb pourraient lever le voile sur ses mystères. « Chaque rémanent de supernova est unique. Celui-ci nous rappelle que même dans les coins les plus calmes de la galaxie, des cataclysmes cosmiques ont façonné l’Univers. » — Dr. Sophie Laurent Alors que Diprotodon-G278.94+1.35-SNR intrigue par son isolement dans les confins galactiques, un autre rémanent, bien plus proche et plus brillant, fascine les astronomes : celui associé à l’étoile Phi Velorum, dans la constellation des Voiles. Ces deux vestiges de supernovae offrent des perspectives contrastées sur la mort des étoiles massives. Phi Velorum : Une supergéante et son héritage explosif À seulement 1 600 années-lumière de la Terre, Phi Velorum est une étoile supergéante bleue de type B, dont la luminosité dépasse celle du Soleil d’un facteur 10 000. Mais ce qui la rend exceptionnelle, ce sont les structures filamentaires et les nuages de gaz ionisé qui l’entourent – des vestiges d’une explosion en supernova survenue il y a plusieurs millénaires. Contrairement à Diprotodon, situé dans une région galactique peu dense, Phi Velorum baigne dans un environnement riche en matière interstellaire. Les observations en rayons X (Chandra) et radio (VLA) révèlent une onde de choc encore active, interagissant violemment avec le gaz environnant. « Ces rémanents sont beaucoup plus jeunes et dynamiques que ceux de Diprotodon », explique le Dr. Elena Martinez (ESO). « On y trouve des éléments comme le fer et l’oxygène, dispersés à des vitesses supersoniques. » Le mystère du résidu manquant Comme pour Diprotodon, aucun pulsar ou trou noir n’a été clairement identifié autour de Phi Velorum. Deux hypothèses sont avancées : 1. L’étoile progénitrice a été complètement disloquée lors d’une explosion asymétrique. 2. Le résidu compact est trop faible pour être détecté, peut-être un magnétar caché dans les débris. Diprotodon vs. Phi Velorum : Deux destins stellaires le 22 mai 2025 Grand champ sur la région de Phi Velorum Camera ASI 533 MC sur Samyang 135 à F:2 + filtre Antlia TriBand. 104 poses de 300″. gain: 105, Temp.: -10°C. Prétraitement avec DOF sur Siril 1.4 B2. Séparation des couches, scripts python (Continuum substraction, GraXpert, Cosmic clarity, Statistical stretch). étalonnage sur photoshop. Version HaRVB Monture SW-EQM35 GoTo, Guide: lunette TS50 + ASI224MC. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos sur MacBook Pro M2. Caractéristiques Distance Type de supernova Morphologie Environnement Âge estimé Éléments détectés Diprotodon-G278.94+1.35-SNR ~15 000 années-lumière Probablement Type II Coquille étendue, asymétrique Zone galactique peu dense Plusieurs dizaines de milliers d’années Fer, silicium Phi Velorum SNR ~1 600 années-lumière Type II (asymétrique ?) Filaments denses, onde de choc active Région riche en gaz et poussières Quelques milliers d’années Fer, oxygène, néon Pourquoi ces deux rémanents sont-ils importants ? – Diprotodon montre comment les supernovae façonnent des régions isolées de la galaxie, enrichissant des zones autrement pauvres en éléments lourds. – Phi Velorum, en revanche, illustre l’impact des explosions stellaires dans des environnements denses, où les ondes de choc peuvent déclencher la formation de nouvelles étoiles. « Ces deux objets nous rappellent que les supernovae ne sont pas des événements standard », souligne le Pr. Antoine Lefèvre (Paris-Saclay). « Leur diversité dépend de la masse de l’étoile, de son environnement, et même de sa rotation avant l’explosion. » Prochaines étapes : Des télescopes plus puissants pour percer les mystères Les futures observations avec : – Le Square Kilometre Array (SKA) pour
Galaxie du Sombrero (M 104)
M104 (NGC 4594) est l’une des plus célèbres galaxies de la voûte céleste. C’est l’une des principales vedettes du ciel de printemps en France (à la Réunion, elle passe au zénith).Elle est située dans la constellation de la Vierge à une distance de 28 millions d’années lumière de la Terre. Son diamètre réel est d’environ 50 000 années-lumière, soit environ la moitié de celui de notre Voie Lactée. Elle est presque vue de profil et possède une large bande de poussière visible dans son plan. Sa forme rappelle celle d’un chapeau mexicain d’où son nom de « Sombrero ». C’est une galaxie spirale (type Sa ou Sb) avec un bulbe central très prononcé. Sa masse est estimée à 800 milliard de masses solaires. Structure et composition : – Bulbe galactique : Dominé par des étoiles vieilles et peuplé d’un grand nombre d’amas globulaires (estimés à près de 2 000). – Disque de poussière : Très dense et sombre, vu presque par la tranche depuis la Terre. – Noyau actif : Abrite un trou noir supermassif d’environ 1 milliard de masses solaires. Curiosités : – La galaxie du Sombrero est souvent considérée comme un mélange entre une galaxie spirale et une galaxie elliptique en raison de son bulbe massif. – Elle a été photographiée par le télescope spatial Hubble, révélant des détails spectaculaires de sa structure. Zoom Le 15 mai 2026 M 104: ASI533 MC avec filtre Ir Cut sur objectif Canon 100-400 @ 400mm. 57 poses de 300″, gain 105 à moins 10 degrés C. Monture EQM35Pro. Pointage, guidage, acquisition: Kstars/Ekos. Pré-traitement avec DOF, sur Siril, filtres GraXpert. Etalonnage sur Photoshop, StarXterminator. Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) Le 27 mars 2025 Lieu de prise de vue: La Rivière St Louis – La Réunion (Bortle 4) M 104: ASI 533 MC avec filtre Antlia TriBand sur TS76 EDPH à F/D 4.5. Monture EQM 35 GoTo. Focuser ASI. Guidage TS 50 + ASI 224MC. 12 poses de 300″, gain 105, T°:-10°c. Pointage, guidage, focus, acquisition sur Kstars/Ekos. Traitement sur Siril avec darks uniquement, GraXpert. Etalonnage sur Photoshop. Traitement de fichiers fits provenant du Gran Telescopio Canarias. Il s’agit de fichiers publics, gratuits en basse résolution et déjà pré-traitées comprenant les couches: G= bleu, R= vert et I=rouge. Il reste à étirer l’histogramme et combiner les couches. J’ai fait l’étirement et la combinaison des couches dans Siril et la finalisation des couleurs du contraste et le retrait des défauts dans photoshop.
Comète C/2024 G3 ATLAS
Le 13 janvier 2025, la comète C/2024 G3 (Atlas) a atteint son périhélie avant de repartir vers l’espace. C/2024 G3 (Atlas) est une comète à très longue période, estimée à 160 000 ans. Elle devient visible à l’œil nu après son passage au périhélie dans l’hémisphère sud. Voir aussi l’article sur Ciel & espace En savoir plus sur les comètes du moment: https://astro.vanbuitenen.nl/comets Le 18 janvier 2024, C/2024 G3 ATLAS, depuis la route du volcan à 2000m d’altitude. Samyang 135 à F:2 + caméra ASI 533MC, Gain: 105, Temp: 7°C. 120 poses de 0,5″. sur trépied photo. Empilement sur Siril, post traitement sur Photoshop. Time-laps des 120 photos.